Acte X1Sur ce qui s'apparentait être son lit de mort, le vieil homme scruta d'un oeil se voulant impassible l'immense fenêtre de sa maison, donnant sur un ciel azuré sans l'ombre d'un nuage. Le soleil, proche du zénith, voyait ses rayons réfléchis par un fin voile délimitant l'horizon de l'espace. Un jeune garçon, proche de l'adolescence, observait lourdement son aïeul s'éteindre à petit feu, mais le faible sourire de l'homme l'encouragea à patienter calmement. L'enfant baissa les yeux quelques instants puis, d'une voix claire et se voulant la plus distincte possible, il demanda à son grand-père une question qui lui trottait dans la tête depuis de nombreux mois maintenant, mais qu'il n'avait jamais eu le courage de poser jusqu'à présent :

– Comment était-ce, lorsque tu avais mon âge ?

Le vieil homme sourit et, après une grande inspiration, murmura :

– Tu veux dire, en mon temps ? Eh bien ... c'était la fin des Temps.

Il ne put s'empêcher d'émettre un petit rire, obstrué par ses poumons froissés. L'enfant ne comprit pas. Le vieil homme ferma les yeux quelques secondes et reprit d'une voix se voulant plus audible :

– Lorsque j'avais ton âge, cette planète n'était pas celle que tu connaissais. Lorsque j'étais jeune, le monde était ... une sphère; une immense sphère que l'on pouvait parcourir d'un bout à l'autre sans s'arrêter. Cette forme si particulière, si parfaite, permettait de rattacher des ensembles terrestres les uns aux autres par le biais d'immenses étendues d'eau que l'on nommait "Océans".

Il leva fébrilement son bras en directiond du plafond et il serra le poing, son sourire s'élargissant.

– A cette époque, il était possible d'aller si haut dans le ciel que l'on pouvait rejoindre les étoiles. En mon temps, les êtres humains luttaient contre de grandes menaces. Des entités ou des monstres si grands, et si puissants, que nous étions tous impuissants. Sur cette sphère d'apparence parfaite ... un mal qui nous rongeait tous gangrénait petit à petit. Il avait la capacité de prendre n'importe quelle forme ... celle d'une divinité vengeresse, d'un marionettiste banni, d'un effroyable chevalier ... tous avaient un point en commun; Le chaos.

Le vieil homme marqua un temps de silence.

– Sais-tu comment nous avons réussi à survivre aux cataclysmes du passé ? Il y avait parmi nous ... des êtres supérieurs. Des Héros, natifs de notre sphère, ou provenant de réalités que tu ne peux soupçonner. Tous ne luttaient pas pour le bien du peuple ... chaqu'un de ces modèles avaient leurs propres raisons de défaire le chaos ... vengeance, plaisir, ou encore justice ... il ne s'agit désormais que de légendes oubliées et oubliables. Je vois dans ton regard que tu es sceptique. C'est tout à fait normal ... tu te demandes, je suppose ... pourquoi ton monde n'est plus une sphère ?

Le garçon acquiesca. Il se leva et jeta un coup d'oeil curieux à travers la fenêtre de la maison. Son monde n'avait pas changé ... un gargantuesque ensemble d'îles, reliées non pas par des "Océans" mais par des si épais nuages qu'il semblait impossible de les traverser, où vivaient une infinité de petits garçons comme lui, à travers les grandes maisons empilées du royaume d'Horuna, l'île centrale d'un si vaste archipel qu'il semblait transcender l'horizon.

– Je sais que c'est dur à imaginer, murmura son aïeul, je sais que tu ne me crois pas. Mais ne t'es-tu jamais demandé pourquoi l'île la plus au nord de l'archipel est interdit d'accès ? Ne t'es-tu jamais demandé quel secret pouvait-elle bien renfermer ?

L'enfant se retourna vivement, plongeant son regard dans celui du vieillard.

– C'est parce que ... nous, qui avons connu cette sphère de chaos et de légende, venons de là-bas. Sur cette île se trouve une boîte, mon fils ... une boîte si grande qu'elle put contenir l'Humanité entière après l'explosion de la planète. Il s'agit d'un vaisseau qui nous a permis de survivre, de nous reformer, et qui nous a donné une seconde chance. Les îles que tu arpentes tous les jours sont le vestige d'un passé ... mon héritage, et celui de toute ma génération. Oui ... cette sphère instable s'est détruite d'elle-même, meurtrie par tous les maux qu'elle avait engendrée, et peut-être sommes-nous les premiers coupables de sa disparition ...

– Et ... les héros ? Qu'ont-ils faits ? Pourquoi n'ont-ils pas à nouveau protégé cette planète ?

– Ils en furent incapables. Personne n'avait ce pouvoir; celui d'implorer son pardon au monde qui nous a porté. Comme nous tous, ces êtres supérieurs se sont réfugiés dans la boîte ... qu'ils ont nommé "Pandorica", car elle contenait à la manière d'une prison, mais aussi d'un abri, tous les maux de Nintendo World. Lorsque celle-ci s'est ouverte, l'Humanité s'est déployée sur cet archipel. Nous savions tous qu'il s'agissait de notre sphère, mais celle-ci avait pris une forme différente, flottant entre l'espace et la stratosphère, confinée dans une bulle d'oxygène qui permit à la vie de s'animer sans notre présence, et ... lorsque nous avons foulé pour la première fois les conséquences de nos actes, nous avons compris que nous n'aurions plus jamais de seconde chance. Alors, guidés par notre souveraine, Astrid, notre grande reine, qui règne sans partage sur l'archipel, nous avons bâtis un monde idéal pour que notre futur ... votre présent ... ne connaisse jamais les troubles engendrés par le Chaos ainsi que les Héros.

– Un monde de paix ? Demanda l'enfant en serrant son poing contre la couverture de son grand-père. Le vieil homme émit un petit rire.

– La paix induit la guerre. Ce monde ne peut plus connaître la guerre ...

– Et les Héros ? Pourquoi ne sont-ils pas sortis ?

– C'est un mystère auquel personne ne peut répondre. Tout ce que je sais est que notre reine Astrid attend leur retour patiemment. Ils reviendront, c'est certain ... mais je ne serai plus là pour en témoigner. La Pandorica n'a pas fini de nous révéler ses secrets, et il est possible qu'un jour le Chaos soit libéré en même temps ... mais notre société est idéale, nous avons bâti, à l'abri du bien et du mal, non pas une sphère, mais une fresque que peint Astrid et son peuple, vous, en adéquation avec l'Espace et le Temps, la Vie et la Mort, la Nuit et le Jour. Les Héros ... peut-être apparaîtront-ils lorsqu'il faudra protéger cette nature d'une nouvelle gangrène insoupçonnable. Peut-être ne seront-ils plus de simples légendes à vos yeux. Peut-être ...

La voix du vieil homme se fit plus faible, presque inaudible. L'enfant, paniqué, prit sa main et la serra avec force, criant, l'implorant de finir son histoire, mais, alors que la respiration de son aïeul s'interrompit pour toujours, le garçon se résigna. Il savait que cette histoire n'avait pas de fin.

Il savait que cette histoire n'était que l'introduction d'un futur mythe.

Le flux d'une nouvelle vague.
C'est quoi NW ?Depuis 2007, NW est un forum de jeu de rôle dans lequel vous incarnez le personnage de votre choix ou de votre création.

Faîtes lui vivre une aventure inoubliable à travers de nombreux mondes, en participant aux quêtes crées par les membres ou aux divers events !
Une partie hors RP vous permettra de vous mêler à la communauté et de commencer en douceur.

La version XI vous propose un nouvel acte, un nouveau système de Boutiques, la Forge, le Parrainage et bien d'autres nouveautés !

Venez vous amusez !
Bienvenue

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Les chroniques de l'A.R.K tome deux - La tour Sassafra
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Jeu 2 Fév 2012 - 8:51
Et oui, j'ai craqué \o/ ... !


L'écriture du tome deux me prends naturellement beaucoup de temps, bien que je fasse ça avec un très grand plaisir ... Mais je me disais qu'à la manière d'Ashura j'irais plus vite et je serais plus efficace en m'imposant un rendement via la bibliothèque à fics de Nintendo World ^w^


Eh bien ... Ce que je vais vous présenter là n'est que le premier jet, qu'on se le dise. Fautes d'orthographes, de syntaxes, remaniement des chapitres seront présents et a prévoir ... J'espère seulement que cela n'affectera pas votre lecture, j'essaie de faire au mieux ! Sur ce ... Laissez vous enivrer par la mystérieuse tour Sassafra ~









CHAPITRE ANNEXE


Harano Staÿlis contemplait Bazzer, appuyé contre l’immense fenêtre de son bureau qui faisait office de façade. Le soleil se couchait lentement sur la cité, et le ciel orange et pourpre se mariait avec les immeubles et maisons blanches ou grises de la cité. Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre d’une ville en expansion comme celle-ci … Remplie d’usines et de bâtiments en construction … Bazzer était totalement calme ce soir là … Comme si la ville entière s’était endormie. Harano a lentement détourné son regard de la fenêtre et s’est rassis sur son bureau. Le jeune homme, au lieu de remplir ses fiches de demande en tout genre pour la commercialisation de tel ou tel produit, gribouillait nonchalamment sur un morceau de feuille blanche. Il la redessinait … La clé du temps … Artefact quantique, cadeau du dieu Orion aux humains, des milliers d’années avant la folie des machines Bazzerienne. Le jeune ambassadeur désirait plus que tout l’acquérir … Pour des raisons qu’un nombre infini de personnes jugeraient obscures mais qui, pour le jeune homme, paraissaient claires.

Sur le mur à sa droite se trouvait une clé sombre. La pierre violette, au milieu, semblait croître en puissance … Gagner en énergie. Sûrement grâce aux nombreux tuyaux qui rejoignaient la clé, et dont le liquide orange alimentait la relique. Harano sourit à cette idée.
La porte de la salle du directeur s’est brutalement ouverte, ramenant le patron à la réalité. Un homme blond, vêtu d’un long manteau vert kaki, qui dissimulait une partie de son visage, avança vers le bureau de Harano et se mit en posture militaire. Bien qu’il ne cherchait, de base, qu’a présenter un simple rapport : L’homme blond, dont les cheveux étaient plaqués en arrière, avait pris le soin d’imprégner dans sa position le respect qu’il avait, et qu’il devait, envers son boss. Le patron, dont les cheveux noirs étaient totalement en bataille, a rajusté ses lunettes et s’est levé pour marcher dans l’immense salle. Tout en observant ce lieu qu’il avait vu des milliers de fois déjà, il posa cette simple question au militaire.

- Tu as échoué ?
- Ksh ksh ... Oui, monsieur Staÿlis. Le passé m’a réservé une surprise … De taille.
- Quelle surprise ?
- Jonathan Gozen et ses deux acolytes … Ils étaient là.
- Comment ? Tu veux dire que Jonathan prend déjà conscience de ses pouvoirs liés à la maitrise du temps !? – Le patron frappa le sol du pied une fois. Le sol en question, d’apparence solide, se courba légèrement. –
- Eh bien … patron … Je ne pense pas que votre jeune frère soit en mesure de voyager librement dans le temps. Il ne connaissait même pas l’énergie Adrôme …
- Dans ce cas comment a-t-il pu te battre ?
- Ce n’est pas vraiment lui. Nous avons été … interceptés.
- Inter … Qui donc !?
- Une statue en forme de chat s’est mise au travers de notre chemin et m’a renvoyé dans le présent … Je ne sais pas ce qui est advenu de votre frère, cependant …
- Il est ici, lui aussi. Je le sens. Marvick ! Apporte-moi la mappemonde !

Le militaire a lourdement bougé la tête et s’est exécuté. Fouillant dans un meuble, l’homme sortit une petite machine ressemblant au détecteur d’ondes krystoïdales et la déposa sur le bureau de Harano. Ce dernier rajusta ses lunettes, qui firent un petit "Bip !". Une mappemonde holographique est sortie de cette dernière, montrant un petit point vert, qui se déplaçait très lentement, au nord des montagnes d’Askaär.

- Serait-ce … ?
- La position de Jonathan, oui. Expliqua le patron, avec un rictus mauvais.
- Mais quand … ?
- Lors de notre combat. J’ai placé une puce réfléchissante sur sa nuque. Invisible aux premiers abords, elle va lentement transpercer la peau de mon frère et se greffer sur son cervelet … Ainsi nous connaîtrons toujours sa position.
- Vous êtes génial, patron. Digne de l'enseignement qui vous a été prodigué au continent de fer … Nous en reconnaîtrions presque la patte de …
- Tais toi. Ne prononce pas ce nom.
- Mais ...
- Marvick : Je veux que tu ailles … Ici. C’est à cet endroit que tu attendras mon frère, et que tu lui prendras sa clé. Libre à toi d'emporter mon Camp-Cube personnel ... Tu y trouveras à l'intérieur tout l'arsenal nécessaire pour voler l'artefact.
- Et pour la clé du destin ? Vous savez comme moi qu'elle se trouve quelque part dans le royaume Elegant. Je pourrais la chercher en même temps, si vous le voulez.
- La clé du destin ne m'est d'aucune utilité. Pas même pour tracer la clé du temps. Par ailleurs ... De toi à moi ... Je sais qui l'a ... Et je sais qu'il s'en servira à notre compte, dès qu'il sera parmi nous.
- Attendez ... Si je compte bien ... Votre frère a la clé du temps. La clé dimensionelle est en notre possession mais nous ne savons pas encore qui est son porteur ... La clé du destin se trouve quelque part en Elegant ... Quant à la clé de la nature ...
- J'ai une hypothèse pour la clé de la nature ... Mais lorsque notre chantier sur l'archipel Forma sera terminé, nous aurons tous les détails nécessaires.
- Bien, patron … Je me retire, dans ce cas.
- Fais donc, fais donc.


Le militaire a entamé la marche pour partir, quand son regard s’est posé sur la clé qui se trouvait accrochée au mur. L’homme l’observa quelques secondes, et se retourna vers son patron :

- Patron ...
- Marvick … La clé d’inversion est chargée a trente pour cent. Le désespoir des habitants de Bazzer continue de croître, et la clé ne s’en porte que mieux.
- Je vois. Et pour cette jeune fille ? Prévoyez vous réellement de la tuer ? Je veux dire ... Jonathan je peux comprendre ... Mais elle ...
- Tomoe … Je n'en sais rien. Ce qu'elle m'a dit la dernière fois … "Le monde n'est pas aussi cruel que tu le penses !" … m'ont donné matière à réfléchir. Peut-être la laisserai-je en vie simplement pour la désillusionner … Héhé. Et puis … Tu ne veux pas qu'elle meure.
- Que …
- Ne mens pas. Ce n'est pas parce que je suis aveugle que je ne peux pas voir ton trouble. Que se passe t-il ?
- R-rien … Je pense simplement … Harano … Que tu …
- Ne me tutoie pas !! Nous ne sommes plus des enfants de la rue, toi et moi. Dans ce bureau je suis ton supérieur hiérarchique, prends en bien conscience !
- Oui … Au temps pour moi … Patron.

L’homme partit sur ces mots.

Harano se releva et revint se mettre au niveau de la fenêtre. Un vol d’oiseaux, au loin, tachetait de noir et de blanc le magnifique coucher de soleil. Personne, ni même Harano, n’était en mesure de prévoir si Bazzer allait s’endormir paisiblement ou non … Le jeune entrepreneur savait seulement que cette paix serait bientôt troublée par des évènements importants … Car son demi frère progressait de jour en jour.

Sur le bureau sombre de Harano se trouvait, ouvert, un livre connu.

L’AlmanaK.

Ouvert … vers la moitié, le livre semblait bien plus ancien que celui présent dans la bibliothèque de Pumpkin Hill. Les pages et la reliure étaient en mauvais état, mais cela était encore lisible, dans la généralité. Sur une des pages était soulignée, au feutre orange, la phrase :


« Ce ne fut que bien plus tard que les hommes s’aperçurent de l’ampleur de l’équilibre Karmique, quant un cinquième et ultime Dieu vint se greffer dans ledit équilibre, contrebalançant toutes les lois naturelles connues de l'époque. Il ne fallut que peu de temps aux hommes pour absorber l'énergie noire qui, grandement, s'accumula en Aether, pour enfin révéler leur vraie nature […] »

Harano en était persuadé … Cette phrase relevait d'une importance capitale. Ce dieu l’intéressait.

Observant une dernière fois le crépuscule, le jeune homme murmura, faiblement, en faisant glisser sa main sur sa vitre :

- A.R.K est une des plus grandes multinationales au monde. Son expansion dans le continent Elegant et dans l'archipel Forma n'est plus qu'une question de temps, sans même parler de la branche Sud d'Innocent. Son pouvoir, grand pour l’instant, dépassera bientôt l’entendement humain … L’entendement divin. Et malgré cela … Pourquoi … ai-je l’impression d’être aussi faible ?
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Invité a écrit :
Jeu 2 Fév 2012 - 10:00
Super, ARK est de retour ^^

J'ai reperé quelques fautes et repetitions vers le debut. Et sinon j'attend toujours la suite. Ca promet !
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Jeu 2 Fév 2012 - 10:35
Tu l'as tépo /o/. Comme je te l'ai dis je trouve ça génial que le second Tome commence du côté des "méchants". J’attends avec impatience les aventures trépidantes de Gozen&Co. en espérant que tu ai prochainement des réponses des maisons d'éditions !
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Jeu 2 Fév 2012 - 11:53
Et moi donc \o/ Mais ca reste un vrai plaisir à écrire.

Pour ce qui est des fautes et répétitions, j'en ai repéré aussi ... Je changerai tout ça, logiquement. Pas de suite cependant parce que je suis du genre a tout écrire PUIS tout corriger pour améliorer de manière progressive. M'enfin ...

Content que ça vous plaise =D Chapitre 1 bientot !

Ah et ... Ils seront deux à trois fois plus longs que dans le tome 1 ;D
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Mister974 a écrit :
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Jeu 2 Fév 2012 - 15:02
Han le tome 2 o/
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Jeu 2 Fév 2012 - 21:29
Citation :
Ah et ... Ils seront deux à trois fois plus longs que dans le tome 1 ;D

Plutôt que de les faire plus longs, fragmentent les. C'est un conseil que je te donne, je trouvais la longueur des chapitres du tome 1 excellente (bon il y a quelques exceptions pour des chapitres qui étaient plus court mais en général, c'était super bien dosé). Alors quitte à en faire davantage... ><
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Jeu 2 Fév 2012 - 21:47
Bah ça part du principe qu'ils sont bien plus complets niveau narration et dialogues, en fait, ce qui les rallonge. Les lieux sont aussi beaucoup plus dévellopés.
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Mister974 a écrit :
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Ven 3 Fév 2012 - 5:56
J'imagine la taille du bouquin :o
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Ven 3 Fév 2012 - 7:05
Bah je l'ai estimé a plus de 300 pages. On verra bien.
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Ven 3 Fév 2012 - 14:00
Au niveau description à la rigueur ça manquait un peu dans le 1 comme A.R.K. se déroule dans un autre monde faut être attentif à ça. Mais j'espère que ce que tu rajouteras ne sera pas superflux car faire des chapitres longs ça peut être dangereux, aussi bien pour la santé du lecteur que pour l'auteur. =p
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Ven 3 Fév 2012 - 18:48
Eh bien écoute ... C'est vous qui allez en juger !

Voici le chapitre 1 !

Blablabla fautes, répétitions ... Il y en a forcément ! Mais je corrige au fur et a mesure ^^ De plus je l'étofferai, bien évidemment ... Ce n'est que la version 1 !


CHAPITRE 1 :



Cela faisait déjà vingt deux heures que nous marchions sur l’immense route bétonnée nommée Élégant Highway, avec une mention spéciale pour les neuf heures de sommeil entre temps. Ce n’était clairement pas comme Lotoff, ici. La campagne était plus verte, le ciel plus bleu … Une aura mystique semblait être imprégnée dans l’atmosphère, bien plus pure qu’à Bazzer. Bref : Cette garrigue était tout simplement plus belle que sur le continent sud côté ouest. Malgré tout cela, nous n’apercevions que très peu de civilisation.

Une maisonnette, aux allures de ferme, avait cependant attiré notre attention, quelques heures plus tôt. Un immense panneau, devant la structure, indiquait « Ranch PassLon »
Les gens qui y habitaient, un vieux couple originaire de la région, nous avaient hébergés pour une nuit, en échange d’une journée de travail dans les champs pour récolter divers fruits et légumes … Mais l’intérêt n’était pas à la dégustation de fruits frais. A vrai dire, depuis sa transformation en chaton angora, la clé du temps, ici nommée Nek’Orion, avait besoin de se défouler. Nous avions perdu, dès le début de notre voyage, deux heures à retrouver le chaton dans les plaines d’Élégant Highway. Aussi ce petit « check point » nous permettait de faire une petite pause. Et puis une nuit dans un bon lit cela ne se refusait pas.

Pour citer une raison moins sympathique : L’utilité principale de notre arrêt dans la ferme était l’apparition massive d’Injustes qui emmenaient mes avis de recherche dans les villes du continent. La ferme, isolée, avait été épargnée, mais nos prochaines destinations risquaient d’être mouvementées. Hamed discutait de l’Histoire d’Élégant avec « Mamie Melon », l’adorable grand-mère qui tenait le ranch, tandis que Shin et Sakuro réparaient une charrue avec « Papi Pastèque », le mari de la vieille dame. Lucio ronflait dans un coin, et Vlad le berçait avec son saxophone. Papi Pastèque était un vieil homme assez petit de taille … Dans les un mètre cinquante. Il avait un crâne chauve, malgré le fait que ses cheveux poussaient encore au bas de ce dernier. Sa moustache, épaisse et tressée, se balançait tranquillement quand il remuait la tête. Ses habits, roses et rouges à rayures blanches semblaient être un mix entre un pagne et une salopette. Sa femme, Mamie Melon, faisait approximativement la même taille … Elle avait une tête étrangement ovale et un chignon coiffée "à la chinoise", c'est-à-dire avec deux baguettes … Je ne sais pas si vous visualisez … Moi je vois parfaitement, en tout cas. Elle portait une robe à fleur fuchsia et jaune, ainsi que des petites chaussures faites en bois. Je me suis demandé si elles étaient confortables.
Je savais pertinemment que cette journée était exceptionnelle, au vu des prochains évènements. Notre mission sur ce continent était avant tout de retrouver la clé du destin. Si nous pouvions le faire vite, ce n’était pas plus mal. Je ne souhaitais pas passer ma vie à retrouver des artefacts légendaires que des soi disant dieux ne pouvaient retrouver seuls. Enfin … La journée est malheureusement passée vite. A peine ai-je eu le temps de sortir de mes pensées que nous étions déjà au repas. La soupe que faisait cette femme était tout simplement délicieuse. Ma langue, en revanche, m’insultait de tout son être.

Trop chaud.

La conversation allait bon train. J’appréciais ces rares moments de quiétude. Sakuro avait décidé de rester dehors avec les animaux de la ferme, pour les regarder. Je ne savais pas ce qu’il allait voir, mais je ne voulais pas du tout y penser.
Après un bref étirement, Papi Pastèque a voulu en savoir plus sur nous. Il ne connaissait que nos prénoms, après tout … Mais vu l’état de nos vêtements, il était clair qu’il nous avait ramassé à la petite cuillère. Bonjour l’odeur : Trois jours sans douche. Alors je me suis lancé, lui racontant au détail près toute l’histoire de la clé du temps, de l’expansion d’A.R.K et de notre destin quant à retrouver la clé du même nom. Au risque d’être pris pour un fou, j’ai montré à l’homme mon collier, qui s’est transformé en épée après une simple pression du rubis. Le papi a paru étonné quelques secondes, puis a repris ses esprits, secouant sa tête. Cela faisait se balancer sa moustache. Shin regardait la touffe de poils valser de gauche à droite. Est-ce que ça le fascinait ? J’ai préféré détourner mon regard.


- Eh bien … C’est une histoire fascinante que vous me racontez là … A déclaré Papi Pastèque.
- Et, vous y croyez sincèrement ? A demandé Lucio, en finissant sa soupe.
- Je ne devrais pas ? A répliqué le vieil homme.
- Si, si … On n'est juste pas vraiment habitué à avoir une oreille attentive. Ai-je avoué.


La clé du temps a brillé, et cette dernière est devenue Nek’Orion, qui, dans un ronronnement apaisant, s’est dirigé vers la cuisine pour demander du lait. Je me demandais si Min’Orion, la transformation « Bonjour, je suis une relique millénaire qui parle ! » avait un lien avec le petit angora. J’allais poser la question aux jumeaux, mais je me suis retenu. Il était évident qu’ils n’en savaient rien. Le repas fut étonnement plus calme, par la suite. Vlad est sorti de table en premier. Il s’est proposé pour faire la vaisselle. Hamed a tenu à l’aider. Lucio a remercié les gérants du ranch pour le repas et est allé dormir. Shin a déclaré gaiement qu’il souhaitait une moustache « Tout comme vous, plus tard ! » à l’homme, et est parti sur les traces de son frère. J’étais le dernier à table. Je voyais Sakuro, par la fenêtre, qui observait une poule dormir en prenant des notes. Papy Pastèque me dévisageait, le visage sombre. L’homme s’est levé et m’a demandé de le suivre. J’ai obtempéré. Nous sommes montés à l’étage et, alors que je lorgnais leur resplendissante et attirante salle de bain, Papi Pastèque m’a tiré vers lui, en direction de sa chambre.
Le vieil homme a allumé la lumière et a pris une feuille posée sur son lit : J’ai dégluti … Mon avis de recherche.


- 5.000 Lask … N’est ce pas ? A demandé le vieil homme en me regardant.


J’ai baissé les yeux. C’était évident. Il ne nous avait pas crus. Bien sûr j’ai rapidement pensé à un plan d’évasion consistant à passer par la fenêtre et a lancer des cailloux pour alerter les autres, mais tout le monde dormait à moitié. Seul Sakuro était encore d’attaque. Je me suis retourné d’un air grave vers mon interlocuteur, mais celui-ci, à ma grande surprise, a déchiré l’avis de recherche et l’a jeté dans la poubelle. Mes yeux se sont illuminés, et une petite larme a perlé sur ma joue. Le vieil homme a souri, bienveillant, et m’a indiqué une porte dans le couloir :


- Ta chambre est ici. A quelle heure prévoyez-vous de vous lever ?
- … Nous nous lèverons vers neuf heures du matin, je suppose.
- Votre déjeuner sera prêt dans ce cas. Déposez toutes vos affaires sales, ma femme et moi-même les mettrons à laver cette nuit.
- Merci … Merci énormément m’sieur Pastèque.
- Allons … Au diable A.R.K, mon enfant, fais ce que tu as à faire, et affronte les dangers qui se dressent contre toi. C’est un vieil aventurier qui te dit ça.


J’ai souri. Au dessus du lit du vieux couple se trouvait un immense cadre photo représentant Papi Pastèque, plus jeune, dans divers endroits du globe. Il tenait un « trophée » dans chacune de ses photos : Poissons géants, icônes en or, et bien d’autres choses encore. J’ai quitté la pièce le sourire aux lèvres. Ayant déposé toutes nos affaires, je me suis affaissé contre le mini balcon de ma chambre. Sakuro était juste en dessous de moi. Il m’a vu et m’a fait un signe, en souriant. Je le lui ai renvoyé. M’asseyant sur le rebord, je l’ai observé quelques secondes, puis je lui ai posé une question que je ne lui avais pas posé depuis Cherry Forest :


- Sakuro … Quel est ton matricule ?
- … Narura N°58. S.A.K.U.R.O numéro 1. M’a répondu l’enfant robot en souriant.
- Merci ! Ai-je dit, rayonnant.


J’ai refermé la fenêtre et je me suis installé dans mon lit. J’étais heureux … Sakuro semblait nous faire confiance, désormais. Je ne savais pas pourquoi, mais c’était très important pour moi. Enfin si, je le savais, pour ainsi dire : Nous avions vaincu de nombreuses aventures depuis Pumpkin Hill, et malgré tout ses dons d’androïdes, je relevais en Sakuro l’âme d’un enfant … Une âme que je désirais libérer. Je me suis endormi sur cette pensée, tandis qu’un quatuor d’insecte berçait ma nuit, quelque part dans les hautes herbes de la plaine.

Nous nous sommes levés aux alentours de huit heures et demie. Il était effectivement neuf heures quand nous sommes descendus à la cuisine. Un magnifique petit déjeuner était prêt. Sans une once de gêne, Vlad et Lucio se sont jetés sur la nourriture. Hamed, Shin et moi, plus posés, nous sommes assis tranquillement, bien que nous n'ayons pas pu résister à l'appel des œufs frits et du bacon. Sakuro, qui n'avait pas besoin de manger, s'était tout de même attablé avec nous. L'androïde regardait la carte du continent Élégant. Je me suis permis de jeter un coup d'œil. Le pays était extrêmement grand … Il y avait bien plus d'endroits que sur la pointe Ouest du continent sud : Mushroom Wood, Mirage, Cactus Mountain … Que de noms étranges et, je devais l'admettre, un peu effrayants. Elégant Highway traversait d'un trait tout le continent. Sans nous arrêter, nous prendrions une dizaine de jours, du Ranch PassLon à l'extrême nord du continent. Bien sur, ce n'était pas notre but, et sachant que nous devions dormir, manger et nous reposer, cela aurait prit le triple de temps, au moins. Shin regardait la carte lui aussi. Un mois de marche ? Ca paraissait encore faisable … La seule question était surtout : Par où commencer ? Nous ne comptions pas avancer en ligne droite, mais nous n'avions aucune idée d'où chercher.
J'ai observé Vlad avaler ses œufs comme un gros affamé … Le porteur de la clé du destin ? Lui ? Pas que je ne lui faisais pas confiance … Mais il était probablement la seule personne au monde à être moins mystique que moi … Sachant que malgré ma condition de porteur de la clé du temps, je devais avoir un taux de mysticité proche de 0,0001%.
Sakuro émit une petite exclamation :


- Nous pourrions commencer par cette ville, au nord du Ranch … "Mind".
- Mind, tu dis ? Ai-je répété. Oui, Pourquoi pas … De toute manière il nous faut bien un point de départ.
- Dans ce cas là nous partirons après le petit déjeuner … Ca n'a pas l'air bien loin. A déclaré Hamed.
- C'est à trois heures et quelques de marche, et trente minutes en vol. A expliqué Sakuro, en traçant un trait fin sur la carte.


Nous sommes tous remontés dans nos chambres pour préparer nos affaires et remplir nos Gomme-bags de nourriture en tout genre, prélevée dans le super frigo du ranch. Nos sacs, extensibles, avaient une forme assez étrange … Surtout celui de Vlad, dont la tête de sa basse dépassait dangereusement, menaçant de briser la toile extensible du cartable à tout moment. Nous avons fait un dernier signe aux propriétaires du Ranch PassLon. Papi Pastèque m'a fait un clin d'œil discret. Je le lui ai renvoyé avec un léger sourire. La clé du temps s'est une énième fois transformée en chaton et ce dernier, ronronnant de tout son être, a grimpé sur mon épaule, comme un perroquet. Nous sommes partis quelques secondes après.

A peine avions nous marché quelques minutes que la voix stridente du vieil homme est venue à nos oreilles. Nous nous sommes tous retournés, soucieux de comprendre ce qui avait poussé Pastèque à nous poursuivre en courant. Le vieil homme s'est arrêté au niveau de Sakuro, et, haletant, a tendu ses deux mains vers l'androïde.


- Je … J'ai oublié … de vous donner … ceci … ! A expliqué notre interlocuteur, en tendant un objet cubique et lumineux. Celui-ci était gris et bleu azur.
- Tiens … C'est un camp-cube ! A déclaré Sakuro, les yeux illuminés.
- Un camp- quoi ? A demandé Shin.
- Le camp-cube est un objet venant d'une multinationale similaire à A.R.K, mais dans le continent Est du monde … C’est un générateur d’hologramme de niveau supérieur. L’hologramme projeté cristallise l’air autour de lui et deviens réel. C’est à mi chemin entre la magie et la science … En outre il y a plusieurs sets d’objets ou de panoplies dans un Camp-Cube. Celui-ci, comme son préfixe « Camp » l’indique, est dôté d’une tente, d’une boussole, d’un feu de camp holographique, de nourriture et d’autres choses utiles à un ou plusieurs campeurs.
- Eh bien … C’est vraiment utile ! Je ne soupçonnais même pas l’existence de tels objets ! Me suis-je exclamé.
- Le modèle est, certes, un peu vieux, mais j’ai changé les réserves de nourriture et d’eau, et ma femme a nettoyé la tente. A expliqué Papi Pastèque.
- Comment vous arrivez à nettoyer un hologramme, vous ? Ai-je demandé, mais ma question a été ignorée, vis-à-vis de l’exclamation de Vlad :
- Allez, nous sommes partis !


Le chemin n’allait pas être si long qu’à l’accoutumée … Trois heures de marche, tout au plus. Il est important pour moi de vous souligner à quel point Nek’Orion pouvait être embêtant, à courir partout. En tant que détenteur de clé, c’était mon devoir de ne pas perdre la boule de poil de vue … Vous vous souvenez : Cherry Forest, le temps qui s’arrête, tout ça. C’était sur que l’on n'allait pas me refaire le coup.


- Mind est célèbre pour son maire, qui est un historien de renom. Nous à expliqué l’enfant robot. Si nous parvenons à le rencontrer, nous aurons surement plus d’informations sur la clé du destin.
- Encore un maire givré ? S’est exclamé Lucio, soucieux.
- Allons, ne juge pas les gens trop tôt. A répondu son frère, en riant.
- Etrangement, je suis certain qu’il a raison … Ai-je marmonné.


Mind était une ville bien plus grande que Pumpkin Hill, en terme de superficie : A cela près qu’elle n’était pas coupée en deux et qu’elle était entourée par des remparts. Cactus Mountain se trouvait au nord de la bourgade, et Elegant Highway se situait à deux ou trois kilomètres à l’ouest de la ville, sachant que nous avions prévu d’entrer par la voie sud.

Trois heures sont passées sans encombre. Nek’Orion s’est endormi et est redevenu la clé du temps originelle. J’ai tenté d’appeler Min’Orion, le mode « clé qui parle », mais sans résultat. Malgré tout, nous sommes parvenus à la limite de Mind. Ce n’est qu’en nous rapprochant de la porte nord que je me suis demandé si les Injustes avaient plaqué mes avis de recherche partout sur les murs. J’ai dégluti et nous avons franchi l’entrée sud de la ville. Un panneau rectangulaire, blancs au contour rouge, avec écrit « Mind » se trouvait à proximité. Collé derrière lui se trouvait le même panneau, mais avec « Mind » barré. Bon … C’était clair : Entrée et sortie de la ville. Admettons.

J’ai eu beau regarder partout : Il y avait des gens, mais aucun papier sur les murs. J’ai soufflé. Ce n’est pas comme si le même « schéma-prison » qu’a Pumpkin Hill allait se reproduire partout où j’allais. Hamed, qui observait mes faits et gestes, m’a expliqué, comme s’il lisait dans mes pensées :


- Mind est surnommée « La ville de l’esprit », en raison de son nombre d’historien et de philosophe. Je ne pense pas que de telles personnes accorderont une quelconque importance à quelqu’un comme toi.
- … Mais … Et pourquoi donc !? Ai-je crié, vexé.
- Ne le prends pas mal, je n’ai pas voulu dire que tu n’étais pas important. Si tu préfères, malgré les apparences, cette mignonne bourgade abrite d’anciens criminels, dont la plupart étaient assez dangereux.
- T’es sérieux ? A demandé Vlad, dont les yeux s’étaient écarquillés.
- Absolument sérieux. A tranché Hamed. Comme je te l’ai dit, Mind est « la ville de l’esprit » en raison de son nombre de philosophe. Elle porte aussi un second nom, « la ville du repentir ». Les criminels peuvent, ici, se gorger de philosophie, et ainsi comprendre leurs erreurs. Enfin il n’ya pas que ça … J’ai aussi entendu parler d’un centre d’hypnose, mais c’est trop flou pour moi. La lignée des maires de Mind est toujours partie du principe que l’homme est Homme avant d’être bon ou mauvais.
- Oh, c’est intéressant ça. Ai-je souligné.
- C’est ce qui fait que tes avis de recherches ont été enlevés, à mon avis. Si tout le monde sait qui tu es, tout le monde s’en fiche en revanche. A conclu Hamed, en lorgnant les boutiques alentour.
- Nous avons toujours les 5.000 Lask de Pumpkin Hill ? A demandé Shin.
- Il nous en reste 4.350, pour être précis. A dit Sakuro, en tâtant la bourse pleine de pièces, qu’il gardait dans son compartiment stomacal.
- Ce n’est franchement pas prudent de garder tout cet argent sur nous. A déclaré Vlad, en regardant Sakuro.
- Dis que je ne suis pas fiable … A rétorqué l’enfant robot, en resserrant son bandeau bleu et blanc.
- Je n’ai pas dit ça, je pense simplement que nous devrions placer nos économies.
- Vlad a raison. A dit Hamed.
- Et comment vous comptez faire ça ? A demandé Lucio.
- Eh bien … Il existe un service pour ça, mais je ne l’ai jamais utilisé. Ai-je avoué.
- Moi, je l’ai déjà utilisé … Hm … Gozen … Ca te dirait que l’on t’ouvre ton premier compte Atlas ? M’a demandé Vlad, en souriant.
- Oui, pourquoi pas ! Ai-je répondu, enthousiaste.
- Il y’a une banque Atlas à presque chaque ville du royaume … Des royaumes, en fait. A expliqué Sakuro. Il nous sera facile de gérer notre argent, donc.
- Rien avoir avec l’A.R.K, bien entendu ? Ai-je demandé, soucieux.
- N’en fais pas une fixette, a répondu Hamed, mais effectivement, Atlas et A.R.K sont deux sociétés bien à part … Atlas vient du continent Est, comme la société CUBE qui a crée le Camp-Cube.
- Ce continent Est … M’intrigue. Ai-je murmuré.


Ceci ayant été décidé, nous nous sommes mis à chercher une banque Atlas, avant d’aller rencontrer le maire.
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Ven 3 Fév 2012 - 21:04
Eh bien avec le début de ce second tome, le plaisir de lire est toujours là, ça fais vraiment plaisir ^^. J'ai beaucoup aimé cet objet, le « Camp Cube », à travers ce tome, c'est sûr, l'univers de ton roman va s'étoffer.

Un petit conseil cependant, concernant ce passage :

Citation :
Alors je me suis lancé, lui racontant au détail près toute l’histoire de la clé du temps, de l’expansion d’A.R.K et de notre destin quant à retrouver la clé du même nom. Au risque d’être pris pour un fou, j’ai montré à l’homme mon collier, qui s’est transformé en épée après une simple pression du rubis. Le papi a paru étonné quelques secondes, puis a repris ses esprits, secouant sa tête. Cela faisait se balancer sa moustache. Shin regardait la touffe de poils valser de gauche à droite. Est-ce que ça le fascinait ? J’ai préféré détourner mon regard.

Ici, tu devrais prolonger ce passage. Rajouté des éléments qui résument le premier tome, car ça peut se faire aisément à l'aide d'un discours indirect comme tu l'as fais, puisque tes personnages résument la situation à Papi Pasteque. Dans ce cas, pourquoi ne pas être plus précis pour aussi résumer au lecteur ? C'est quelque chose d'important, à mon sens, pour éviter qu'il soit perdu, car mine de rien, Les Chroniques de l'A.R.K. c'est complet et ça va se complexifier.

En tout cas on se laisse prendre par l'aventure et il y en a une bien belle qui attend Jonathan et ses amis.
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Ven 3 Fév 2012 - 21:09
Merci beaucoup ^^ ! Je prends note !
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Shimizu Nobunaga a écrit :
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Néant
Ven 3 Fév 2012 - 22:20
Ouais, une double énonciation à ce moment roxxerait... Mais sinon, sarox =D
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Je te maudis pour les 0 idioties que tu as dit... èwé

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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Dim 5 Fév 2012 - 10:21
Merci a vous =D Vous êtes géniaux ! Je suis fier que l'on me suive dans ce premier jet du tome 2 !


Voici le chapitre numéro 2 !


CHAPITRE 2 :


La banque Atlas était caractérisée par un scarabée Atlas noir volant vers le haut, comme un super héros. Le scarabée en question était imposant, et poursuivi par trois étoiles lumineuses. Nous avons mis quelques temps pour traverser la bourgade et enfin tomber sur la banque Atlas, incrustée entre deux immeubles. En fait … Ce n’était pas vraiment des immeubles … C’était des habitations de type appartement disposées sur trois ou quatre étages … Mais ça ne ressemblait pas à des immeubles. C’était des appartements de village, on va dire ça. Je suis resté focalisé quelques minutes sur les bâtiments, dans l’espoir de leur trouver un nom, parce que ça m’énervait de ne pas savoir, jusqu’au moment où Lucio m’a tiré dans la banque Atlas en crachant « On ne va pas le faire pour toi, magne toi. »

Je suis rentré dans la banque. Le mur valsait entre le bois et le blanc, et un joli tapis rouge nous indiquait le chemin vers le comptoir de l’accueil … Un peu comme dans le point central d’A.R.K. Derrière ce comptoir se trouvait une dame aux airs charmants. Cette femme devait avoir la quarantaine, à peu près, et portait un élégant tailleur rouge sang, ainsi qu’une petite coiffe de la même couleur. Son badge, accroché sur sa poitrine, indiquait « Martha ». Je trouvais l’habit un peu stéréotypé, sans bien comprendre pourquoi puisque je n’étais jamais rentré dans une banque, mais la présence d’Hortensia dans les recoins de la pièce m’a rassuré sur l’élégance de la bureautique actuelle.

… Comment ça, je fais une fixette sur les hortensias ? Ce n’est pas vous qui avez été traumatisé par un ivrogne révolutionnaire dans un bar perdu du district sud de Bazzer.

Martha, donc, nous a sorti son texte habituel d’une voix cristalline, qui lui allait à merveille. En effet sa voix collait parfaitement à sa chevelure blonde et à ses yeux bleus ciel :


- Bienvenue à la banque Atlas ! Berceau monétaire des trois continents ! En quoi puis-je vous aider ?
- Euh …
- Gozen ? A dit Vlad, en me donnant un coup de coude.
- Mais je ne sais pas en quoi elle peut m’aider, moi. Ai-je répondu, en regardant Martha fixement.
- Eh bien jeune homme … Cela dépend … Voulez vous ouvrir un compte ?
- Bah … Ouais, quelque chose comme ça. Je veux juste déposer mon argent, en fait.
- Gozen, demande-lui qu’elle te renseigne sur les modalités. A expliqué Hamed.
- … Ouais, faites comme le monsieur a dit, s’il vous plait.
- Bien. A déclaré Martha, avant de se lancer dans un long discours incompréhensible.


En effet Martha nous donna des renseignements que seuls Vlad et Hamed semblaient comprendre : Taux d'intérêt, pourcentage annuel, réductions d'impôts et autres "Atlasseries" qui ne m'intéressaient guère. Les seules choses que j'ai daigné retenir ont été ce qui concernait la carte bancaire en elle-même : Le bout de plastique en question permettait de retirer l'argent que je plaçais dans mon compte, lequel était accessible sur chaque borne ou banque Atlas. Ce même compte gagnait quelques menus pourcentages d'intérêt chaque année.


- Puis-je avoir votre nom et votre prénom, s'il vous plait ? Ainsi que l'adresse de votre domicile, plus une pièce d'identité. A demandé la banquière, souriante.
- Jonathan Gozen Staÿlis. 140, chemin de la tulipe ferreuse. Bazzer.
- Hm … Très bien … Attendez … Euh … C'est très étrange … Répétez moi votre nom et votre prénom, s'il vous plait ?
- Jonathan Gozen Staÿlis.
- Mais … Un compte à votre nom est déjà ouvert … ? Montrez-moi votre pièce d'identité ! A demandé Martha, avec une pointe de sécheresse dans sa voix.
- Pardon ? Euh … Tout de suite. Ai-je répondu en tendant ma carte d'identité.


Martha a regardé ma carte d'identité et a tapé sur son ordinateur à la vitesse de la lumière. Nous nous sommes tous regardés, tandis que la banquière entrait en état de stress, comme si un grain de sable (en l'occurrence moi) était venu se placer dans les rouages parfaits de la banque. Hamed tentait de regarder l'ordinateur de la jeune femme avec une pointe de curiosité, comme s'il voulait déterminer lui-même la nature du problème, mais la jeune femme a, d'un seul coup, arrêté de taper sur le clavier. Elle a pris une grande inspiration, pour chasser le stress, et m'a souri de tout son être, comme si rien ne s'était passé :


- Un compte à votre nom a déjà été ouvert par le passé, donc ce compte a été bloqué jusqu'à ce que vous veniez réclamer votre carte, dans la banque Atlas de Bazzer, or la carte en question n'a jamais été réclamée. Votre compte dispose par ailleurs d'un solde de 40.000 Lask
- Combien !? Ai-je crié. Mais ! Mais ! … Vlad !
- Mais j'en sais rien moi ! S'est écrié mon frère sur un même ton de panique.
- Je croyais que tu étais pauvre ? A demandé Sakuro, perplexe.
- Mais je le croyais aussi … ? Attendez … Ce compte est ouvert depuis combien de temps ? Ai-je demandé à la banquière.
- Il est ouvert depuis … Deux ans, cinq mois et vingt et un jour … L'homme qui vous l'a ouvert est un certain … Harano Staÿlis. Votre père peut-être ?
- Hara …
- No … A terminé Vlad, me coupant totalement.


Temps de silence.


- HARANO !? Avons-nous tous crié, sauf Hamed, qui ne comprenait pas, et Sakuro, qui était totalement indifférent à cette révélation.
- Monsieur Staÿlis ? Monsieur Staÿlis ?
- Euh, oui, désolé, l'émotion. Donc j'ai déjà une carte à mon nom …
- Oui. Elle se trouve dans la banque de Bazzer, mais je l'aurai ici demain matin, si vous la voulez.
- Bien sur que je la veux ! Eh bien dans ce cas … Je repasserai demain … Puis-je déposer mon argent, en attendant ?
- Bien entendu. A répondu Martha.


Notre argent déposé, nous sommes sortis de la banque, totalement désemparé par cette soudaine rentrée d'argent, et celui qui nous l'avait gracieusement offert, deux ans auparavant … Mais … Pourquoi ? Qu'est ce qui motiverait un type qui a tenté de me tuer à m'offrir de l'argent, et en masse qui plus est ?
Non, je ne comprenais pas du tout. Par contre je devais bien l'avouer, savoir que j'avais des réserves au cas où était quelque chose de prenant. Malgré tout cela, il nous restait encore la journée pour nous. Hamed était extrêmement curieux de visiter le quartier des antiquaires, tandis que Vlad était attiré par le quartier des philosophes, à savoir celui juste à côté. Personnellement j'étais prêt à suivre le premier qui me donnerait un bon argument. Hamed a été le plus rapide, m'expliquant que pour trouver la clé du destin, ce quartier serait une bonne piste. En effet j'avais moi-même trouvé la clé du temps dans une boutique de ce genre … La probabilité que le même schéma se reproduise était infime mais existante. Nous nous sommes séparés en deux groupes :
Sakuro, moi et Hamed d'un côté, puis Vlad, Lucio et Shin de l'autre. Nous avions convenu de la fontaine au milieu de la grande place de Mind comme point de rendez vous, à la fin de la journée. J'ai repensé à Pumpkin Hill, en regardant la fontaine. Le rendez vous avec Miliana s'était déroulé lui aussi comme cela, et la suite n'en fut que plus dramatique. Mais pas ici. Nous avons atteint le quartier des antiquaires rapidement, jonglant entre un tramway jaune et rouge et quelques petites rues, avant d'atterrir dans une immense avenue allant jusqu'à la fin de la ville. Autour de nous se trouvait des boutiques et des étalages divers, dont la plupart, fait en bois, présentaient des pierres et des artefacts de toutes sortes, toutes tailles et surtout tout prix. Je me demandais combien de temps cela allait prendre d'explorer tout minutieusement, quand Sakuro opta pour tracer les ondes krystoïdales de la clé du destin dans ce périmètre, a partir de ma propre clé. J'ai vivement secoué la tête, mais la mine attristée de Hamed m'avait résigné. Lui qui nous avait suivi jusqu'ici, j'ai pensé qu'il serait bon de faire comme il voulait. En y repensant, je lui ai demandé ce qu'il comptait faire pour son magasin et il m'a fait un clin d'œil en déclarant qu'il avait mis une vieille connaissance sur le coup. J'ai souris, satisfait de voir que Hamed pouvait flâner librement avec nous. L'explorateur touchait absolument toutes les pierres et poteries de tous les étals présents, en les gratifiant de commentaires tels que "Excellent !" "Fabuleux !" "Oh la la !" … Bien que ledit « Oh la la » n'était pas un commentaire des plus constructifs, son enthousiasme faisait plaisir à voir. Sakuro ne tarda pas à le rejoindre. J’ai haussé les épaules et les ai suivi dans le quartier commerçant. Celui-ci se nomme « Old Way ».


Je trouvais le nom intéressant, et Hamed, à mes côtés, m’expliqua brièvement que chaque grande avenue avait une spécificité spéciale, et un nom qui lui était rapporté. C’était ainsi que fonctionnait Mind. Je l’avais bien vu : Une immense place, tellement grande que les cinq voies de circulations semblaient ridicules, de même que les trois lignes aller-retour de Tramway. A gauche se trouvait « Hypnosis Way », au milieu « Black Sun Way » et à droite « Old Way ». Hamed souligna aussi le fait que la ville était entourée d’une série de rempart, signe de son ancienneté, et que sous ses aspect de « Loupe trident », Mind ressemblait plus à un cube qu’à autre chose. Cela m’a amusé, parce que j’avais du mal a imaginer un tel cheminement d’avenue et de ruelles dans un simple carré. La place principale, quand à elle, se nommait communément « Central Place ». Quoi de plus logique ?


Mais je me demandais si, malgré tout, Mind était plus grande que Bazzer, question superficie. Mais je m’étonnais toujours plus de l’architecture d’Elegant, qui n’avait rien à voir avec Innocent côté Ouest. Il fallait dire que Bazzer … voire Lotoff avait un fonctionnement étrange … Si l’on partait du principe que Pumpkin Hill n’avait pu se résoudre a se construire ailleurs que sur Radical Highway. Dans un autre registre, une voix m’a interpellé, à coup de « psst »: Un marchand parmi tant d’autres … Mais qui avait l’œil. Ce dernier, d’un signe du doigt, m’a demandé d’approcher de son étal … Pas plus garni que les autres … Quelques petites sculptures, des pierres transformées en collier pour les touristes … et d’autres choses. Mais le but de mon rapprochement n’accusait aucun motif financier … Ce qui intéressait le bonhomme était la clé du temps, que j’avais pris le soin de cacher sous mon blouson, mais qui s’était échappée d’une quelconque façon, trônant bien en évidence autour de mon cou. L’homme, petite, barbu, portant un turban beige avec un saphir orné en son centre, m’a regardé une seconde et a pris la parole :


- Jeune homme, quel est donc cet artefact que vous avez autour du cou ?
- Un … bibelot. Ai-je répondu, masquant mon hésitation.
- Oh non … Ce n’est pas un bibelot, ça. J’ai l’œil moi. L’œil du faucon fouet qui s’abat sur sa proie terrestre ! Votre artefact … Vous devez être un Alchemist d’exception !
- Je ne suis ni un Alchemist, ni une exception. Ai-je rétorqué en regardant Hamed, qui paraissait troublé.


« Alchemist » était le mot qui m’avait fait m'intéresser à Hamed. Les Alchemists étaient des gens qui arrivaient à moduler la structure d’une fusion pierre-alliage pour créer une arme ou exploiter les ondes krystoïdales desdites fusions. Le livre trouvé au château de Miliana en faisait également mention. Des souvenirs de Vlad transformant la clé du destin en lance me sont aussi réapparus. J’ai repris mes esprits de suite après et j’ai acquiescé malgré moi :


- Bon, soit, je l’avoue, je suis un Alchemist …
- Puis-je voir votre clé ?
- Ce n’est pas que je ne vous fais pas confiance mais … Je ne connais même pas votre nom. Déjà que j’ai du mal a faire confiance en ceux dont je suis proche …
- Je – Je comprends ! Mais ne vous en faites pas. Gardez là dans vos mains si cela vous fait plaisir … Je ne souhaite qu’y jeter un coup d’œil. Je suis fort intrigué. Vraiment intrigué par l’histoire de cette clé.


J’ai regardé Hamed, qui, après une seconde d’hésitation, a approuvé. Sakuro observait, sans bouger. J’ai défait le fil de la clé du temps et ai déposé l’artefact au creux de ma main. L’homme a souri et s’est de suite concentré. Il a fermé les yeux et a déposé son index sur le rubis. Mes compagnons et moi-même nous sommes regardés, totalement largué par la situation. En outre le temps avait semblé ralentir autour de nous, tandis que la clé projetait de minuscules gerbes indigos. Ce qui a suivi … a été totalement involontaire je crois … Le fait étant que l’homme a réouvert les yeux et a crié. Un cri absolument perçant, tandis que le temps autour de nous s’était totalement figé. Le cri de l’homme fit se remettre les mécaniques du temps en place, et le boutiquier est tombé de son tabouret, où il était assis en tailleur. Le temps est redevenu normal. J’ai regardé autour de moi … Seul Sakuro avait semblé percevoir le changement. Hamed s’est précipité vers l’homme et l’a remis sur son tabouret. Celui-ci haletait. Il disait « Je vais bien … Je vais bien … ! » mais ça ne se voyait absolument pas. J’étais un peu gêné de la situation … Je ne m’attendais pas réellement à ça. Malgré tout, le boutiquier a rapidement repris ses esprits, s’est concentré une second en respirant, et m’a sauté dessus comme un rat face à un homme gruyère, tout en criant « Cette clé !! Où l’as-tu eue !? ». Bien qu’il était très petit … Au moins aussi petit que Papi Pastèque, sa force était impressionnante, et je suis tombé par terre, m’étalant de tout mon poids sur les dalles en pierre d’Old Way. La foule autour de nous s’était arrêtée et nous observait, tandis que je criais pour qu’il me lâche. Sakuro est intervenu. Il a allongé ses bras et a entouré l’homme. Sakuro a baissé ses membres et a présenté l’homme, plus calme et totalement entravé, devant moi. J’ai crié :


- Mais ça va pas la tête !? C’est quoi ton problème a toi !?
- Mon problème ? Je peux savoir ce qu’un jeune comme toi fait avec la clé du temps !?


A ce moment là, j’ai eu l’impression que le terme « Clé du temps » a résonné absolument partout dans l’avenue, quant tous les marchands d’Old Way m’ont entouré, criant des prix à la jetée. Certains passants en ont fait de même. Pour la discrétion, c’était clairement raté. J’ai commencé a penser que nous avions plus de chance d’être discrets en montrant notre clé à tout le monde plutôt qu’en tentant de la dissimuler. Et comble du comble, Nek’Orion s’est réveille a ce moment là, partant agilement sur la continuité de l’avenue, esquivant tous les passants. Tout le monde s’est tut. Une clé en or transformée en chaton ? La foule a repris de plus belle. Hamed m’a regardé. Qu’est ce que l’on pouvait bien faire ? La réponse … Je l’ai lue dans ses yeux. Hamed s’est mis au centre de la foule et s’est concentré. Son bracelet a brillé et mon compagnon s’est transformé en condor royal dévoreur d’âme. Zackalamaël. Hamed a déployé ses ailes et a poussé un cri perçant. Une sorte de rugissement à demi entre le condor et le klaxon de Maurice. Toute la foule autour de nous est restée figée. Mais pas figée de terreur … Figée. Paralysée. J’ai regardé Hamed en écarquillant les yeux. Était-ce vraiment une bonne idée de faire ça ? Était-il tout simplement inconscient ? l’archéologue est redevenu humain. Il m’a toisé en souriant et a déclaré :


- On se bouge, on a que deux minutes avant que l’effet du cri d’étranglement s’estompe.
- Non mais … Attends, tu as fait quoi là ? Et pourquoi je n’ai pas été touché ? Ai-je demandé.
- J’ai modulé ma voix pour qu’elle n’affecte pas les verrons. A expliqué Hamed.
- Écoute : Pour l’instant on part d’Old Way, ensuite on discute. Sakuro, garde cet homme dans tes bras, j’ai envie de lui parler.
- Très bien ! A déclaré Sakuro, en souriant.


Nous avons couru en direction d’une rue finissant en impasse, agrémentées de quelques belles villas, et j’étais toujours le seul à trouver ça parfaitement malsain. Nous nous sommes posés sur un banc. Nek'Orion nous a rejoint. Bien … Ça nous évitait de le chercher, au moins. J’ai posé ma question une fois de plus :


- C’était quoi, ça ?
- C’est une capacité des condors royaux dévoreurs d’âme nommée « Le cri d’étranglement ». Il s’agit d’une modulation de voix perturbant le fonctionnement du corps humain a partir des cellules elles-mêmes. Le cri que j’ai modulé … J’ai fait en sorte qu’il ne t’affecte pas, puisque tes yeux ont la particulière singularité d’être verrons, et j’ai aussi fait en sorte que la mémoire de notre cher boutiquier ne soit pas affectée … A l’inverse des gens présents autour de nous, qui ont été paralysé et dont les trois dernières minutes de leur mémoire ont été effacée par suggestion.
- C’est absolument impressionnant … Jamais je n’aurais cru que tu étais capable de faire cela. Ai-je avoué.
- Les condors royaux dévoreurs d’âme sont vraiment intéressant ! Que peuvent-ils faire d’autre ? A demandé Sakuro.
- Eh bien … Ils ont beaucoup de particularité … Mais il faut savoir que leur nom « dévoreur d’âme » est fondé sur de fausses accusations … Si cet animal pouvait dévorer les âmes, il aurait été exterminé depuis longtemps. En raison de sa réputation, de son habitat … Voir de son apparence d’oiseau fait de flammes noires … Qui sont en fait des plumes dont les couches extrêmement fines réagissent a la plus petite brise et produise une légère source de chaleur due aux rayons du soleil … Il a été craint. Bien sur je peux vous avouer qu’un condor royal adulte n’atteint normalement pas cette taille … L’influence du bracelet sur l’âme de Zackalamaël a été favorable a son … Enfin au développement de son enveloppe charnelle.
- Tu ne nous a jamais réellement parlé de Zackalamaël … Qui était cet oiseau, pour toi ? Ai-je demandé, curieux.
- Le bonhomme va bientôt se réveiller … Enfin … Pourquoi pas … Zackalamaël et moi avons passé notre enfance en commun …
- Je suis tout ouïe. Ai-je murmuré, souriant.

- … Soit. Comme tu le sais, je suis né au royaume Innocent, côté sud. Un peu au nord du royaume, situé à l’extrême sud du continent, se trouve un village appelé « Nocturne ». C’est un village qui aurait pu être sympathique, si les émissions des nombreux volcans aux alentours n'enveloppaient pas la zone d’un perpétuel nuage sombre qui a donné la réputation a Nocturne d’être dans un crépuscule perpétuel. Puis, à côté de Nocturne … Il y a cette forêt … La forêt Glaük. Cette forêt, proche du plus gros volcan, Magside, est constamment entourée des projections de fumée de la montagne. Ce qui donne une impression de nuit éternelle … Tu comprends donc bien que pour un touriste, ces endroits ne sont guère accueillants … Et à l’intérieur de la forêt Glaük vit une espèce : Le condor royal dévoreur d’âme. Si nous, habitants, savons que la forêt n’est pas dangereuse, nous émettons des réserves quant aux condors royaux dévoreurs d’âme. Du moins … les autres. Je n’étais alors qu’un enfant quand un reptile dont j’ignore l’espèce m’a attaqué dans la forêt. Jusqu’à ce qu’un condor royal dévoreur d’âme s’interpose entre la bête et moi. Un combat s’était alors engagé, et bien que le reptile fut chassé, le condor, lui, a succombé à cause des multiples morsures, que je présumais empoisonnées … Je me suis approché de la bête, qui me fit un signe du bec vers un arbre … Un grand arbre. Je l’ai regardé et, après m’être concentré, j’ai entendu un petit piaillement. J’ai tant bien que mal escaladé l’arbre. A mi chemin se trouvait un nid … Un nid fait de branches noires. A l’intérieur se trouvait un oisillon. Un bébé condor royal dont les plumes n’avaient pas encore toutes poussées. Je m’étais alors demandé si le condor qui m’avait protégé était sa mère … Mettant l’oiseau dans la doublure de mon blouson, en faisant parfaitement attention, j’ai descendu l’arbre et me suis précipité chez moi. La maison était vide et le condor piaillait librement. Je ne savais pas du tout comment m’en occuper, et encore moins comment le cacher à mes parents. Un livre dans la bibliothèque m’expliqua que les condors royaux se nourrissaient exclusivement de fruits propres à la forêt Glaük. J’y suis retourné et j’ai pris des fruits, que j’ai coupé en morceau et écrasé, pour les donner à l’oisillon. J’étais très jeune à l’époque, et c’était bien plus compliqué que lorsque je le raconte aujourd’hui, avec le recul d’un adulte en bonne et due forme. Et je n’ai tenu que trois jours comme ça. Les piaillements se sont fait de plus en plus intenses, malgré que je suive les instructions du livre à la lettre, pour la simple et bonne raison que les plumes poussaient et que l’oiseau semblait en ressentir la douleur. Ma mère fut la première à me surprendre avec « Zack ». Je me souviens encore du cri d’horreur qu’elle avait étouffée, pour ne pas me choquer. Je me souviens aussi de la manière dont elle avait voulue se débarrasser de l’oisillon, … Malgré mes pleurs déchirants. Mais ma résolution fut bien plus forte et son instinct maternel prit le dessus … Et pour la première fois dans l’histoire de Nocturne, une famille avait décidé d’élever un condor royal dévoreur d’âme.


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Dim 5 Fév 2012 - 11:56
MDR LE COUP DE LA BANQUE ! Mais ça m'a trop fais penser à Harry Potter.

J'ai encore plus aimé ce chapitre que l'autre, car y a un condensé d'action à l'intérieur de celui ci c'est fou o_o on s'ennuit pas à lire une seule seconde.

Citation :
Les Alchemists étaient des gens qui arrivaient à moduler la structure d’une fusion pierre-alliage pour créer une arme ou exploiter les ondes krystoïdales desdites fusions. Le livre trouvé au château de Miliana en faisait également mention. Des souvenirs de Vlad transformant la clé du destin en lance me sont aussi réapparus.

Je ne sais pas si ce petit rappel est volontaire, mais je salue l'initiative comme c'était ce que j'avais relevé qu'il manquait sur mon dernier commentaire (bien que je sais que tu as écris ça bien avant).

Je me suis vraiment marré pour le coup de : «J'’ai commencé a penser que nous avions plus de chance d’être discrets en montrant notre clé à tout le monde plutôt qu’en tentant de la dissimuler. » mais vraiment j'ai ris quoi xD. Quant à l'histoire de Zack j'ai pas grand chose à dire dessus, c'est appréciable d'en savoir plus sur ce perso.

C'est excellent j'en redemande encore.
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Dim 5 Fév 2012 - 12:01
Wah j'suis content que ça t'ait plu ! Et j'avais bien pris en compte ton commentaire mais cette citation avait été écrite dès le début =D


L'histoire d'Hamed est longue mais assez sympatoche, je crois que le prochain chapitre finalisera le flashback. La suite très bientot !

Je précise que niveau écriture je n'en suis qu'au chapitre 5. XD
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Lun 6 Fév 2012 - 19:36
Allez, chapitre trois !



Désolé s'il a l'apparence d'un gros bloc mais c'est un épic dialogue géant ... XD


Pour ce qui est de la mise en forme : Nintendo World pue =D



CHAPITRE 3 :


- Ça n’a pas été trop difficile de cacher l’oiseau aux autres ? Ai-je demandé.
- Oh si. Et nous ne l’avons pas caché plus d’un an. Laisse moi t’expliquer … Zack grandissait chaque jour, semblant avoir choisi ma mère comme mère adoptive , ce qui plaisait à ma génitrice, d’ailleurs. Toujours aux petits soins en ce qui concernait Zack, je m’étais moi-même surpris à le considérer comme un petit frère. Un condor royal dévoreur d’âme peut vivre environ trente ans avant de s’éteindre, ce qui m’avait donné une idée de son espérance de vie. Mon père était revenu de son expédition, entre temps, et avait accueilli l’oiseau comme un membre à part entière de notre famille. Il me semblait tout à fait logique d’avoir un tel animal comme animal de compagnie, mais mes parents me répétaient sans cesse de ne jamais en parler. Bien sur je ne comprenais pas pourquoi, et mes gamineries l’avaient emportées sur ma morale. Alors que je n’avais que dix ans, j’ai emmené a « La journée des talents » mon condor, car je lui avais appris a piailler l’hymne du continent Innocent. La surprise fut de taille, et mes remords tout autant … En effet j’étais probablement le seul enfant de Nocturne à considérer la possession d’un bébé condor en pleine croissance comme tout à fait normale. Je me suis fait sévèrement réprimander par mes professeurs … Par mes parents pour leur avoir désobéi … Puis je fus insulté par mes camarades, dont les railleries de leurs parents devenaient leurs propres railleries. « Condor dévoreur, condor dévoreur, vide, vide comme une carcasse morte … Agent du diable emplumé tu es, Hamed est manipulé ~ » était la petite comptine que mes camarades de dix ans avaient écrits sur moi, en prenant les mots de leur parents, et dont ils n’en comprenaient que le quart. Si les mots ne m’affectaient pas, la sensation de savoir Zack indésirable fut plus forte que tout. Prit d’une peur panique de l’école, je n’ai plus suivi les cours pendant un an, me renfermant entre les livres d’archéologie et Zack. Mes parents protestaient, mais je ne les écoutais pas. Ils savaient aussi que se débarrasser de Zack signifiait se débarasser de moi, tant j’étais attaché à l’oiseau. Un psychiatre était venu me voir, m’expliquant que certains animaux doivent retourner à la liberté … Et bien que Zack semblait heureux, je me suis résigné au bout de quelques semaines, et je l’ai … monstrueusement abandonné … dans la forêt. Les années passèrent et le souvenir de Zack devint vague. Vague au point que son nom lui-même me semblait étranger … Je n’arrivais plus à m’en souvenir. Les railleries se turent quelques temps, mais au fil des ans, certains gamins étaient devenus plus … violents. J’ai très mal vécu mon adolescence, appelé « Carcasse vide » à longueur de journée, sans jamais en avoir réellement compris le sens. Je pense que l'on peut apparenter cela à une sorte de traumatisme, mais je ne suis plus retourné dans la forêt Glaük depuis bien longtemps … Et vint le jour de mon anniversaire … J'avais alors dix sept ans, comme toi actuellement. Mon père avait ramené d'une de ses expéditions un bracelet en bronze. Celui que je porte au poignet. Les études de mon père étaient intéressantes mais je ne souhaitais pas réellement en faire mon métier … J'étais quelqu'un de libre et de fermé sur moi même à la fois … C'est plutôt paradoxal mais disons que j'échappais au monde réel par le biais de l'imagination, tout en m'y rattachant grâce aux livres présents dans ma bibliothèque, sans nécessairement avoir besoin de contact humain. Lors de ces années, une chose essentielle manquait à ma vie, mais je n'arrivais pas à déterminer de quoi il s'agissait, ayant progressivement effacé les souvenirs de Zack de mon esprit. Ce n'est que deux ans plus tard qu'un événement vint perturber la tranquillité de Nocturne. Comme je te l'ai dit, la forêt Glaük est réputée pour ses nombreux reptiles. Mes années de dix sept à dix neuf ans furent favorable à mon développement … Le contact avec d'autres personnes s'était révélé nécessaire au bout d'un certain temps, et mon surnom s'envola de lui-même, étant relégué au rang de légende urbaine. Alors que je sortais de cours …
- A dix neuf ans ? Ai-je demandé.
- Oui. J'ai redoublé deux fois à cause de ma peur de l'école, qu'est ce que j'y peux ?
- Rien, rien, excuse moi, continue.
- Soit. Je sortais donc des cours quand nous avons entendu, deux amis et moi, un bruit sourd en provenance de la place principale. Quelle ne fut pas notre réaction lorsque nous avons vu les autorités de la ville lutter contre des reptiles qui saccageaient tout sur leur chemin ? Bien qu'effrayé, j'ai eu l'infime temps d'analyser la situation. Et les souvenirs ont commencé à remonter au moment précis … Où je l'ai vu. Un reptile avec une cicatrice à l’œil droite et une partie de l'aileron dorsal déchirée … C'était le reptile qui, des années plus tôt, avait tué la mère de Zack. Absolument tout m'était revenu d'un coup, et comme un ascenseur émotif, je suis passé de la tranquillité au cauchemar, revivant mon traumatisme d'enfance de celui que je considérais comme mon meilleur ami, sauvagement arraché par mes parents. J'ai revu les moqueries, j'ai compris les railleries des parents d'élèves … Je voyais clair. Tout était absolument clair, et le choc fut si violent que je ne pus me résoudre a tomber par terre à genou et à pleurer. Le nombre de reptile augmentait toujours plus, détruisant les bâtiments sur leur chemin …
- A quoi ils ressemblaient ces reptiles ?
- Cherche « Magmiguane » dans ton bouquin de géographie, là.
- Quelque part c'est plus un livre de sciences naturelle qu'un livre de géographie, mais soit.


J'ai ouvert le gomme-bag et j'ai cherché « Magmiguane ». J'ai lu à voix haute, après être tombé sur le chapitre correspondant :


« Le Magmiguane est un reptile mesurant un mètre cinquante de long, sans la queue, pour un mètre trente de haut. Ses couleurs rouges et vertes caractéristiques démontrent d'une particularité étonnante à pouvoir résister aux chaleurs extrêmes, allant pour les plus robustes à se tapir dans les cratères d'un volcan. Les glandes présentes dans leur trachée absorbent l'air. Cet air, lancé, s'embrase grâce aux glandes de charbon, et la friction avec l'air pur (non aspiré) provoque une série d'explosion simultanées donnant l'illusion d'un lance flamme. De nature caractérielle, les dents et la langue du Magmiguane sont empoisonnées, cependant le poison peut être extrait et transformé en onguent contre les problèmes de peau (cernes, patte d'oie …). Leur membrane dorsale, s'apparentant à un grand aileron est extrêmement tranchant et peut servir à embrocher les ennemis aériens. En effet les muscles des pattes des Magmiguanes, très puissants, leur permettent de sauter jusqu'à dix fois le saut qu'un être humain normal peut faire."


- Les Magmiguanes sont des créatures fascinantes ! A déclaré Sakuro, retenant toujours le type qui s'était visiblement endormi, deux minutes étant largement passées.
- Fascinantes ou dangereuses, moi je ne les aime pas. Mais je continue : Le présumé chef des Magmiguanes s’était placé devant moi, me toisant au milieu des bâtiments en feu. Je ne saurais dire comment ni pourquoi, mais nous nous étions reconnus mutuellement, malgré les années. Il semblait que si notre rencontre était hasardeuse, le destin voulait visiblement accomplir la soif de vengeance du reptile, blessé par la personne qui m’avait protégé des années plus tôt. Les gens, paniqués, évacuaient, tandis que les forces de l’ordre faisaient leur possible pour arrêter les reptiles. Mes amis avaient bien essayé de me relever, mais impossible. Je ne pouvais tout simplement plus bouger … Regardant le chef des Magmiguanes comme si je regardais la mort dans les yeux. Le reptile a avancé d’un pas … Lourd, soulevant la poussière … Le pas signifiant qu’il allait prendre son souffle pour cracher ses flammes. Mon instinct ultime m’a poussé à crier. Le cri déchirant d’une personne non préparée à la mort. C’est à ce moment là que tout a basculé. J’ai entendu un cri perçant déchirer l’atmosphère. Un oiseau noir et flammes s’est jeté, serres devant, sur le chef des Magmiguanes, et l’a repoussé d’un coup d’aile. L’oiseau, imposant, majestueux, s’est posé entre moi et le reptile, puis a poussé un immense cri. Le cri, de ce que je me souviens, a envoyé des ondes, qui ont paralysé tous les reptiles présents dans la zone. Tous sont tombés. J’ai regardé l’oiseau dans les yeux … Et j’ai compris … Compris que Zack était de retour. Je l’ai enlacé, le remerciant de tout mon cœur … Quand soudain … L’oiseau se tut … et tomba au sol, devant moi. Derrière lui se trouvait un homme … Un policier … Qui traita Zack de monstre, de dévoreur, de maudit … « De maudit ». Il m’a fallu quelques secondes pour réaliser l’ignominie de ce geste … Une seconde pour tomber à genoux, une fois de plus … Une seconde pour prendre le bec de l’oiseau au creux de mes mains … Une seconde pour ressentir toute la rage qui m’habitait … Une seconde pour voir mon bracelet briller intensément … Et une dernière seconde pour voir l’âme de Zack fusionner avec le bijou, qui se mit à luire de toute ses forces. J’ai ressenti une énergie que jamais je n’avais ressenti jusqu’à présent. Un flash blanc m’a aveuglé … Puis je me suis envolé.
- Envolé ? Ai-je demandé.
- Oui. Je ne l’ai pas compris de suite, ennivré par la rage qui m’habitais, mais je battais effectivement des ailes. Et je peux te jurer sur ma vie que ces ailes, je ne les avais pas une minute auparavant. Bien sur j’ai fonçé en direction de Bazzer, à l’instinct. J’ai parcouru le ciel des heures, des jours … Avant de réellement me poser et de comprendre que je n’étais plus Hamed, mais Zack.
- Je comprends … C’est donc pour ça, le pouvoir de ton bracelet. Mais pourquoi « Zackalamaël » ?
- Parce que Miliana a une adoration pour les noms longs et tordus … Mais je n’aurais jamais prédit qu’il y ait « Zack » dans mon prénom d’animal de compagnie.
- C’est une histoire vraiment interessante ! Votre bracelet doit être spécial ! A déclaré une voix.


Nous nous sommes retournés en direction de Sakuro. L’homme qu’il tenait dans ses bras tentaculaires s’était reveillé, et avait écouté une partie de l’histoire, à priori. Hamed l’a regardé et a porté la main à son bracelet, comme pour le protéger. Mefiant, il a par la suite passé la manche de sa veste sur son bijou. Quant à moi, je me suis contenté d’observer le vieil homme, dont le turban lui réduisait fortement la tête, puis j’ai réalisé qu’il n’était pas emprisonné par hasard, et je me suis mis à crier :


- Oh, ouais … Mais pourquoi vous m’avez aggressé sans raison, vieux fou !?
- Pourquoi l’avez-vous ? Pourquoi l’avez-vous, cette clé ?! A rétorqué l’homme en se débattant.
- Mais parce que ça ne vous regarde absolument pas !! Ai-je répliqué sèchement. Et puis de toute manière, on va vous relâcher et basta.
- Non, attends Gozen, a demandé Sakuro, cet homme a su qu’il s’agissait de la clé du temps, simplement en la touchant … Ca ne t’interpelle pas ?
- … Maintenant que tu le dis. Comment vous avez fait ça, vous ?
- Libérez moi et je vous expliquerai.
- Sakuro, libère le monsieur, s’il te plait, ai-je demandé.
- Si tu veux.

Sakuro relâcha son emprise sur l’homme, qui tomba à genoux, par terre. Lâchant un juron dans une langue incompréhensible … S’il s’agissait réellement d’un juron … Il s’est retourné vers nous et a longuement observé Hamed, qui s’est senti gêné. L’homme a pris un morceau de papier, a gribouillé une sorte d’adresse, et a déclaré :

- Mon nom est Osh Fosh. Venez à cette adresse ce soir … J’ai des choses à dire au détenteur du bracelet.
- Oh cool, pour une fois que les informations ne sont pas pour moi, ai-je murmuré.

L’homme est parti sans demander son reste, en direction de son étal, dans l’avenue marchande de Mind. Nous nous sommes regardés. Sakuro a émis l’hypothèse de rejoindre nos compagnons, où qu’ils soient allés. Hamed et moi avons aquiéscé. L’androïde a ouvert son bras, pour dégager un moniteur, dont le clavier était tellement fin qu’il a fallu que Sakuro déplie ses doigts pour sortir de fines aiguilles destinées uniquement à taper sur le clavier. Ce moniteur, je l’avais déjà vu lors de notre escale à Nondöm, et j’ai trouvé, cette fois, que D. Nosfrat avait bien fait son travail, dans la conception de Sakuro. Une carte holographique est sortie de l’écran, mis à l’horizontale, montrant toutes les rues et avenues de la ville. Mind avait une conception vraiment étrange … Si toutes les villes d’un pays pouvaient prétendre croissantes en terme de superficie, ce n’était plus du ressort de Mind, totalement enfermée dans un rectangle de remparts anciens. Voilà comment la ville était faite :


Aussi étrange que cela pouvait paraître : Mind avait la forme d’une clé comme la clé du temps. Une énorme branche qui finissait sur un cercle tout aussi gros, et trois chemin qui partait vers le nord, le nord ouest et le nord Est. Une sorte de clé du temps en forme de trident, protégée par des remparts. Ces quatre branches étaient donc étonnement grandes et constituaient les quatre avenues principales de la ville. Nous étions dans la branche nord Est, l’avenue des antiquaires, qui débouchait sur une montagne nommée « Cactus Mountain ». Le chemin nord : Black Sun Way, débouchait vers une ville nommée Mirage, quelque peu a l’Est d’Elegant Highway. Quant à la troisième branche nord, elle semblait déboucher sur une ville nommée Bell, bien plus petite. Bien entendu Mind ne se limitait pas qu’à ses quatre branches, ainsi il y avait Intra-muros un nombre considérable de rues, ruelles et allées. C’était eminement plus grand que Pumpkin Hill, et peut-être même plus grand que Bazzer. Pour ce qui était du cercle principal, il s’agissait d’une immense place, couplée par un tout aussi immense trafic routier … 8 voies, à priori. C’était une sorte de rond point, mais de la taille d’un petit village. Il y avait des ponts pour rejoindre le centre de la place ou les ruelles et commerces sur la bordure du rond point, tandis que les véhicules passaient sous les ponts sans souci. C’était bien fait, mais je trouvais toujours cet endroit dangereux. En outre la banque Atlas se trouvait vers la branche Nord, en bordure du rond point à huit voies. Pour ce qui était de nos compagnons : Ils se trouvaient à Hypnosis Way. Ne voulant pas nous faire remarquer, nous avons décidé de rejoindre l’avenue à pied. Cela nous a bien pris une heure. La journée était bien avancée, par ailleurs. J’ai failli me faire écraser à trois reprises, car je n’étais absolument pas habitué à un tel trafic routier. J’imaginais aisément les habitants de Mind s’énerver au volant … Tout ce que l’on pouvait dire était que malgré son nom, la ville n’était pas vraiment calme.


Arrivé à l’entrée d’Hypnosis Way, je me suis demandé pourquoi l’avenue portait un nom aussi étrange. Il est vrai que j’aurais pu m’en préoccuper plus tôt, mais j’étais bien trop occupé à réfléchir sur cette histoire de fortune laissée par mon demi frère sadique. Le fait étant que la discussion de mi journée m’était revenue en tête : Celle où Hamed m’avait expliqué qu’il existait dans la ville une sorte de centre d’hypnose … Etait-ce ce qui avait interessé Vlad ? J’ai haussé les épaules et nous nous sommes engagés dans l’avenue, bien moins bondée de monde qu’Old Way. Le soleil commençerait à se coucher sous peu, il semblait donc nécessaire de trouver mon frère et les jumeaux avant la nuit, puis d’aller rencontrer ce fameux Osh Fosh, car Hamed y tenait. Pour ce qui était du Camp-Cube … Une nuit à l’hôtel, cette fois, serait plus interessante … Le Camp-Cube était fait pour la nature sauvage, je me voyais mal camper au centre de la place de Mind.
Hypnosis Way ressemblait beaucoup à Old Way, a cette différence qu’à la places d’étals se trouvaient une série d’hopitaux, de centres en tout genre et qu’au bout il y avait un grand bâtiment blanc. C’était ce bâtiment plus que le reste qui m’interpellait. En fait c’était ce principe de centre d’hypnose qui me laissait perplexe. Par ailleurs j’ai pensé quelques secondes qu’y rentrer n’était peut-être pas une bonne idée, en tant que criminel notoire … Mais je n’y fis pas cas. Retrouver Vlad et les jumeaux semblait plus important. Hamed a souligné, pendant le trajet, l’importance des téléphones portable dans ce genre de situation. J’ai voulu préciser qu’on était pauvres, mais la fortune d’Harano m’avait empêché de clairement le dire. D’ailleurs, j’hésitais même à l’utiliser. N’ayant pas encore la carte Atlas, Hamed s’est proposé de nous avancer l’hôtel pour cette nuit.
Hypnosis Way était bien plus grand qu’Old Way, en terme de distance, mais ce n’était pas déplaisant, compte tenu du silence qui y régnait. La plupart des centres étaient fermé. Ils fermaient tôt, cela allait sans dire … Il devait être dix huit heures, tout au plus. Après quelques temps de marche, l’entrée de bâtiment blanc était visible, ainsi que trois personnes, assises devant. Shin, Vlad et Lucio se reposaient sur un banc à côté de l’entrée. Nous avons couru pour les rejoindre et, aussitôt fait, nous leur avons expliqué notre petite altercation avec Osh Fosh. Vlad a pris la parole :

- Zenzen … Est-ce une bonne idée d’aller voir un homme que l’on ne connait pas, comme ça ? Et si il voulait te voler la clé du temps, qu’est ce que l’on ferait, nous ?
- Il ne pourrait pas me la voler, je te rappelle. Et puis il a peut-être des informations sur la clé du destin …
- Oh ! En parlant de la clé du destin, nous, nous avons des informations ! A déclaré Shin, en tailleur sur le banc blanc.
- Dans le centre d’hypnose, vous avez réussi a trouver des informations ? La probabilité n’est pourtant que de quinze pour cent, a murmuré Sakuro, en tapotant sur le mini ordinateur présent sur son bras gauche.
- Eh bien … C'est-à-dire que le patron du centre pense que le maire à des informations … Cependant ledit maire n’est pas sur Mind, en ce moment. On lui a bien demandé où il se trouvait mais le patron a insisté pour te rencontrer, Gozen, avant de nous dire ce qu’il sait, a répondu Lucio.
- Me … rencontrer ? Ai-je répété. Mais pourquoi ?
- C’est un peu compliqué … Disons que ton statut de « criminel » fait qu’il s’est intéressé à toi … Mais il nous a promis qu’il ne tentera rien … Tu veux y aller ? A demandé Vlad.
- Je … suppose que je n’ai pas le choix, ai-je rétorqué.
- Tu supposes bien, en route ! A tonné Lucio, en se relevant.

Nous nous sommes enfoncés dans le grand bâtiment blanc qu’était le centre d’hypnose de Mind. Chaque pas me rappelait que je m’empêtrais dans une situation que je n’allais pas réussir à contrôler. Quoi de plus désagréable ?
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Lun 6 Fév 2012 - 20:36
J'ai pas très bien compris le découpage du chapitre 2-3, pourquoi le couper en plein milieu d'un dialogue ? C'est assez maladroit ._. .

En tout cas je me rappelle de ce passage que tu m'avais montré concernant les Magmiguane, c'est bien décrit, et ce chapitre est d'ailleurs placé principalement sous la description. Donc pour l'instant mon préféré c'est le précédent. Ce Osh Fosh m'intrigue...Je suis sûr qu'il y a un gros truc qui se prépare. Hâte d'en savoir plus ~.
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Invité a écrit :
Lun 6 Fév 2012 - 20:48
Ben disons que si javais pas découpé le chapitre ferait 20 pages, ce qui craint fortement par rapport aux autres =D
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Jeu 15 Mar 2012 - 9:48
Bonjour à vous !

Ca fait longtemps, hein ? :hap:

La différence entre le tome 1 et le tome 2 ...

Le tome 1 j'avais tout écrit et je copiais/collais quand j'avais le temps.

Maintenant j'écris au fur et a mesures, ce qui me permets d'avoir vos impressions en direct.

C'est très stressant.

Mais vous voulez la suite, je le sais. Ou alors Link veut la suite, éventuellement \o/ C'qui fait déjà un fan *o* ... Vu que Junior est en plein déménagement x)



Allez !


CHAPITRE 4 :


Le centre d’hypnose ressemblait à l’aile postale d’A.R.K : Ces tons d'hôpitaux, totalement blanc, mais les tuyaux en moins. Il n y avait pas âme qui vive dans le hall, mais j’entendais clairement des bruits de pas résonner dans les couloirs adjacents. Cet endroit me mettais mal à l’aise. Je ne savais pas si c’était à cause du fait que j’avais un avis de recherche, ou parce que l’ambiance générale me rappelait ma mère … Mais je ne désirais pas rester plus longtemps ici. Seulement retrouver la clé du destin était la priorité, aussi je me suis raclé la gorge et j’ai avancé. Le bâtiment était sur quatre étages, et le directeur du centre se trouvait dans un bureau du dernier étage. En un coup d'ascenseur s’était réglé. C’est ce que j’aurais dit si ce dernier n’avait pas été en panne. Il fallait donc traverser le centre de part en part. Couloirs, escaliers, escaliers puis couloirs. Et puis pourquoi pas ?
Au fil de notre traversée je ne pouvais m’empêcher d’imaginer la tête de fou que devait avoir le directeur du centre. J’imaginais aisément un homme protubérant, bourru, avec un costard trop petit, un pantalon marron, chauve ou presque, avec des lunettes ronde et une grosse barbe grise. Il aurait un rire gras et des mains pas vraiment propres, et essaierait de m’ôter la tête pour explorer les tréfonds de mon cerveau, en se servant d’une montre dorée. Niveau caricature je ne pouvais pas faire mieux. Le rez de chaussée était vide. L’étage numéro un déjà moins. Un long couloir rempli de portes. Une ou deux personnes se trouvaient dans le corridor. Le temps de me retourner et je voyais Shin jouer au shifumi avec un type d’un mètre quatre-vingt dix, baraqué comme pas permis, dos vouté et en déambulateur. Shin expliquait à l’homme que « non, le puits ne compte pas parce qu’il est trop fort ». J’ai bien cru que l’homme allait frapper l’ange, mais il s’est retenu. Fait étrange, j’ai ressenti un frisson lorsqu’il est revenu à la raison. Aussitôt le « gentil monsieur » rentré dans sa chambre que d’autres sortirent. Certains semblaient comme zombifiés … Ou plutôt comme « vides », d’autres étaient en pleine forme … Mais ils avaient tous ce point commun : Leur tête ne me revenait pas. Je sentais en eux une méchanceté sans nom, malgré leurs sourires ou leurs regards qui démontraient clairement qu’ils étaient totalement perdus. Nous avons pris les escaliers et avons atterri à l’étage deux. Une sorte de réfectoire. Tandis que certains mangaient, d’autres se faisaient hypnotiser pendant leur repas. C’était assez drôle d’un certain côté : Ils étaient là, les infirmiers, avec une sorte de montre non dorée mais argentée, et ils la faisait basculer de gauche à droite en murmurant des mots incompréhensibles. Incompréhensibles pour moi, en tout cas. Sakuro observait la scène et prenait des notes. Lucio se moquait et Hamed se sentait mal. J’ai donné une petite tape dans la tête du démon. S’il se moquait pour eux, je n’imaginais même pas sa réaction si moi j’étais à leur place. A partir d’ici, l’ascenseur a fonctionné. Nous l’avons donc pris. Et plus il montait, moins je me sentais à l’aise. Une vive douleur au ventre … Une sensation de froid. Mélange fort intriguant entre le stress et la tourista.
Secouant vivement la tête, j’ai suivi mes compagnons lorsque la porte de l’ascenseur s’est ouverte, en regardant les chambres autour de moi. Un cri d’effroi, venant d’une salle à ma droite, m’a fait sursauter. Hamed aussi avait sursauté. Vlad et Sakuro n’en avaient absolument rien à faire, et même s’ils le cachaient, je voyais parfaitement que les jumeaux étaient aussi mal à l’aise que moi. Je ne comprenais pas. L’hypnose n’était pas douloureuse … Non ? Vlad m’expliqua que, selon lui, c’était les variations entre la prise de conscience, le retour à la réalité et les douleurs psychologiques du subconscient qui produisaient cet effet de torture, car aucune médecine n’était sans douleur, même la plus innocente, et c’était là la preuve qu’elle fonctionnait. Et puis en ce qui concernait Shin et Lucio … Venant d’Askaär, village vieux de mille ans paumé dans une chaîne de montagne de six cent km², ce genre d’endroit devait être insoutenable pour eux … Il l’était d’autant plus pour moi que je détestais la souffrance des autres, à défaut d’être indifférent aux personnes souffrantes elles-mêmes.

La porte du fond, qui était encore plus blanche que le reste, si cela était possible, possédait la même petite vitre que les autres portes, à ce seul défaut que des volets horizontaux, probablement en plastique, cachaient la vue. Une plaque en or se trouvait sur le porte, en dessous de la vitre. Sur la plaque était écrit :

« S. Maiden »

« Maiden » ? Voilà un nom qui ne collait pas vraiment à la tête de la personne que j’avais imaginé. Mon stress avait augmenté, devant la porte du directeur, et j’avais tenté de toquer mais sans réussir. C’était difficile, tant j’étais certain que j’allais me faire aspirer dans cette salle et que je n’allais plus jamais en ressortir. Sakuro, voyant ma gêne, toqua pour moi. En temps normal je l’aurais remercié … Là, j’ai eu envie de l’étriper.

Une voix, bien plus douce que dans mon imagination (placer ici un arc en ciel), a comme murmuré le mot « entrez ».

Je suis donc entré. Enfin … C’est plutôt Lucio qui m’a poussé parce que je gênais le passage. Trébuchant, je suis tombé à genoux au milieu de la pièce. Une main, tendue, m’a proposé de m’aider à me relever. J’ai agrippé ladite main et j’ai relevé la tête. Un homme se trouvait devant moi, souriant. Il avait l’âge d’Harano, voire un peu moins, des cheveux bruns, courts et en bataille, mais surtout de magnifiques yeux argentés et un sourire rayonnant. Il portait une chemise blanche, fermée et rentrée dans un jean tout ce qu’il y avait de plus banal. Une belle cravate noire et libre était aussi présente. C’était lui, le directeur du centre d’hypnose ? Je n’en croyais pas mes yeux. Ma vision du directeur chauve et barbu avait totalement été détruite, et le dénommé Maiden m’avait, en un regard, totalement mis en confiance. L’homme, plus grand que moi, se mit à mon niveau en s’asseyant sur son bureau et a déclaré en m’observant :
– Tu es donc Jonathan Gozen ?
– C’est bien moi …
– Je suis … Sebastian Maiden, le directeur du centre d’hypnose de Mind.
– J’avais compris, ça … Mais je ne compte pas être le sujet de vos expériences, est ce bien clair ?
– Calme toi … Tes amis m’ont expliqué … pourquoi tu es recherché. Je ne ferai rien. Cela se voit que tu n’as pas mauvais fond.
– … C’est déjà ça de gagné. Mais je ne crois pas être là pour ça … D’ailleurs Vlad, pourquoi on est là ?
– Nous sommes devant cet homme car il connait le maire de Mind, et que ledit maire de Mind possède peut-être des informations sur la clé du destin, a répondu Vlad en jouant avec un sablier posé sur le bureau.
– « Peut-être » ? C’est totalement hasardeux comme quête. Enfin … Au moins nous voyons du pays. Monsieur Maiden … pouvons nous savoir où se trouve le maire de Mind, s’il vous plait ?
– Je vais vous le dire, mais avant cela j’ai une petite question à te poser …

Et là j’ai clairement senti qu’il allait me poser une question sur la clé du temps. Cela paraissait tellement évident que je n’ai même pas pris le soin de la rentrer dans ma chemise, comme à mon habitude. Mais … Aussi paradoxal que cela fut, il ne m’a absolument pas parlé de l’artefact, contrairement à Osh Fosh. Sa question a été bien plus troublante :

– Petit … Sais tu quelque chose au sujet du « Pouvoir de la réflexion » ?
– Le … Le pouvoir de la réflexion ? Ai-je balbutié.
– Je vois … Tu ne sais rien. Dommage, en voyant ta clé j’aurais cru … Mais … Laisse tomber. Le maire de Mind, Auguste Calm, se trouve actuellement chez le maire de Bell, la ville voisine, dans le bord ouest du continent. Cela devrait être … A une petite journée de marche. Allez à la mairie et demandez à rencontrer Auguste Calm, de la part de « Maiden » … Si les employés de la mairie de Bell sont de bonne humeur à ce moment là, ils vous laisseront entrer dans les quartiers privés. Sinon … Bonne chance.

J’ai remercié Sebastian pour l’indication et me suis tourné vers Hamed … La prochaine destination concernait Osh Fosh. Sakuro avait mémorisé son adresse. Il habitait dans une ruelle à l’Est. Comme vous le savez, Mind, avant d’être complexe, est surtout un immense carré. Il fallait donc aller sur le segment de droite et chercher dans les ruelles autour. Plus facile à dire qu’à faire. Nous sommes sortis tranquillement, prenant l’ascenseur jusqu’au deuxième étage puis descendant les escaliers. En me tournant vers Lucio, je l’ai vu croquer dans une belle cuisse de dinde. Je l’ai regardé en levant un sourcil, et il m’a répondu « Te fais pas de bile, il s’en souvient déjà plus. ». J’ai murmuré un petit « Okay … » et je suis sorti du centre en premier. Le soleil était presque totalement couché. Impossible de dire combien de temps nous étions restés dans le bâtiment, mais le temps que nous arrivions chez Osh Fosh, il ferait déjà nuit. Je voyais Hamed sourire, au fil du chemin. Il ne le disait guère, mais cela se voyait qu’il était heureux. En revanche la marche était étrangement silencieuse. Aucune appréhension, pour une fois, mais tout simplement rien à se dire. D’un côté j’espérais que ce ne soit pas tout le temps comme ça … Et puis j’ai pensé à quelque chose qui ne m’avait jamais trotté. Vlad est mon frère, Sakuro mon ami depuis que j’ai brisé son code, Hamed nous suit de bon cœur, ce qui démontre une certaine affection de sa part … Mais je n’avais jamais réellement eu le ressenti des jumeaux par rapport à notre relation. Nous avions vécu des choses, mais peut être pas assez fortes pour nous considérer comme des amis. Après tout ils n’étaient là que pour les clés, et plus précisément parce qu’ils étaient reliés à la Clé du temps. Il fallait le dire … Si eux et moi étions amis, il semblait clair qu’on avait aucun sujet de discussion … Là était la différence avec, je ne sais pas moi, Melvin peut être. Je voulais leur poser la question mais ce n’était pas le bon moment. D’ailleurs, je ne savais même pas si la question était envisageable. Le social n’avait jamais été mon truc, et j’étais surtout fort pour y mettre un terme. J’ai soupiré. A l’entente de ce dernier, Shin et Lucio se sont retourné. L’ange souriait, le démon ne disait rien. Je leur ai souri à mon tour, mais peut être trop discrètement pour que ce soit perçu. Vlad, qui sentait qu’une tension commençait à poindre, entama la discussion :

– Dites, je viens de me souvenir du bâton qu’on a donné à Gozen quand il a voyagé dans le temps. Vous aviez l’air de le connaître, tous, mais moi je ne l’avais jamais vu.
– Il s’agit du sceptre d’une ancienne collègue. Une jeune femme nommée Miliana. A expliqué Hamed.
– Qui est, entre autres, une des créatrices de Sakuro. Ai-je murmuré. Un murmure presque inaudible.
– Miliana ? Jamais entendu parler.
– T’as rien perdu, Vlady. A déclaré Lucio.
– Ah ça je dois le reconnaître, elle était totalement givrée, la magicienne. A murmuré Shin.
– Pas givrée, possédée ! S’enquit Hamed. Si tu veux, Vlad … Au sommet de la montagne de Pumpkin Hill se trouvait la résidence d’une ancienne collègue à moi nommée Miliana. C’est une scientifique s’intéressant à la magie. En outre son grand rêve était d’être une artiste. Elle m’a demandé à ce que je l’aide à trouver une Topaze jaune spéciale pour qu’elle perfectionne un sort de fabrication de statues … Un sort qui permet de prendre un rocher et de le transformer en statue de son choix, simplement en imaginant le plan de cette dernière en détail. Mais … Eh bien … Disons que la topaze a prit le contrôle de son corps et que ça a foiré.
– Oh. Et pourquoi c’est nous qui avons le bâton de la vieille folle ? A demandé Vlad, perplexe.
– Après notre passage dans son château, j’ai pris les fragments de la Topaze pour l’étudier, et je l’ai reconstituée et replacée sur le sceptre, tout en prenant le soin d’extraire l’élément magique qui a nuit à Miliana. Je comptais rendre le bâton à ma collègue une fois qu’elle serait sortie de prison, mais Gozen m’a embarqué entre temps. J’ai d’ailleurs payé la caution de Miliana … Elle doit être en route pour chez elle à l’heure qu’il est.
– Oh, elle est retournée au château ? A demandé Shin.
– Non non … Sa résidence principale se situe quelque part en Elegant. Donc nous passerons lui rendre son sceptre, si nous avons l’occasion.
– Pas de soucis, ai-je répondu. J’espère simplement qu’elle ne nous en veut pas trop.
– Ça … Je ne peux pas le dire.
– Nous sommes bientôt arrivé. A déclaré Sakuro.

Vlad, heureux d’avoir été mis au parfum, marcha un peu plus vite. J’étais moins stressé pour Osh Fosh que pour Maiden, bien que ledit vieil oriental avait tenté de m’étrangler parce que je possédais la Clé du temps. C’était un ressentiment assez étrange que j’avais à ce moment-là … Un mélange entre le pardon et l’incompréhension constante, qui ne pourrait être assouvie que lorsque j’aurai passé la porte de sa maison. Il y avait pas mal de circulation dans les rues de Mind. Moins qu’à Bazzer, mais la ville restait animée. Nous nous sommes d’ailleurs arrêtés pour manger une glace, entre temps. Je devais le reconnaître : C’était une belle ville, et je m’y sentais bien. Bell était sur le chemin d’Hypnosis Way. Dommage pour Black Sun Way, l’avenue du milieu … Elle n’avait pas l’air bien intéressant mais j’aurais souhaité la visiter malgré tout. Je me suis alors souvenu de la carte Atlas … Ça aussi, c’était vraiment important. Comme la somme qui se trouvait dans mon compte.
Le temps passa et nous avions traîné, entraîné par le rythme nonchalant de Mind. La nuit était tombée et malgré qu’il fût tard, nous n’avions même pas pris le soin de nous offrir un bon repas. Peut être que nous en aurions un à l’œil chez Osh Fosh. J’ai souri à cette idée. La nourriture et la douche étaient meilleures chez les autres, de toute manière. On remerciera le manque d’argent … Même si actuellement ce n’était plus une excuse viable. Empruntant les dernières ruelles, bien moins animées, nous avons atterri devant la porte du vieil oriental. Il s’agissait d’une sorte de vieille maison sur deux étages, aux tons d’appartement. Comme s’ils avaient pris une maison de village datant d’il y a quarante ans, et qu’ils l’avaient mis en plein milieu d’une ville. En attendant, Hamed a toqué. On a entendu une voix, presque inaudible, puis un bruit fracassant. Shin a murmuré « Je crois qu’il est tombé. » … Lucio a ri, bien évidemment, puis la porte s'est doucement ouverte, découvrant un homme chétif, torse nu, avec un turban sur la tête. Celui-ci nous fit un grand sourire et nous invita à rentrer. Se sentant comme chez lui, Hamed passa en premier. L'intérieur était un peu plus grand qu'il n'y paraissait, et surtout sur deux étages, en plus du rez de chaussée. Le salon était bien décoré : Des tapis par ci, des pierres par là. Une tapisserie aux motifs exotiques, une petite télé et un canapé qui avait vraiment l'air confortable. Et tout un tas d'autres trucs empilés ça et là. Mon estomac a gargouillé, et Osh Fosh poussa un petit rire. Il se dirigea vers sa cuisine, étonnamment blanche, et sortit de son réfrigérateur des victuailles du genre poulet, haricots, frites et d’autres trucs bons. J’ai souri, et mon ventre aussi a souri. Nous nous sommes avant tout attablé. Osh Fosh discutait cailloux avec Hamed, Shin et Lucio se disputaient une cuisse de poulet, et le reste était parfaitement silencieux. Sakuro, qui n’avait jamais vu une télé de sa vie, zappait les chaînes en prenant des notes. J’ai jeté un petit coup d’œil sur son carnet de note et j’ai vu écrit :

« C’est votre dernier mot, Jean Eudes ? »

Je ne savais pas quel genre d’études l’androïde menait, mais il n’allait clairement pas aller loin avec ce genre d’informations. Souriant, j’ai terminé mon repas. Osh Fosh entama enfin une discussion intéressante avec Hamed, à savoir la raison de notre venue ici. Et l’archéologue posa directement la bonne question :

– Comment avez-vous su pour la clé du temps, vieil homme ?
– Je ne suis pas si vieux. Soixante ans, tout au plus … Compris jeunot ? Et ces soixante années d’expérience m’ont permis d’élaborer un pouvoir intéressant. En tant normal je ne vous en parlerais même pas mais … Vous venez de Nocturne, je me trompe ? Et votre père est un archéologue de renom. De plus vous avez lié une amitié intéressante avec un condor royal dévoreur d’âme.
– Oui mais ça vous le savez déjà, visiblement vous nous avez écouté.
– Certes, mais je sais aussi que tu as … Je me permets de te tutoyer … Que tu as perdu ta première dent à cinq ans, que tu n’as jamais connu le grand amour, que tu t’inquiètes pour une femme nommée Miliana, et que ton père t’as surpris à douze ans alors que tu jouais avec sa mousse à raser.
– … Ça, je ne me souviens pas vous l’avoir raconté.
– C’est exactement là où je veux en venir. Mais tu mérites quelques explications. En premier lieu tu dois savoir que ce dont je vais te parler … Peu de personnes sont au courant. Pour ma part il s’agit d’un secret de famille.
– Pourquoi me le raconter, alors ?
– Parce que grâce à vous tous j’ai vu un artefact exceptionnel, ainsi que son histoire … A savoir la clé du temps. Il parait donc normal que je doive vous récompenser d’une manière ou d’une autre. Mais ne me harcelez pas de questions. Donc, mon cher Hamed, je sais que tu es un archéologue compétent … Et je sais aussi que vous cherchez la clé du destin. Je n’ai aucune information concernant cette dernière, mais je peux vous donner le moyen d’en obtenir.
– C’est cool, ai-je dit, j’attends de voir la suite. Hamed ?
– J’attends aussi ! Répondit l’archéologue. Dites m’en plus, je suis intrigué !
– L’un de vous a-t-il déjà entendu parler du Mantra ?
– Moi ! Je connais ! S’exclama Shin, qui détourna son regard de la télévision. Le Mantra est une catégorie de pouvoir lié à un alliage. C’est une variante très rare des Alchemists. Les Mantramanciens ont accès à un des quatre pouvoirs, mais il faut une aura particulière pour déceler ces pouvoirs … Généralement ça se transmet de génération en génération. Peu de personnes peuvent se vanter de maîtriser un Mantra.
– Si c’est ciblé, laissez tomber, déclara Hamed.
– Oh non, non non non ! Hamed. Le Mantra que je maîtrise … Tu peux le maîtriser aussi. Et je le sais pour une raison … Ton père le maîtrise.
– P … Papa ?
– On ne devient pas un archéologue aussi fort sans un peu d’aide, jeunot. Ton père, tout comme moi, maîtrise de « Mantra de clairvoyance ». Il s’agit d’un des quatre Mantra, dont l’utilité est de connaître l’histoire d’une personne ou d’un objet en le touchant. Cela demande énormément de temps de pratique, mais l’effet n’en est que plus intéressant ! Et … Tu peux le maîtriser.
– Je … ne sais pas vraiment quoi dire, murmura Hamed. Ça explique beaucoup de choses concernant mon père mais je …
– Ce « Mantra » pourrait vraiment servir à trouver la clé du destin ? Demanda Vlad, perplexe.
– Ouais, mais c’est logique. A toucher tous les gens susceptibles d’avoir des informations, plus personne ne saurait nous mentir, expliqua Lucio.
– User son Mantra sur une personne est bien plus difficile que sur un animal ou un objet, expliqua Osh Fosh à son tour. Viens, Hamed, nous allons monter à l’étage, que je te donne les détails qu’il te manque.

Hamed suivit Osh Fosh à l’étage. J’avais décidé de monter avec eux, désireux de comprendre le fonctionnement d’un tel pouvoir. Selon Shin cela se manifestait grâce à un alliage … Comme le bronze ou le fer ? C’était possible.
Montant les escaliers en colimaçon de l’appartement d’Osh Fosh, nous nous sommes retrouvés dans la chambre de ce dernier. Osh Fosh se baissa pour regarder sous son lit, et ressortit un petit coffre. Il ouvrit ce dernier et une sorte d’alliage gris et rose, brillant, était présent. Osh Fosh prit alors la parole, tout en contemplant l’objet.

– Cet alliage est nommé « Fer de Lune » … Il s’agit d’un alliage que l’on ne trouve que dans les mines d’Elegant ... Au plus profond. Les légendes affirmeraient qu’il s’agirait de fragments de météorites, mais de vous à moi, ce n’est aucunement logique. Le Mantra de Clairvoyance se développe chez les gens dont l’aura réagit avec le Fer de Lune. Avant d’être une question de destin, c’est une question d’ondes qui se croisent et répondent par phénomènes Kryptoïdaux-sensitifs. Et pour preuve, la brillance du Fer de Lune démontra que nos deux auras s’entendent avec l’alliage.
– Oh … J’en avais entendu parler, de ce Fer de Lune … Mais je n’en avais jamais vu en vrai. Je dois donc m’en procurer ?
– Oui. Un fragment en résonance avec une personne ne peut être en concrète résonance avec un autre. C'est-à-dire que celui-ci n’appartient qu’à moi ? Je n’aurais voulu m’en défaire de toute manière, bien que mon Mantra soit tellement développé que je n’ai plus besoin de porter ce morceau de fer autour du cou.
– Et … On en trouve où ?
– Dans l’excavation de Bell. Au plus profond. Bell est réputée pour exporter énormément de matériau et de minerai, à travers le continent, et j’ai trouvé mon Fer de Lune là bas. Je ne peux dire s’il en reste, mais sait on jamais. Lorsque tu possèderas un morceau de Fer de Lune, tu devras le raffiner et en faire un lingot. Même un lingot minuscule. Ceci fait eh bien … Transforme le en ce que tu souhaites, ce n’est plus mon affaire. Essaie juste un collier ou une bague. Sache par ailleurs que tu ne pourras développer ton Mantra tant que tu n’auras pas été en résonance avec le Fer de Lune. D’autres questions ?
– Non, je n’ai rien à dire de plus … Quoi que. Si, j’ai beaucoup de questions en fait ! Mais … Gozen, Bell est bien notre prochaine destination ?
– T’en fais pas, vieux, on fera un détour par l’excavation, tu le mérites bien.
– C’est gentil !
– Bon, je vous laisser, j’voudrais pas que Shin et Sakuro s’abrutissent devant la télé toute la nuit.

Je suis descendu retrouver Vlad, Sakuro et les jumeaux. Hamed avait besoin de s’entretenir avec Osh Fosh. Le lendemain je devais récupérer ma carte Atlas, avant que nous quittions la ville. Notre quête allait être énormément facilitée.

Du moins c’est ce que je croyais. Et vous savez comme j’ai le don de me tromper.

En attendant j’ai forcé les autres à monter au dernier étage. Il y avait deux chambres, que nous devions partager. Sakuro avait décidé de rester au salon, pour recharger ses batteries. Shin et Lucio dormirent ensemble, Vlad et moi de la même façon et … Hamed … Je crois bien qu’il s’est endormi dans la cuisine. Il est descendu avec Osh Fosh pour continuer la discussion autour d’un café, puis je me suis endormi sans demander mon reste. J’ai rêvé de Fer de Lune, d’historien zombie et d’Harano à la plage. Ce poulet n’était peut être pas aussi bon que ça.
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Jeu 15 Mar 2012 - 18:20
Bouh y a plus les noms de chapitre foireux que j'aime bien noel .

Petite faute de temps ici :

Citation :
D’un côté j’espérais que ce ne soit pas tout le temps comme ça … Et puis j’ai pensé à quelque chose qui ne m’avait jamais trotté. Vlad est mon frère, Sakuro mon ami depuis que j’ai brisé son code, Hamed nous suit de bon cœur, ce qui démontre une certaine affection de sa part … Mais je n’avais jamais réellement eu le ressenti des jumeaux par rapport à notre relation

Faudrait tout mettre au passé car ça passe mal je trouve.

Sinon, j'ai repéré que tu as fais deux petits résumés (du chapitre précédent ET de Miliana du Tome 1), je ne sais pas si c'est volontaire mais j'apprécie beaucoup ^^.

Je vois aussi que c'est ce fameux chapitre qui présente enfin Maiden (qui lui promet d'être un sacré personnage d'après ce que Gozen m'a raconté, croyez moi ~ ) et qui présente le premier Mantra que tu as filer à Saku'.

En tout cas très agréable comme chapitre et effectivement c'est bien plus long que le premier tome. Un plaisir à lire !
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Invité a écrit :
Jeu 15 Mar 2012 - 18:58
Merci beaucoup ! Et mh ... Oui tu as surement raison pour ta citation.


Les résumés sont volontaires, bien évidemment =D
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Sam 17 Mar 2012 - 10:08
Dans ce cas tu t'y es très bien pris, je prend le chapeau de Maiden, et je le tire *révérence*. Bien joué *o*.
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Ven 30 Mar 2012 - 11:00
Salut à tous ~ !

Voici le chapitre 5 ! L'action commence véritablement, et ça me fait bizarre d'ailleurs. XD


Je ne tarderai pas a remettre les titres =o je vous tiendrai au courant !

CHAPITRE 5 :



Je me suis réveillé plus tard que les autres, ce qui constituait un vrai contraste avec mon rêve totalement barré de la nuit dernière. Et puis j’ai pensé à la banque Atlas :
C’était le plus important à l’heure actuelle … Cette saleté de carte qui me faisait me poser trop de questions au sujet de Harano. J’ai pesté intérieurement. Le réveil amer ne faisait pas partie de ce que je préférais. Lorsque je suis descendu, j’ai vu que tout le monde était prêt à partir. Je les ai dévisagés puis je suis remonté, en grognant. Quelle idée de partir aussi vite ? Et la douche, froide, n’avait rien arrangé. J’étais inexplicablement de mauvaise humeur, et je me demandais pertinemment à quel moment ma journée allait elle être gâchée.

Alors que l’eau froide me parcourait le corps, produisant une sensation de réveil absolument désagréable, je pensais au Camp Cube. Mind étant à une journée de marche, nous n’aurions pas besoin de l’utiliser ce soir … C’était dommage, je voulais vraiment voir de quoi il était capable, ce petit cube dimensionnel … Puis, par connexion logique, j’ai pensé à la clé dimensionnelle, et à Tomoe. Dans le « futur potentiel », Vlad avait la clé du destin. Si la logique le voulait bien, à cette époque aussi elle lui sera destinée, même si je me suis abstenu de lui en parler. Quant à moi, je possédais la clé du temps. A priori il y avait une raison familiale à tout cela. Si Marvick a volé la clé dimensionnelle et que Tomoe à été enlevée puis lobotomisée par A.R.K … Eh bien … Soit Harano était le propriétaire de la clé dimensionnelle et Tomoe la propriétaire de la clé élémentaire, soit le contraire. Cependant la dernière fois que j’ai vu mon demi frère, il clamait haut et fort être le détenteur légitime de la clé du temps, ce qui ne rejette donc pas l’hypothèse que Tomoe possède une des clés, de préférence la clé dimensionnelle, mais en laisse une dans la nature. Le froid me congelant le cerveau, je suis rapidement sorti. J’avais envie d’en parler à quelqu’un, mais je ne savais pas lequel de mes compagnons était le plus susceptible de me répondre clairement. Peut être Shin, ou Sakuro. Leur parler du futur potentiel me semblait absolument fortuit, par ailleurs. Après tout j’ai voyagé dans le temps par la suite, ce qui a effacé toute trace de ce dernier.

J’ai finalement décidé de garder ce poids pour moi. Il était inutile d’inquiéter les autres, outre mesure. Pour l’instant je voulais simplement faire plaisir à Hamed en faisant un détour par l’excavation de Bell. Osh Fosh nous avait fait, dans sa grande bonté, un panier repas à chacun. Ce vieux bonhomme était prévoyant, et j’avais l’impression de partir en pique-nique. Nous avons salué Osh et sommes partis. Bell était de l’autre côté de la ville, il fallait donc revenir au centre et prendre Hypnosis Way … Sortir de la ville et rejoindre Élégant Highway.
Alors que nous marchions, j’ai entendu une voix murmurer. Shin ? Lucio ? Non, aucun des deux. Sakuro non plus, ni même Vlad ou Hamed. Etrange. La voix se fit plus vive encore, et il m’a fallu quelques secondes pour comprendre qu’elle était dans ma tête. Je sentais la clé du temps chauffer sur mon torse, et ladite chaleur s’accentuait à chaque intonation syllabique de la voix. Et là j’ai compris : Min’Orion. Cela faisait quelques temps que la forme primitive de la clé du temps ne s’était pas manifestée. J’avais beaucoup de question à lui poser mais parler d’un coup à mon collier, en étant le seul à entendre la réponse, était le meilleur moyen de passer pour un fou, et passer pour un fou devant le centre d’hypnose, quand on a un avis de recherche, eh bien c’est pas le plan du siècle. Cela étant, Min’Orion me tint à peu près ce langage :

– Gamin, tu te poses beaucoup de questions, n’est ce pas ?
– Ouais, ai-je pensé, et c’est à cause de toi.
– Dis donc, je n’y suis pour rien. Et mes transformations en chat sont involontaires … Enfin pas tout le temps.
– Ben tiens. Puis pourquoi tu fais ça, d’ailleurs ?
– Je m’habitue à ma nouvelle forme … Désolé si mes promenades te gênent.
– Si c’est involontaire, ça ne m’ennuie pas … Mais quel est l’intérêt pour une clé antique super puissante de se transformer en chaton angora ?
– Tu verras quand je serai pleinement habitué à cette forme. En attendant …
– En attendant je vais devoir passer des heures à te chercher dès qu’une femelle en chaleur va passer devant nous.
– Oui, bon. Je reste une clé avant d’être un chat, donc techniquement je ne devrais pas être attiré par les autres chats … Non ?
– J’ne sais pas, ce n’est pas moi l’entité mystique ici. Et t’étais quoi avant d’être une clé ?
– Ca, je ne te le dirai pas.
– Bon, bon … Dans ce cas là, tu sais ce qu’est le « futur potentiel » ?
– Evidemment, c’est moi qui t’en ai sorti.
–Ah, donc je ne suis pas totalement fou, c’est bon à savoir. Ecoute … Est-ce que Vlad aura vraiment la clé du destin, comme dans le futur potentiel ?
– Oui … Peu importe la dimension ou l’époque, c’est une donnée qui ne peut être changée. Ton hypothèse était juste, à ce propos, chaque Staÿlis possède bien une clé … ou presque.
– Presque … Tu parles de Harano, n’est ce pas ?
– Pas nécessairement. Harano est un cas à part. Le destin a été contre lui, voilà tout.
– Comment ça ?
– Vois-tu, Harano est … –
– Zenzen ? Zenzeeeen ! Cria une voix près de moi.

J’ai aussitôt perdu le contact avec Min’Orion. L’esprit embrumé, j’ai secoué la tête et me suis frotté les yeux. Nous étions à la sortie de la ville … La conversation ne m’avait parue durer qu’une minute, au plus … Pourtant cela faisait approximativement vingt cinq minutes que nous avions marché sans relâche. La clé du temps avait surement usée de ses pouvoirs pour m’écarter du flux temporel. J’avais envie de vomir, à cause de la nausée provoquée par l’accélération brutale du temps. J’ai regardé le ciel en déboutonnant ma chemise. Le temps était idéal … Comme toujours en Élégant. A Bazzer, le ciel était gris et l’air pollué. Ici, ça sentait le propre. Des voitures passaient ça et là, prouvant que même à la sortie de la ville il y avait de l’animation. Radical Highway était un grand chemin de terre … Qu’en était-il d’Élégant Highway ? Puis d’un seul coup, quelque chose me frappa. J’ai agrippé Vlad par la manche et, paniqué, j’ai crié :

– La carte Atlas ! On a oublié de la prendre !
– Qu’est ce que tu racontes, a répondu Vlad, on est allé la prendre il y a un quart d’heure …
– Pardon ? Mais … Je ne m’en souviens pas, ai-je murmuré …

J’ai vu la clé du temps briller. Briller peu, mais briller malgré tout, comme si Min’Orion m’avait lancé un sourire satisfait. Il paraissait évident que je devais faire attention aux prochaines fois où je serais en pleine conversation avec la relique … C’était comme passer en pilote automatique, à priori. Shin m’observais en souriant et surtout sans aucune raison. Je lui ai rendu le sourire et j’ai emboîté le pas au groupe. La fin de la conversation avec Min’Orion me laissait plutôt perplexe, compte tenu de la révélation sur Harano qu’il était sur le point de me faire, et que je n’ai pas pu connaître. Et puis il y avait aussi le fait que j’avais des informations supplémentaires sur les clés, mais que je ne pouvais en parler comme ça. Le gomme-bag que j’avais sur le dos me paraissait plus lourd, au fur et à mesure de notre marche. Lucio demanda pourquoi nous n’avions pas emporté Maurice, et Vlad déclara qu’il gardait la maison avec Bell.
Le simple fait que notre maison soit protégée par une plante carnivore narcoleptique et un camion de transport lance-missiles parlant le morse m’annonçait la couleur sur l’issue de cette histoire.
Après deux heures de marche, Hamed aperçut Élégant Highway. Nous étions donc au tiers du chemin … Il fallait continuer vers le nord ouest, à présent. Nous étions dans une plaine à la verdure divine, mais des collines s’étendaient au loin … Il semblait que Bell soit derrière l’une d’elles. A l’inverse de Radical Highway, et comme je le pressentais : Élégant Highway était une route bétonnée, avec des virages et surtout des embranchements vers les multiples lieux du continent. Nous avons convenu qu’il serait préférable de suivre la route jusqu’à trouver la sortie de Bell. Quoi de plus logique ? La dernière fois que nous avions voulu « prendre un raccourci » en nous écartant de la route, nous nous étions perdus deux jours dans les montagnes d’Askaär. En outre, tout le monde semblait d’attaque pour faire le reste du trajet en volant plutôt qu’à pied. Il m’a semblé inutile de leur préciser que je ne savais pas voler, c’est pour ça que dès qu’Hamed s’est changé en piaf, j’ai sauté sur son dos. Vlad escalada le condor et s’accrocha à moi pour ne pas tomber, dans la mesure où nous étions presque à la verticale. Hamed s’est courbé pour que nous soyons un minimum droit. Confortablement installé, l’historien déclara « Accroche-toi ! » avant de s’envoler, suivi par Sakuro et ses talons réacteurs, Shin et Lucio.
Élégant Highway … Eh bien … Plus nous progressions au dessus de la voie, plus elle ressemblait à une nationale qu’à une simple route. Les véhicules, nombreux, y roulaient vite, sans compter la présence des nombreux panneaux qui forçaient Sakuro à descendre pour vérifier. J’ai aperçu à trois reprises un enfant mettre le nez en dehors de la fenêtre et faire un grand « Coucou Monsieur le gros zoazo ! » à Hamed. Lorsque l’historien repérait un enfant, il poussait un fort rugissement. Vlad et moi sourions en observant la scène. Shin demanda alors :

– C’est encore loin ?
– Quelques kilomètres, répondit Sakuro.
– Oh, super ! Hé, Lucio ! Je parie que je suis plus rapide que toi, déclara Shin.
– Tu rêves !
– Ok ! Slalom entre les voitures ! Le premier qui arrive à l’embranchement gagne !
– T’es bien vantard, blondinet ! C’est parti !

Vlad bougonna qu’il aurait bien aimé les rejoindre. Je me suis allongé sur le ventre, en tenant Hamed par les plumes. Tout cela me fatiguait … Une petite sieste était de rigueur, surtout après le pilote automatique imposé par Min’Orion. Osh Fosh nous avait dit que Bell était à journée de marche, mais nous avions aisément divisés le temps par deux. Deux heures de marche, une heure et quelques de vol. Au moins nous ne risquions pas de manquer le maire de Mind. A ce propos, il nous fallait un plan d’action. J’ai voulu en parler en Vlad mais j’ai avalé une plume d’Hamed par erreur, ce qui manqua de me faire suffoquer. Recrachant la plume, je me suis assis pour discuter avec mon frère, ainsi que Sakuro qui volait près de nous. Les jumeaux étaient déjà hors de portée pour mes pauvres yeux, mais le temps n’était plus à l’amusement :

– Bon … Comment va-t-on faire pour trouver le maire ?
– Bah, Zenzen, commença Vlad, Maiden nous a bien dit de demander « Auguste Calm de la part de Sebastian Maiden », non ?
– Ouais, mais je te demande un plan au cas où cette solution ne marcherait pas.
– Nous pourrions très bien endormir les gardes avec mes balles soporifiques, jusqu’à trouver le maire, puis lui soutirer les informations, proposa Sakuro.
– Sakuro … Le but est que ma prime n’augmente pas, si nécessaire, ai-je rétorqué, il va falloir y aller en douceur et user du maximum de diplomatie possible.
– On pourrait faire comme dans A.R.K … Nous rendre invisible grâce au bouclier lunaire de Shin et s’infiltrer jusqu’à trouver Monsieur Calm, proposa Vlad à son tour.
– Ah, là on tient un bout de plan, ai-je répondu. Sakuro, t’en penses quoi ?
– Que la probabilité que le plan de Maiden fonctionne est de 33,6%, pour les raisons suivantes : Un, n’importe qui pourrait prétendre connaître Maiden, deux, on ne connait pas la relation entre ces deux personnes, et trois, la probabilité que Lucio insulte les employés de l’administration de Bell est de 80% pour la raison suivante : C’est un idiot.
– Je peeeense que Sakuroooo à raisoooon, conclut Hamed, avec sa voix de condor.
– Mh bon … Ca fait quand même près de 34% de réussite, ai-je murmuré, donc on va quand même appliquer le plan de Maiden, puis le plan de Vlad en cas d’échec. J’aurais aimé que Shin soit là pour en parler avec nous, plutôt que de faire la course avec l’id– Je veux dire avec Lucio.

Le groupe acquiesça, et Hamed augmenta sa vitesse de pointe. Il ne restait à priori que quelques minutes avant de bifurquer vers Bell mais quelque chose d’encore plus rapide qu’Hamed nous dépassa, et, progressivement, un cercle se forma autour de nous, malgré notre position de vol. Des types habillés en costard blanc et beige, avec le pantalon assorti, de longs chapeaux feutre ainsi qu’une ceinture portant un blason que je connaissais. La seule chose qui variait entre les différentes personnes était la couleur de leur cravate. Ils étaient tous sur des motos volantes à tête de dragon. Les « roues », plates et horizontales, servaient de propulseurs, d’où des flammes bleues et blanches sortaient violemment. La plupart des hommes nous entourant avaient accroché à leur dos une arme … Épée ou canon, cela dépendait. J’ai dégluti. Qu’est ce que faisait la guilde « Empire » ici ? Un des hommes prit la parole :

– Jonathan Gozen Staÿlis : prime de 7.000 Lask …
– Oh, j’ai augmenté, ai-je déclaré.
– … Etat d’arrestation. Soumettez-vous ou goûtez au fer de nos lames.
– Je n’ai pas vraiment envie de goûter. Et vous ? A demandé Vlad.
– C’n’est même pas midi … Pourquoi on prendrait notre goûter ? Ai-je répondu.
– Vous vous moquez de nous ? A tonné l’homme à la cravate jaune, dont le poing se resserrait contre mon avis de recherche.
– Hamed, prends de l’altitude, ai-je crié !

Hamed, en un battement d’ailes, se propulsa plus haut dans les airs. Les motos des membres de la guilde Empire vrombirent dans un bruit assourdissant, et j’avais remarqué que les voitures présentes sur la route d’en bas s’étaient arrêtées pour observer la scène. Nous tournant autour, telle une nuée d’insectes, nos agresseurs décrivaient sans relâchement des courbes variantes, comme si nous étions pris dans une tornade métallique. Je regardais autour de moi … Si l’on montait ou descendait, ils nous suivraient … Si l’on passait en force, on se ferait dégommer à coup sûr. Sakuro essayait de discuter avec les motos, mais sans résultat. Notre seule solution était que Shin et Lucio rebroussent chemin, mais cela paraissait peu probable. D’un seul coup les membres de la guilde se sont arrêtés. Je n’acceptais pas de me faire capturer aussi facilement. Sakuro s’est mis en position d’attaque, déployant ses doigts. J’ai sorti la clé du temps de son collier et l’ai transformé en épée, en tournant le rubis. Voyant que nous étions prêts à en découdre, nos agresseurs sortirent épées et fusils de chasse. Ma motivation a fondu comme neige au soleil. Vlad commençait à paniquer. Evidemment, il n’avait aucun moyen de se défendre …
Un des membres sauta de sa moto et atterrit sur le dos d’Hamed, pour me mettre un coup d’épée vertical. Hamed protesta :
– Mon doooos n’est paaas un champ de bataaaille !!
– T’en fais pas, vieux, je vais m’en débarrasser vite fait, ai-je répondu.

L’homme et moi avions échangé quelques coups mais il était clairement plus entraîné que moi. Me parant facilement, j’ai bien cru que j’allais perdre un membre … Jusqu’à ce que Vlad le pousse de tout son poids et que « cravate rouge » aille s’écraser sur une des voitures, en bas. J’ai entendu des cris et une voix grave hurler « HE ! MA BAGNOLE ! » Et puis j’ai ri, même si ce n’était absolument pas le moment. La moto, sans conducteur, alla s’écraser à côté d’Elegant Highway, provoquant un minuscule incendie dans l’herbe sèche de la plaine. Hamed a poussé un cri et deux autres hommes, roux, furent pris d’une atroce migraine, avant de naturellement tomber de leurs motos, pour s’écraser de la même façon. Cela me mettait mal à l’aise, compte tenu que tomber d’aussi haut signifiait techniquement mourir, arrivé en contrebas … Méritaient ils vraiment que nous soyons aussi brutaux ? Puis un laser est passé à cinq centimètres de ma tête, et une voix dans cette dernière à hurlé « Oui ! »

– Nous sommes la loi ! Nous sommes « Empire » ! Mourir fait partie de notre destin !
– Ouais !!
– Ouais !!
– Mais non ! On n’est pas des meurtriers, ai-je hurlé, outré. La vie a-t-elle donc si peu d’importance à vos yeux ?
– Tu ne comprends rien, petit, déclara « Cravate jaune premier du nom ». Nous luttons pour arrêter les criminels, et mourir au combat est un honneur que le grand Newark considère lors de notre revendication dans l’Hypogée !
– Revendication … ? Hypogée … ? Marmonna Vlad. C’est quoi ce délire … Une secte ?
– … Puisque c’est vous qui le demandez, ai-je murmuré.

J’ai pressé le rubis, et la clé est passée d’épée longue à clé standard modèle familial. La même taille, le même poids, mais sans la lame. J’ai pointé la clé sur un des membres et j’ai crié :

– Adrom Laser !

Un laser rose et blanc sortit de ma clé et vint frapper violemment le membre de la guilde, en plein cœur. Ce dernier tomba de sa moto et vint s’écraser sur une autre voiture. En bas c’était la panique. Pris d’un reflexe, j’ai sauté d’Hamed pour atterrir sur la moto. Sakuro est venu près de moi et a appuyé sur une série de bouton pour stabiliser l’engin. C’était mieux fichu que mon vieux scooter en tout cas. J’ai fais tonner le moteur et me suis élancé dans les airs. Sakuro donnait des coups de poings aux deux derniers membres restant, mais Cravate jaune premier du nom a pris un talkie-walkie et a parlé dans une langue incompréhensible. J’ai foncé sur lui avec ma toute nouvelle moto, mais ce dernier m’a esquivé facilement, réalisant un salto arrière avec son véhicule. J’ai pesté. Quelques secondes plus tard, une quinzaine de véhicules similaires sont arrivées pour nous encercler. Vlad a crié « Encore ?! » et j’ai lourdement acquiescé. Nous allions avoir du mal à nous en sortir.
Un tir toucha Hamed à l’aile et celui-ci perdit le contrôle. Tentant d’atterrir avec une seule aile, l’historien parvint à se poser au sol sans grand dégâts, mais lorsqu’il s’est retransformé en humain, j’ai pu constater qu’une partie de son bras était en sang. Sang qui traversait ses habits. J’ai serré les dents, c’en était trop. Vlad aussi était posé au sol. Il me cria de lui lancer mon gomme-bag. Je me suis exécuté. Vlad commença à fouiller dans mes affaires, tandis que Sakuro me soutenait. Ils étaient bien trop nombreux, et un tir me toucha l’épaule, ce qui me déséquilibra. Puis Vlad cria à Sakuro de venir le tracter. Je n’ai pas vraiment compris, mais quelques secondes plus tard, je voyais mon frère, tout content, tenu par Sakuro, avec le bâton de Miliana dans les mains. Il m’a alors dit :

– Hé Zenzen ! Regarde ! Adrom Laser !

Un laser jaune est sorti du sceptre de la magicienne, et il était tellement puissant qu’il a traversé et la moto, et son conducteur. J’ai exprimé un petit « … Pardon ? » tandis que Vlad me souriait comme un imbécile heureux. J’ai voulu enchaîner par « Mais pourquoi … ? » quand un éclair s’est abattu sur les 7 membres restant. Tous succombèrent d’un coup, ce qui commençait à faire une belle pile de cadavre, à côté de l’embouteillage que nous avions provoqué. Ca me faisait mal au cœur mais c’était ça ou mourir. Le choix était vite fait, pour ma part. J’ai vu Shin et Lucio foncer dans notre direction … Les cornes du démon crépitaient encore.

– On ne peut pas vous laisser seuls cinq minutes, ce n’est pas possible ! A crié Lucio.
– Gozen ! Est-ce que c’est un coup d’Alghor ? A demandé Shin, soucieux.
– Je … n’en sais rien, mais partons vite avant que les choses se corsent, ai-je déclaré.

J’ai regardé une dernière fois l’embouteillage. Sakuro avait pris le soin de prendre au vol deux motos pour Hamed et Vlad, mais l’historien n’était pas en état de conduire.
– Bon, si nous allons toujours à Bell, il faut qu’on trouve un moyen de soigner Hamed.
– Je vais bien … C’est beaucoup de sang pour une petite égratignure. Les plumes des condors royaux dévoreurs d’âmes sont particulièrement résistantes. Le temps que mon bras absorbe le choc et la blessure va se résorber … J’ai la chance d’avoir cette faculté, grâce à mon bracelet.
– Pratique, ai-je avoué.
– Illogique, a enchaîné Sakuro.
– Non, le truc vraiment illogique, ai-je commencé, c’est … Vlad ! Comment t’as fais ça !?
– Bah … Je t’ai vu faire, et puis je me suis souvenu que tu avais emporté le bâton avec toi, dans le passé, alors je me suis dis … Comme je suis ton frère, peut être que j’en étais capable …
– … C’est étonnement bien raisonné, a déclaré Shin, et je ne serais pas étonné que tu possèdes quelques facultés comme Gozen, mais de là à imaginer que tu puisses manier l’adrôme Karmique …
– Non, c’est normal … ai-je commencé.
– Pourquoi tu dis ça ? Ne fais pas comme si c’était évident.
– Pour moi ça l’est, ai-je murmuré.
– Gozen, si tu sais quelque chose, tu dois nous le dire … a murmuré Shin, à son tour.
– Non …
– Zenzen ? A demandé Vlad.
– Mais … Non … – Ma voix se fit de plus en plus petite –
– Je ressens en toi un surplus de stress. Est-ce une réaction normale chez un humain ? A demandé Sakuro.
– Je …
– Tu m’ennuies ! Dis ce que tu as en tête ou je vais le voir de force ! A crié Lucio.
– … VLAD EST LE DETENTEUR DE LA CLE DU DESTIN !!

Et là … J’ai jeté un tel froid que la mâchoire de Lucio ne s’est pas fermée, que Shin a lâché le pissenlit qu’il venait de ramasser, que Sakuro n’a pas réagi (on s’y attendait) et qu’Hamed et Vlad ont cessé de s’occuper du bras ensanglanté. J’ai eu l’impression que les voitures elles-mêmes ont cessé de produire leur boucan habituel.
Puis les voix de tous mes compagnons ont crié en même temps :
– … QUOI !?
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