Acte X1Sur ce qui s'apparentait être son lit de mort, le vieil homme scruta d'un oeil se voulant impassible l'immense fenêtre de sa maison, donnant sur un ciel azuré sans l'ombre d'un nuage. Le soleil, proche du zénith, voyait ses rayons réfléchis par un fin voile délimitant l'horizon de l'espace. Un jeune garçon, proche de l'adolescence, observait lourdement son aïeul s'éteindre à petit feu, mais le faible sourire de l'homme l'encouragea à patienter calmement. L'enfant baissa les yeux quelques instants puis, d'une voix claire et se voulant la plus distincte possible, il demanda à son grand-père une question qui lui trottait dans la tête depuis de nombreux mois maintenant, mais qu'il n'avait jamais eu le courage de poser jusqu'à présent :

– Comment était-ce, lorsque tu avais mon âge ?

Le vieil homme sourit et, après une grande inspiration, murmura :

– Tu veux dire, en mon temps ? Eh bien ... c'était la fin des Temps.

Il ne put s'empêcher d'émettre un petit rire, obstrué par ses poumons froissés. L'enfant ne comprit pas. Le vieil homme ferma les yeux quelques secondes et reprit d'une voix se voulant plus audible :

– Lorsque j'avais ton âge, cette planète n'était pas celle que tu connaissais. Lorsque j'étais jeune, le monde était ... une sphère; une immense sphère que l'on pouvait parcourir d'un bout à l'autre sans s'arrêter. Cette forme si particulière, si parfaite, permettait de rattacher des ensembles terrestres les uns aux autres par le biais d'immenses étendues d'eau que l'on nommait "Océans".

Il leva fébrilement son bras en directiond du plafond et il serra le poing, son sourire s'élargissant.

– A cette époque, il était possible d'aller si haut dans le ciel que l'on pouvait rejoindre les étoiles. En mon temps, les êtres humains luttaient contre de grandes menaces. Des entités ou des monstres si grands, et si puissants, que nous étions tous impuissants. Sur cette sphère d'apparence parfaite ... un mal qui nous rongeait tous gangrénait petit à petit. Il avait la capacité de prendre n'importe quelle forme ... celle d'une divinité vengeresse, d'un marionettiste banni, d'un effroyable chevalier ... tous avaient un point en commun; Le chaos.

Le vieil homme marqua un temps de silence.

– Sais-tu comment nous avons réussi à survivre aux cataclysmes du passé ? Il y avait parmi nous ... des êtres supérieurs. Des Héros, natifs de notre sphère, ou provenant de réalités que tu ne peux soupçonner. Tous ne luttaient pas pour le bien du peuple ... chaqu'un de ces modèles avaient leurs propres raisons de défaire le chaos ... vengeance, plaisir, ou encore justice ... il ne s'agit désormais que de légendes oubliées et oubliables. Je vois dans ton regard que tu es sceptique. C'est tout à fait normal ... tu te demandes, je suppose ... pourquoi ton monde n'est plus une sphère ?

Le garçon acquiesca. Il se leva et jeta un coup d'oeil curieux à travers la fenêtre de la maison. Son monde n'avait pas changé ... un gargantuesque ensemble d'îles, reliées non pas par des "Océans" mais par des si épais nuages qu'il semblait impossible de les traverser, où vivaient une infinité de petits garçons comme lui, à travers les grandes maisons empilées du royaume d'Horuna, l'île centrale d'un si vaste archipel qu'il semblait transcender l'horizon.

– Je sais que c'est dur à imaginer, murmura son aïeul, je sais que tu ne me crois pas. Mais ne t'es-tu jamais demandé pourquoi l'île la plus au nord de l'archipel est interdit d'accès ? Ne t'es-tu jamais demandé quel secret pouvait-elle bien renfermer ?

L'enfant se retourna vivement, plongeant son regard dans celui du vieillard.

– C'est parce que ... nous, qui avons connu cette sphère de chaos et de légende, venons de là-bas. Sur cette île se trouve une boîte, mon fils ... une boîte si grande qu'elle put contenir l'Humanité entière après l'explosion de la planète. Il s'agit d'un vaisseau qui nous a permis de survivre, de nous reformer, et qui nous a donné une seconde chance. Les îles que tu arpentes tous les jours sont le vestige d'un passé ... mon héritage, et celui de toute ma génération. Oui ... cette sphère instable s'est détruite d'elle-même, meurtrie par tous les maux qu'elle avait engendrée, et peut-être sommes-nous les premiers coupables de sa disparition ...

– Et ... les héros ? Qu'ont-ils faits ? Pourquoi n'ont-ils pas à nouveau protégé cette planète ?

– Ils en furent incapables. Personne n'avait ce pouvoir; celui d'implorer son pardon au monde qui nous a porté. Comme nous tous, ces êtres supérieurs se sont réfugiés dans la boîte ... qu'ils ont nommé "Pandorica", car elle contenait à la manière d'une prison, mais aussi d'un abri, tous les maux de Nintendo World. Lorsque celle-ci s'est ouverte, l'Humanité s'est déployée sur cet archipel. Nous savions tous qu'il s'agissait de notre sphère, mais celle-ci avait pris une forme différente, flottant entre l'espace et la stratosphère, confinée dans une bulle d'oxygène qui permit à la vie de s'animer sans notre présence, et ... lorsque nous avons foulé pour la première fois les conséquences de nos actes, nous avons compris que nous n'aurions plus jamais de seconde chance. Alors, guidés par notre souveraine, Astrid, notre grande reine, qui règne sans partage sur l'archipel, nous avons bâtis un monde idéal pour que notre futur ... votre présent ... ne connaisse jamais les troubles engendrés par le Chaos ainsi que les Héros.

– Un monde de paix ? Demanda l'enfant en serrant son poing contre la couverture de son grand-père. Le vieil homme émit un petit rire.

– La paix induit la guerre. Ce monde ne peut plus connaître la guerre ...

– Et les Héros ? Pourquoi ne sont-ils pas sortis ?

– C'est un mystère auquel personne ne peut répondre. Tout ce que je sais est que notre reine Astrid attend leur retour patiemment. Ils reviendront, c'est certain ... mais je ne serai plus là pour en témoigner. La Pandorica n'a pas fini de nous révéler ses secrets, et il est possible qu'un jour le Chaos soit libéré en même temps ... mais notre société est idéale, nous avons bâti, à l'abri du bien et du mal, non pas une sphère, mais une fresque que peint Astrid et son peuple, vous, en adéquation avec l'Espace et le Temps, la Vie et la Mort, la Nuit et le Jour. Les Héros ... peut-être apparaîtront-ils lorsqu'il faudra protéger cette nature d'une nouvelle gangrène insoupçonnable. Peut-être ne seront-ils plus de simples légendes à vos yeux. Peut-être ...

La voix du vieil homme se fit plus faible, presque inaudible. L'enfant, paniqué, prit sa main et la serra avec force, criant, l'implorant de finir son histoire, mais, alors que la respiration de son aïeul s'interrompit pour toujours, le garçon se résigna. Il savait que cette histoire n'avait pas de fin.

Il savait que cette histoire n'était que l'introduction d'un futur mythe.

Le flux d'une nouvelle vague.
C'est quoi NW ?Depuis 2007, NW est un forum de jeu de rôle dans lequel vous incarnez le personnage de votre choix ou de votre création.

Faîtes lui vivre une aventure inoubliable à travers de nombreux mondes, en participant aux quêtes crées par les membres ou aux divers events !
Une partie hors RP vous permettra de vous mêler à la communauté et de commencer en douceur.

La version XI vous propose un nouvel acte, un nouveau système de Boutiques, la Forge, le Parrainage et bien d'autres nouveautés !

Venez vous amusez !
Bienvenue

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Les chroniques de l'A.R.K tome deux - La tour Sassafra
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Jeu 2 Fév 2012 - 8:51
Rappel du premier message :

Et oui, j'ai craqué \o/ ... !


L'écriture du tome deux me prends naturellement beaucoup de temps, bien que je fasse ça avec un très grand plaisir ... Mais je me disais qu'à la manière d'Ashura j'irais plus vite et je serais plus efficace en m'imposant un rendement via la bibliothèque à fics de Nintendo World ^w^


Eh bien ... Ce que je vais vous présenter là n'est que le premier jet, qu'on se le dise. Fautes d'orthographes, de syntaxes, remaniement des chapitres seront présents et a prévoir ... J'espère seulement que cela n'affectera pas votre lecture, j'essaie de faire au mieux ! Sur ce ... Laissez vous enivrer par la mystérieuse tour Sassafra ~









CHAPITRE ANNEXE


Harano Staÿlis contemplait Bazzer, appuyé contre l’immense fenêtre de son bureau qui faisait office de façade. Le soleil se couchait lentement sur la cité, et le ciel orange et pourpre se mariait avec les immeubles et maisons blanches ou grises de la cité. Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre d’une ville en expansion comme celle-ci … Remplie d’usines et de bâtiments en construction … Bazzer était totalement calme ce soir là … Comme si la ville entière s’était endormie. Harano a lentement détourné son regard de la fenêtre et s’est rassis sur son bureau. Le jeune homme, au lieu de remplir ses fiches de demande en tout genre pour la commercialisation de tel ou tel produit, gribouillait nonchalamment sur un morceau de feuille blanche. Il la redessinait … La clé du temps … Artefact quantique, cadeau du dieu Orion aux humains, des milliers d’années avant la folie des machines Bazzerienne. Le jeune ambassadeur désirait plus que tout l’acquérir … Pour des raisons qu’un nombre infini de personnes jugeraient obscures mais qui, pour le jeune homme, paraissaient claires.

Sur le mur à sa droite se trouvait une clé sombre. La pierre violette, au milieu, semblait croître en puissance … Gagner en énergie. Sûrement grâce aux nombreux tuyaux qui rejoignaient la clé, et dont le liquide orange alimentait la relique. Harano sourit à cette idée.
La porte de la salle du directeur s’est brutalement ouverte, ramenant le patron à la réalité. Un homme blond, vêtu d’un long manteau vert kaki, qui dissimulait une partie de son visage, avança vers le bureau de Harano et se mit en posture militaire. Bien qu’il ne cherchait, de base, qu’a présenter un simple rapport : L’homme blond, dont les cheveux étaient plaqués en arrière, avait pris le soin d’imprégner dans sa position le respect qu’il avait, et qu’il devait, envers son boss. Le patron, dont les cheveux noirs étaient totalement en bataille, a rajusté ses lunettes et s’est levé pour marcher dans l’immense salle. Tout en observant ce lieu qu’il avait vu des milliers de fois déjà, il posa cette simple question au militaire.

- Tu as échoué ?
- Ksh ksh ... Oui, monsieur Staÿlis. Le passé m’a réservé une surprise … De taille.
- Quelle surprise ?
- Jonathan Gozen et ses deux acolytes … Ils étaient là.
- Comment ? Tu veux dire que Jonathan prend déjà conscience de ses pouvoirs liés à la maitrise du temps !? – Le patron frappa le sol du pied une fois. Le sol en question, d’apparence solide, se courba légèrement. –
- Eh bien … patron … Je ne pense pas que votre jeune frère soit en mesure de voyager librement dans le temps. Il ne connaissait même pas l’énergie Adrôme …
- Dans ce cas comment a-t-il pu te battre ?
- Ce n’est pas vraiment lui. Nous avons été … interceptés.
- Inter … Qui donc !?
- Une statue en forme de chat s’est mise au travers de notre chemin et m’a renvoyé dans le présent … Je ne sais pas ce qui est advenu de votre frère, cependant …
- Il est ici, lui aussi. Je le sens. Marvick ! Apporte-moi la mappemonde !

Le militaire a lourdement bougé la tête et s’est exécuté. Fouillant dans un meuble, l’homme sortit une petite machine ressemblant au détecteur d’ondes krystoïdales et la déposa sur le bureau de Harano. Ce dernier rajusta ses lunettes, qui firent un petit "Bip !". Une mappemonde holographique est sortie de cette dernière, montrant un petit point vert, qui se déplaçait très lentement, au nord des montagnes d’Askaär.

- Serait-ce … ?
- La position de Jonathan, oui. Expliqua le patron, avec un rictus mauvais.
- Mais quand … ?
- Lors de notre combat. J’ai placé une puce réfléchissante sur sa nuque. Invisible aux premiers abords, elle va lentement transpercer la peau de mon frère et se greffer sur son cervelet … Ainsi nous connaîtrons toujours sa position.
- Vous êtes génial, patron. Digne de l'enseignement qui vous a été prodigué au continent de fer … Nous en reconnaîtrions presque la patte de …
- Tais toi. Ne prononce pas ce nom.
- Mais ...
- Marvick : Je veux que tu ailles … Ici. C’est à cet endroit que tu attendras mon frère, et que tu lui prendras sa clé. Libre à toi d'emporter mon Camp-Cube personnel ... Tu y trouveras à l'intérieur tout l'arsenal nécessaire pour voler l'artefact.
- Et pour la clé du destin ? Vous savez comme moi qu'elle se trouve quelque part dans le royaume Elegant. Je pourrais la chercher en même temps, si vous le voulez.
- La clé du destin ne m'est d'aucune utilité. Pas même pour tracer la clé du temps. Par ailleurs ... De toi à moi ... Je sais qui l'a ... Et je sais qu'il s'en servira à notre compte, dès qu'il sera parmi nous.
- Attendez ... Si je compte bien ... Votre frère a la clé du temps. La clé dimensionelle est en notre possession mais nous ne savons pas encore qui est son porteur ... La clé du destin se trouve quelque part en Elegant ... Quant à la clé de la nature ...
- J'ai une hypothèse pour la clé de la nature ... Mais lorsque notre chantier sur l'archipel Forma sera terminé, nous aurons tous les détails nécessaires.
- Bien, patron … Je me retire, dans ce cas.
- Fais donc, fais donc.


Le militaire a entamé la marche pour partir, quand son regard s’est posé sur la clé qui se trouvait accrochée au mur. L’homme l’observa quelques secondes, et se retourna vers son patron :

- Patron ...
- Marvick … La clé d’inversion est chargée a trente pour cent. Le désespoir des habitants de Bazzer continue de croître, et la clé ne s’en porte que mieux.
- Je vois. Et pour cette jeune fille ? Prévoyez vous réellement de la tuer ? Je veux dire ... Jonathan je peux comprendre ... Mais elle ...
- Tomoe … Je n'en sais rien. Ce qu'elle m'a dit la dernière fois … "Le monde n'est pas aussi cruel que tu le penses !" … m'ont donné matière à réfléchir. Peut-être la laisserai-je en vie simplement pour la désillusionner … Héhé. Et puis … Tu ne veux pas qu'elle meure.
- Que …
- Ne mens pas. Ce n'est pas parce que je suis aveugle que je ne peux pas voir ton trouble. Que se passe t-il ?
- R-rien … Je pense simplement … Harano … Que tu …
- Ne me tutoie pas !! Nous ne sommes plus des enfants de la rue, toi et moi. Dans ce bureau je suis ton supérieur hiérarchique, prends en bien conscience !
- Oui … Au temps pour moi … Patron.

L’homme partit sur ces mots.

Harano se releva et revint se mettre au niveau de la fenêtre. Un vol d’oiseaux, au loin, tachetait de noir et de blanc le magnifique coucher de soleil. Personne, ni même Harano, n’était en mesure de prévoir si Bazzer allait s’endormir paisiblement ou non … Le jeune entrepreneur savait seulement que cette paix serait bientôt troublée par des évènements importants … Car son demi frère progressait de jour en jour.

Sur le bureau sombre de Harano se trouvait, ouvert, un livre connu.

L’AlmanaK.

Ouvert … vers la moitié, le livre semblait bien plus ancien que celui présent dans la bibliothèque de Pumpkin Hill. Les pages et la reliure étaient en mauvais état, mais cela était encore lisible, dans la généralité. Sur une des pages était soulignée, au feutre orange, la phrase :


« Ce ne fut que bien plus tard que les hommes s’aperçurent de l’ampleur de l’équilibre Karmique, quant un cinquième et ultime Dieu vint se greffer dans ledit équilibre, contrebalançant toutes les lois naturelles connues de l'époque. Il ne fallut que peu de temps aux hommes pour absorber l'énergie noire qui, grandement, s'accumula en Aether, pour enfin révéler leur vraie nature […] »

Harano en était persuadé … Cette phrase relevait d'une importance capitale. Ce dieu l’intéressait.

Observant une dernière fois le crépuscule, le jeune homme murmura, faiblement, en faisant glisser sa main sur sa vitre :

- A.R.K est une des plus grandes multinationales au monde. Son expansion dans le continent Elegant et dans l'archipel Forma n'est plus qu'une question de temps, sans même parler de la branche Sud d'Innocent. Son pouvoir, grand pour l’instant, dépassera bientôt l’entendement humain … L’entendement divin. Et malgré cela … Pourquoi … ai-je l’impression d’être aussi faible ?
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
Quatuor Universel
Mar 9 Oct 2012 - 20:45
damn it je devais penser a sumaru. D'ou le flan :rire:



Je suis tres content alors !
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Jeu 11 Oct 2012 - 20:41
AH MDR remarque tu as raison, ça s'écrit avec un c, sinon c'est autre chose :p .
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Invité a écrit :
Lun 22 Oct 2012 - 14:45
Voilà ! :hap:


CHAPITRE 13 : J’ai un rival.



– Eh, ça vous branche un détour par Art City ? Ai-je demandé.

– J’ai l’impression que l’on s’éloigne de plus en plus de notre quête principale, a murmuré Lucio.

– Bah ! On est jeunes, laisse nous nous amuser ! a crié Vlad, en prenant les billets en or.


Sakuro avait été le seul ayant la présence d’esprit de me demander d’où sortaient les billets. Et évidemment j’ai tenté de leur expliquer la modification du passé … Mais ils ne l’avaient pas vécu, ce qui rendait la tâche bien plus ardue. Les billets tendus vers eux, avant que Vlad ne me les prenne, j’expliquais à mes compagnons le combat contre le Faucilleur, la brève apparition du D.Nosfrat du passé … Et bien entendu les billets offerts au gérant du musée par Miliana d’il y a dix ans, dont j’avais clairement lu qu’elle travaillait bien pour A.R.K.


- Bon mais … Il n y a que trois tickets, a murmuré Vlad, que fait-on ?

– Rien de plus simple, ai-je déclaré : Les tickets seront pour toi, Hamed et moi … Shin et Lucio se rendront invisibles, et Sakuro se transformera en grille-pain.

– Je ne peux pas me transformer en grille-pain, a rétorqué l’androïde

– … Ah.

– Par contre je peux me transformer en agrafeuse.

– Ah ! Ai-je dit, avant de me questionner : « Mais … Ça sert à quoi ? »

– A agrafer diverses feuilles et documents, a répondu Sakuro, en tapant sur son moniteur.

– … Discussion terminée. Allons-y ! J’espère que les billets sont toujours valables, ai-je répondu.


Marchant deux bonnes heures en direction de la lisière Est, je voyais cette dernière totalement revigorée, ou plutôt jamais ravagée par D.Nosfrat. Le nombre d’animaux était impressionnant, et la quiétude était telle que la sensation des herbes épineuses écorchant mes jambes à travers mon pantalon ne me dérangeais qu’à demi. Sakuro, réacteurs talons activés, voletait à proximité, tentant quelque chose. Lucio, lui demandant ce qu’il faisait, regardait au-dessous de l’androïde et manquait de se faire brûler par les réacteurs.


– Lorsque je vole, j’utilise nécessairement du carburant. Je me demandais si, plutôt que de voler, je ne pouvais pas faire une succession de saut, en éteignant et rallumant mes moteurs successivement … A priori cela marche mais … Si mes talons surchauffent à cause des brusques changements de température, je ne pourrai simplement plus les utiliser.

– Je n’aurais jamais pensé que tu puisses avoir des problèmes existentiels, a rétorqué le démon, bras croisés.

– Mes problèmes ne sont pas existentiels. Ils sont mécaniques. Mais peut-être l’esprit humain est-il aussi complexe que l’intérieur de mon enveloppe métallique.

– Ouais. Peut-être.

– Je vois un bâtiment, au loin, a clamé Shin, voletant lui aussi.


Quelques dizaines de minutes plus tard, nous étions arrivés devant une gare Roccoco. A l’approche du grand panneau « Roccoco Train », Hamed avait murmuré à Vlad :



– Hey, tu sais ce que veut dire Roccoco, dans l’ancien Innocentien Sud ?

– Nan, quoi ?


Hamed a murmuré un mot à l’oreille de Vlad, qui a levé un sourcil.


– … Partons d’ici.

– Je ne sais pas ce qu’il t’a dit mais on s’en fiche. J’aperçois le guichet.


A l’intérieur de la billetterie, un robot, adossé sur son coude, le visage las, si las que ses fesses semblaient être incrustées sur la chaise de la billetterie, ne nous avait pas directement aperçus. Se relevant doucement, il nous a alors demandé :


– Bienvenue aux gares Roccoco Train, une expérience de vol inoubliable. Puis-je voir vos billets ?

– Ouais, voici, a répondu Vlad, en donnant les billets.

– Tiens donc … Trois billets ultra prémium …

– Ultra prémium ? A demandé Shin, bien qu’invisible.

– C’est comme prémium mais en mieux, a murmuré Hamed, entre les dents.

– Cet androïde qui vous accompagne … Est-il votre esclave ? A demandé l’employé.

– Mh euh … Si on dit oui, vous le prendriez mal ?

– Oui. Mais je n’ai pas le droit de vous le reprocher. Les androïdes accompagnés ont entrée gratuite.

– Ah ! Bah c’est notre esclave alors … … Ca me dérange de dire ça, ai-je murmuré.

– Ne t’en fais pas, ça ne me dérange pas. Je te rappelle avoir été créé pour obéir, a répondu Sakuro, le regard impassible.

– … Bah, t’as échappé à l’agrafeuse. C’est un bon point.

– Vous êtes le quatrième pass Ultra Premium de ma journée, vous savez. Tout est toujours calme par ici … Et d’un seul coup … Pfff … Ca me fatigue. Votre train est par là.


Remerciant cette feignasse d’androïde de fer blanc, Nous sommes allés vers le premier wagon sphérique de la chenille de train. Nous y installant, Vlad et moi avons remarqué, à l’opposé de là ou j’étais assis, un autre garçon. Il semblait avoir mon âge, mais se démarquait par une tignasse en méga-pics bien coiffée au gel et à tout ce qui passe. A moins que ces épis soient naturels, ce qui serait plutôt effrayant. Plus étrange encore, ses cheveux étaient couleur Azur pétard. Plissant les yeux, j’ai murmuré à mon frère :


– C’est une coloration … ?

– Je ne sais pas, mais la musique qu’il écoute est super cool.


En effet l’imposant casque mauve qu’il portait à ses oreilles dégageait une musique électro plutôt envoûtante. Battant le rythme avec sa tête, le garçon a placé son index sur ses lunettes, et les a remontées sur son nez. Les yeux fermés, il semblait concentré. Hamed a alors dit :

– Ce n’est pas bien de dévisager un inconnu de la sorte. Mais vous vous trompez, ce n’est pas une coloration.

– Comment cette couleur de cheveux peut-elle décemment être naturelle ? A demandé Lucio, assit par terre et invisible.

– C’est un Elegantien « Intra-muros », a tranché Hamed.

– J’ai du mal à te suivre, ai-je rétorqué.

– Elegant, la capitale, est séparée en deux. Il y a un rempart « primaire » abritant la grande majorité de la ville, en cercle … Et au sein de la ville, un rempart « ultime », bien plus grand et fortifié, abritant en son centre, et donc au centre du cercle de la ville, une Inter-ville peuplée de bourgeois et autres nobles. Et ils se distinguent à cela près : Les habitants d’Intra-Muros sont les descendants directs du groupe d’Hommes ayant créé Elegant lors de la Grande Guerre divine …

– Celle qui est à l’origine de la création des clés, a rajouté Shin, assis par terre en tailleur

– Oui, voilà. Et ces habitants Intra-Muros se distinguent donc de par leur couleur de cheveux « surnaturelle ». Les créateurs de la cité, venant d’un lointain continent, étaient réputés pour avoir les cheveux de toutes les couleurs existantes … Et les familles les plus nobles du continent ont gardé ce trait.

– … Donc ce type est un gosse de riche ? Ai-je demandé, perplexe.


A ce moment précis, le garçon a relevé la tête, m’adressant un sourire que je qualifiais à ce moment-là de mesquin, sans bien en comprendre la raison. Dévoilant de magnifiques yeux aux pupilles mauves, son aura était telle que, malgré sa musique, une impression de silence avait pesée en moi. Esquissant un très léger mouvement de recul, j’ai senti par ailleurs ma clé chauffer instantanément, me brûlant le torse. J’ai détourné le regard, en plissant des yeux, tandis que le train partait à toute allure. Filant dans les plaines de l’Envol, nous apercevions clairement les animaux et autres manifestations de la nature. Le train devait rouler à une allure de plus de deux cent kilomètres par heure, et Vlad, qui massait ses pieds à travers ses chaussettes, s’exclamait heureux de refaire ce trajet assis. Je me disais qu’il n’aurait jamais dit ça dans le passé altéré si nous étions dans Neo-Maurice contre Spectra. D’un seul coup le train entier a tremblé et a pris de la vitesse. Désormais en biais, nous étions sur une pente de roche pointue. Les roues crissaient sur les rails, et en moins de temps qu’il ne fallut pour le dire, une explosion nous a propulsés dans les airs. Les cabines se sont détachées une à une, donnant lieu à de grandes sphères pourvues de réacteurs ainsi que d’une hélice éteinte.


Volant vers le gigantesque dôme qu’était Art City, nous observions les nuages, encore loin de nous, mais déjà plus accessibles que sur la terre ferme. Le garçon dans notre wagon avait un coude posé sur le rebord de la vitre, et semblait se perdre dans sa musique, bien que sa tête battait inlassablement les pulsations. Son index, contre la vitre, battait le rythme lui aussi. Deux faucons fouets, de grands oiseaux légèrement plus petits que le wagon, se jetèrent de toutes leurs forces contre nous … Avant de rebondir violemment contre un bouclier jaune clair, penchant vers l’ambre selon d’où on le regardait. Donnant un grand coup de tête en avant, la crinière de l’oiseau s’est détachée et violemment abattue sur le bouclier, mais celui-ci n’a pas cédé. Continuant sa course vers Art City, je m’étonnais de la force de répulsion de ce système de défense. Un système de défense signé A.R.K, selon Sakuro, qui avait déclaré le connaître. Totalement protégés, peu importe le nombre d’agresseurs volatiles ayant essayé, il n’a fallu que trente minutes au wagon pour se poser sur les rails d’une gare située à l’extrémité du dôme le plus grand.


D’aussi loin que j’avais vu Art City, au travers de la vitre, cela semblait spectaculaire. Je n’avais distinctement vu que le premier dôme, dont Hamed disait qu’il était destiné à la musique ; et a preuves, les plus grands bâtiments étaient en vérité d’immenses instruments de musique :

Il y avait une basse géante, un violon géant et un Saxophone géant, situés un peu partout sur le dôme. Ce même dôme était maintenu en l’air par d’immenses réacteurs au feu bleuté. Une forte musique classique était audible de là où nous étions au moment de cette description, et lorsque nous nous sommes posés sur les rails du dôme, le son s’était évidemment amplifié, mais étrangement, ce même son était si pur qu’il n’était absolument pas dérangeant. Il semblait même … relaxant. Le jour, il n’y avait aucune lumière, mais il paraissait qu’Art City de nuit était aussi magnifique que couteuse en électricité … Et elle devait couter un max. Le nombre de gens présent par dôme devait être si grand qu’au prix des billets, il y avait facilement de quoi devenir milliardaire … Mais en vérité, Art City était une ville de spectacle et de loisirs hors du commun, mais une ville avant tout, animée toute l’année, sans interruption … Et une ville possède des habitants, par définition. M’installer ici m’aurait fortement déplu, à force, mais Vlad pensait l’exact contraire. La visite des dômes prendrait énormément de temps, et il nous était de base impossible de déterminer combien de temps nous avions :


La clé du destin, les tours Sun, Empire … Même A.R.K, tout était prétexte à nous faire vivre un enfer, mais d’aucuns s’accordaient à donner la bonne raison de repartir. Avançant dans la gare, énormément d’affiches de concerts, de musées, ou encore de galeries indépendantes étaient exposées. Beaucoup de noms célèbres étaient eux-mêmes exposés, en lettres manuscrites, sur les affiches, et divers jeux de mots étaient écrits. Il y avait de magnifiques tags sur les murs … pas les tags moches de délinquants, des tags « artistiques ». Tout n’était qu’Art, ici, et tout n’y était tellement qu’Art que j’en avais la nausée. Un bruit de déchirement plus tard, Vlad s’était avancé vers nous, une grande affiche à la main et le sourire aux lèvres :


– Ce n’est pas illégal ce que tu viens de faire ? Ai-je demandé, surpris de constater que nous pouvions clairement parler malgré la musique.

– Ca va, je le recollerai après ! Regardez plutôt ! C’est le rêve de ma vie !!

– … « Tournoi tremplin de concert multi-musical. Tous les styles musicaux sont autorisés. » … T’es serieux ? A demandé Hamed.

– Bien entendu ! Allez ! Allez !! On le fait ! Pitié pitié pitié pitié pitié ….

– Vlad, je pense que personne ici ne sait jouer d’un instrument, ai-je rétorqué, en reprenant l’affiche.

– Moi je sais jouer de la guitare, a répondu Lucio.

– Moi de l’harmonica, a répondu Shin.

– Eh bien … Je suis un bon violoniste, en vérité, a déclaré Hamed.

– Ma mère était une experte en clavecin, j’ai un logiciel en moi comprenant les rudiments de tous types d’instruments à cordes frappées … Piano, Piano forte, Clavecin, Synthétiseur, Clavicorde, Cymbalum …

– … Rectification, je suis le seul qui ne sait pas jouer d’un instrument, ai-je murmuré, grinçant des dents, et de toute manière il est hors de question que nous y participions. A quoi cela nous avancerait ?

– L’amusement ! A déclaré Shin.

– Le déchaînement. A déclaré Lucio.

– De nouvelles données pour ma base. A déclaré Sakuro.

– Un concert privé chez le roi d’Elegant ! A déclaré Vlad.

– Et puis … Attends Vlad, pardon ? A déclaré Hamed à son tour, tandis que nos yeux se posaient sur Vlad.

– Ben … Oui, c’est écrit au bas de l’affiche. Le gagnant du tremplin recevra 10 000 Lask, l’enregistrement d’un album dans le studio privé d’Art City, et un concert privé à la prochaine réception du roi d’Elegant.

– Attend, attend … Mais … C’est une opportunité … En or ? Ai-je balbutié.

– Oui ! Enregistrer un album serait fabuleux ! Héhé ! A répondu Vlad, enjoué.

– Pas ça, gros malin. Une investigation dans le château d’Elegant pour trouver
l’emplacement de la clé du destin … C’est pile ce qu’il nous faut !

– Comment peux-tu déterminer cela ? A demandé Shin, étonné.

– Gozen a raison, a déclaré Hamed. Nous savons grâce à l’Histoire que le royaume s’est créé pendant la guerre, et sous intervention divine. La clé spirituelle … Je ne peux dire qu’elle se trouve là-bas, en revanche, des informations la concernant … Ça ! Je ne dis pas non !

– Vous savez donc ce que vous avez à faire ! Gagnez-moi ce tremplin musical ! Vite, vite ! Ai-je rétorqué, souriant.

– … Gozen. Nous n’avons ni instruments, ni morceaux. A répondu Lucio.

– Eh … Vous vouliez le faire il y a cinq minutes. On a une bonne raison alors je ne sais pas moi … Allons acheter des instruments ? On a 40.000 Lask, si ce n’est plus, ai-je dit, tenant la carte Atlas entre deux doigts.

– Tss … Le rythme effréné de cette ville m’emporte déjà, a murmuré Lucio. Allons trouver un hôtel, en premier lieu.


Acquiesçant, nous sommes partis de la gare.


L’extérieur de ladite gare, à savoir la ville en elle-même, était franchement haute en couleur. Les buildings et autres bâtiments, hautement artistiques, s’étendaient vers l’horizon. Des gens de toutes sortes et de toutes cultures passaient rapidement çà et là, et la foule se faisait plus intense encore sur les grands trottoirs qui délimitaient les routes. Divers musiciens de rues jouaient et les mélanges étaient plus harmonieux que ce que l’on aurait pensé de prime abord. Ah ça, Art City n’étais absolument pas une ville silencieuse, et je craignais pour mon sommeil.


Des hôtels, il y en avait beaucoup, et de toute sorte, mais celui qui semblait le plus intéressant était un grand bâtiment en forme de baguette de batterie. Le « Celestial drum hotel ». Malgré son architecture étrange, il n’était pas le plus cher, et peut-être le plus fun. J’ai été très surpris de constater qu’à peine entré dans l’hôtel, les murs étaient à 95% insonorisés, empêchant la musique extérieure de troubler le sommeil des touristes. Le concert était dans quatre jours, ce qui pour nous tous, hormis Shin, Lucio et Sakuro, reviendrait à 3500 Lask. C’était cher, mais encore acceptable. L’hôtel, bâti comme une tour, était fait de telle façon que les étages ne pouvaient être accessibles que grâce à divers ascenseurs. De l’extérieur nous voyions des anneaux resserrant le bâtiment. Il s’agissait des chambres, disposées autour de la baguette géante, et cela était compréhensible grâce aux fenêtres placées sur lesdits anneaux. La chambre gratuite pour Sakuro, Lucio est allé dormir avec Vlad et Hamed. Désirant avoir une chambre pour une personne avec un lit double, je suis resté avec Shin. Nous étions tous au troisième étage, et avions décidés de nous réunir après avoir déposé nos affaires. Cet après-midi serait une après-midi tourisme et recherche d’instruments. Ennivré par le rythme endiablé d’Art City, je me rendais compte avec plaisir qu’il n’était pas possible de déprimer en pareille situation.
Rangeant mes quelques affaires dans l’armoire, je me retournais vers Shin pour lui demander :


– C’est drôle je viens de percuter … Depuis que je vous connais, Lucio et toi, vous n’avez jamais changé d’habits.

– Si, si, nous changeons d’habits. C’est juste que nous avons les mêmes, en plusieurs fois.

– C’est vraiment bizarre. Comment ça se fait ?

– En tant que gardiens de la clé du temps, nous sommes prisonniers de notre propre temporalité. Nous évoluons dans le monde mais ne vieillissons pas. Pour notre corps, et nos habits, et ce qui se rattache à nous, chaque jour est le même jour. Cela a été comme ça depuis … Depuis … que l’on s’est rencontré, il y a mille ans.

– Heureusement que vos pouvoirs et votre mentalité évoluent.

– C’est grâce à ta présence. Peut-être qu’avec le temps nous serons débarrassés de cette prison temporelle, en attendant …

– A vous voir comme ça, je n’aurais jamais douté que vous étiez en proie à une telle chose. Mais c’est vrai qu’il y a mille ans vous étiez bien plus libres. Aujourd’hui, vous voilà forcé de me suivre, sous peine d’être rappelés de force par la clé. Ca me gêne un peu, bien que j’apprécie votre présence.

– C’est un choix que nous avons accepté. Et puis il y a mille ans, toi, tu étais pareil !

– C’est normal, c’était il y a deux semaines. Moi, ce voyage dans le temps, il ne m’a étonné que pour une chose …

– Quoi donc ?

– Eh bien le fait que vous parliez tous … Ma langue, parfaitement, avec les expressions que l’on emploie aujourd’hui. Je ne m’étais jamais posé la question avant mais c’est vrai que c’est étrange.

– Qu’est-ce que tu racontes ? C’est plutôt toi qui parlait couramment l’ancien Askaärien, et ça en a étonné plus d’un. Jamais je n’aurais pensé que tu maîtrisais notre langue.

– Que … Pardon ? Mais c’est totalement faux. Même le panneau devant le lac était écrit en …

– En ancien Askaärien. Mais si ce que tu dis est vrai, tu soulèves quelque chose de très intéressant. Crois-tu que lorsque tu intègres une époque passée ou future, ton esprit se soumet aux lois de la temporalité que tu visites ? A moins qu’il ne s’agisse du contraire …

– C’est … Fou. Trop fou pour que je puisse te répondre … Rejoignons les autres.



Fermant la porte de notre chambre à clé, nous nous sommes tous rejoint au milieu du couloir, circulaire, qui n’était pas sans rappeler le Poti-rond, l’hôtel où nous avions rencontré Alghor pour la première fois. Vlad prit alors la parole :


– Je ne sais pas où il y a un magasin de musique, si ce n’est partout, mais pour l’instant je dois dire que les chambres de cet hôtel sont woaw !

– Oui, pas trop nul en effet. Toujours mieux que le dernier où nous sommes allés, et toujours mieux que le Camp Cube, a ronchonné Lucio, en grattant une de ses cornes.

– Vous cherchez un magasin de musique ? Ça tombe bien, moi aussi !


Nous nous sommes tous retourné, à l’entente de cette voix tant claire qu’inconnue. La personne nous ayant parlé n’était nulle autre que le garçon présent dans notre wagon du Roccoco Train. Son casque, pendant élégamment à son cou, dégageait une brève musique électro, dont le rythme était effréné. Souriant, malgré son regard froid et assuré, il me dévisageait et ses yeux indigo semblaient comme transpercer mon cœur.


– T’es un genre de Punk ? Ai-je demandé, sceptique.

– … Un genre. Que diriez-vous que nous cherchions un magasin ensemble ? C’est la première fois que je viens ici, et je ne connais que peu les lieux.

– Tu es un élégantien Intra-Muros, je me trompe ? A demandé Hamed. Ton visage m’est familier.

– Qu’est ce qui te fais dire ça, mec, mes tifs ? a rétorqué le garçon.

– Euh … O-Oui …

– Eh bah t’as raison. Mon nom est Eliott. Ravi de vous rencontrer.


Le garçon, répondant au nom d’Eliott, a tendu la main. Ses lunettes reflétaient légèrement la lumière. Prenant sa main, je l’ai serrée. A ce moment-là, la poigne du garçon s’est resserrée, et un incroyable vide a engouffré mon cœur, et ma clé s’est mise à chauffer si fort qu’une marque avait certainement due apparaître sur mon torse. Hamed, à mes côtés, murmurait et répétait le nom du garçon-punk.

– … Ravi, moi aussi … Je m’appelle Jonathan. Jonathan Gozen. Le type à l’écharpe, là, c’est Vlad, l’androïde, Sakuro, et le frisé, Hamed.

– Je vois. Et le métalleux et le blondinet là derrière ? a demandé Eliott, levant un sourcil.
– … Tu nous vois ? A demandé Shin.

– Bizarre, nous sommes pourtant invisibles dans l’hôtel ... Mais je suis Lucio, et lui c'est Shin.

– Invisibles ? Qu’est-ce que vous bavez ? J’vous vois comme je vois votre Gozen. Bref, en route !


Vlad a ouvert la marche, suivit des autres, notamment des jumeaux, parfaitement étonné d’un tel rebondissement. Marchant en dernier, comme à mon habitude, j’ai levé les yeux, et Eliott me souriait. Un sourire qui me laissait une saveur parfaitement désagréable. Et ma clé du temps commencer à peser lourd sur sa chaîne.
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Lun 22 Oct 2012 - 20:28
Citation :
– Pas ça, gros malin. Une investigation dans le château d’Elegant pour trouver
l’emplacement de la clé du destin … C’est pile ce qu’il nous faut !

Ok, t'es qu'un sale génie, je te déteste :rire: .

C'te epicness, ça déchire du fauve en boite de conserve sérieusement. Et rho, l'apparition d'Eliott !

J'ai vraiment hâte de lire le passage du concert, franchement c'est excellent, je veux suite la SUIIIITEEEE ! ohé
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