Acte X1Sur ce qui s'apparentait être son lit de mort, le vieil homme scruta d'un oeil se voulant impassible l'immense fenêtre de sa maison, donnant sur un ciel azuré sans l'ombre d'un nuage. Le soleil, proche du zénith, voyait ses rayons réfléchis par un fin voile délimitant l'horizon de l'espace. Un jeune garçon, proche de l'adolescence, observait lourdement son aïeul s'éteindre à petit feu, mais le faible sourire de l'homme l'encouragea à patienter calmement. L'enfant baissa les yeux quelques instants puis, d'une voix claire et se voulant la plus distincte possible, il demanda à son grand-père une question qui lui trottait dans la tête depuis de nombreux mois maintenant, mais qu'il n'avait jamais eu le courage de poser jusqu'à présent :

– Comment était-ce, lorsque tu avais mon âge ?

Le vieil homme sourit et, après une grande inspiration, murmura :

– Tu veux dire, en mon temps ? Eh bien ... c'était la fin des Temps.

Il ne put s'empêcher d'émettre un petit rire, obstrué par ses poumons froissés. L'enfant ne comprit pas. Le vieil homme ferma les yeux quelques secondes et reprit d'une voix se voulant plus audible :

– Lorsque j'avais ton âge, cette planète n'était pas celle que tu connaissais. Lorsque j'étais jeune, le monde était ... une sphère; une immense sphère que l'on pouvait parcourir d'un bout à l'autre sans s'arrêter. Cette forme si particulière, si parfaite, permettait de rattacher des ensembles terrestres les uns aux autres par le biais d'immenses étendues d'eau que l'on nommait "Océans".

Il leva fébrilement son bras en directiond du plafond et il serra le poing, son sourire s'élargissant.

– A cette époque, il était possible d'aller si haut dans le ciel que l'on pouvait rejoindre les étoiles. En mon temps, les êtres humains luttaient contre de grandes menaces. Des entités ou des monstres si grands, et si puissants, que nous étions tous impuissants. Sur cette sphère d'apparence parfaite ... un mal qui nous rongeait tous gangrénait petit à petit. Il avait la capacité de prendre n'importe quelle forme ... celle d'une divinité vengeresse, d'un marionettiste banni, d'un effroyable chevalier ... tous avaient un point en commun; Le chaos.

Le vieil homme marqua un temps de silence.

– Sais-tu comment nous avons réussi à survivre aux cataclysmes du passé ? Il y avait parmi nous ... des êtres supérieurs. Des Héros, natifs de notre sphère, ou provenant de réalités que tu ne peux soupçonner. Tous ne luttaient pas pour le bien du peuple ... chaqu'un de ces modèles avaient leurs propres raisons de défaire le chaos ... vengeance, plaisir, ou encore justice ... il ne s'agit désormais que de légendes oubliées et oubliables. Je vois dans ton regard que tu es sceptique. C'est tout à fait normal ... tu te demandes, je suppose ... pourquoi ton monde n'est plus une sphère ?

Le garçon acquiesca. Il se leva et jeta un coup d'oeil curieux à travers la fenêtre de la maison. Son monde n'avait pas changé ... un gargantuesque ensemble d'îles, reliées non pas par des "Océans" mais par des si épais nuages qu'il semblait impossible de les traverser, où vivaient une infinité de petits garçons comme lui, à travers les grandes maisons empilées du royaume d'Horuna, l'île centrale d'un si vaste archipel qu'il semblait transcender l'horizon.

– Je sais que c'est dur à imaginer, murmura son aïeul, je sais que tu ne me crois pas. Mais ne t'es-tu jamais demandé pourquoi l'île la plus au nord de l'archipel est interdit d'accès ? Ne t'es-tu jamais demandé quel secret pouvait-elle bien renfermer ?

L'enfant se retourna vivement, plongeant son regard dans celui du vieillard.

– C'est parce que ... nous, qui avons connu cette sphère de chaos et de légende, venons de là-bas. Sur cette île se trouve une boîte, mon fils ... une boîte si grande qu'elle put contenir l'Humanité entière après l'explosion de la planète. Il s'agit d'un vaisseau qui nous a permis de survivre, de nous reformer, et qui nous a donné une seconde chance. Les îles que tu arpentes tous les jours sont le vestige d'un passé ... mon héritage, et celui de toute ma génération. Oui ... cette sphère instable s'est détruite d'elle-même, meurtrie par tous les maux qu'elle avait engendrée, et peut-être sommes-nous les premiers coupables de sa disparition ...

– Et ... les héros ? Qu'ont-ils faits ? Pourquoi n'ont-ils pas à nouveau protégé cette planète ?

– Ils en furent incapables. Personne n'avait ce pouvoir; celui d'implorer son pardon au monde qui nous a porté. Comme nous tous, ces êtres supérieurs se sont réfugiés dans la boîte ... qu'ils ont nommé "Pandorica", car elle contenait à la manière d'une prison, mais aussi d'un abri, tous les maux de Nintendo World. Lorsque celle-ci s'est ouverte, l'Humanité s'est déployée sur cet archipel. Nous savions tous qu'il s'agissait de notre sphère, mais celle-ci avait pris une forme différente, flottant entre l'espace et la stratosphère, confinée dans une bulle d'oxygène qui permit à la vie de s'animer sans notre présence, et ... lorsque nous avons foulé pour la première fois les conséquences de nos actes, nous avons compris que nous n'aurions plus jamais de seconde chance. Alors, guidés par notre souveraine, Astrid, notre grande reine, qui règne sans partage sur l'archipel, nous avons bâtis un monde idéal pour que notre futur ... votre présent ... ne connaisse jamais les troubles engendrés par le Chaos ainsi que les Héros.

– Un monde de paix ? Demanda l'enfant en serrant son poing contre la couverture de son grand-père. Le vieil homme émit un petit rire.

– La paix induit la guerre. Ce monde ne peut plus connaître la guerre ...

– Et les Héros ? Pourquoi ne sont-ils pas sortis ?

– C'est un mystère auquel personne ne peut répondre. Tout ce que je sais est que notre reine Astrid attend leur retour patiemment. Ils reviendront, c'est certain ... mais je ne serai plus là pour en témoigner. La Pandorica n'a pas fini de nous révéler ses secrets, et il est possible qu'un jour le Chaos soit libéré en même temps ... mais notre société est idéale, nous avons bâti, à l'abri du bien et du mal, non pas une sphère, mais une fresque que peint Astrid et son peuple, vous, en adéquation avec l'Espace et le Temps, la Vie et la Mort, la Nuit et le Jour. Les Héros ... peut-être apparaîtront-ils lorsqu'il faudra protéger cette nature d'une nouvelle gangrène insoupçonnable. Peut-être ne seront-ils plus de simples légendes à vos yeux. Peut-être ...

La voix du vieil homme se fit plus faible, presque inaudible. L'enfant, paniqué, prit sa main et la serra avec force, criant, l'implorant de finir son histoire, mais, alors que la respiration de son aïeul s'interrompit pour toujours, le garçon se résigna. Il savait que cette histoire n'avait pas de fin.

Il savait que cette histoire n'était que l'introduction d'un futur mythe.

Le flux d'une nouvelle vague.
C'est quoi NW ?Depuis 2007, NW est un forum de jeu de rôle dans lequel vous incarnez le personnage de votre choix ou de votre création.

Faîtes lui vivre une aventure inoubliable à travers de nombreux mondes, en participant aux quêtes crées par les membres ou aux divers events !
Une partie hors RP vous permettra de vous mêler à la communauté et de commencer en douceur.

La version XI vous propose un nouvel acte, un nouveau système de Boutiques, la Forge, le Parrainage et bien d'autres nouveautés !

Venez vous amusez !
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Les chroniques de l'A.R.K : Tome 1- Le temple d'Orion [terminé]
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Sam 28 Mai 2011 - 22:00
Rappel du premier message :

Bien le bonsoir '___'

Ça me stresse d'avance de faire ça, parce que malheureusement l'autocritique n'est pas mon point fort et j'ai tendance à vraiment me rabaisser à ce niveau u_u

Mais voilà le chapitre annexe (accessoirement chapitre "Zéro" mais essentiel) du roman que j'ai écrit, et qui subit une grosse correction en ce moment, avant de passer au copyright puis à l'éditeur.

C'est un peu mon enfant, mon projet, le rêve de ma vie. Ce n'est pas du grand art ... Voire de l'amateurisme. Mais voilà :

En espérant que la lecture ne soit pas trop désagréable ... n_n

petits edit : Les chapitres font environ 4 pages format A4, en moyenne. Il y a 38 chapitres, en raison de, a peu près, 240 pages. De plus; je viens de voir qu'au niveau des tirets ça a aussi déconné. Vous verrez de jolis petits carrés :hap:


Prologue :


1000 ans plus tôt.












CHAPITRE ANNEXE

La fête annuelle organisée en l’honneur des quatre dieux protecteurs battait son plein dans le petit village d’Askaär, encore recouvert des dernières neiges de l’hiver. Pour l’occasion : Mhort, l’imposant chef, fit ériger un nombre de statue équivalent à celui des divinités. Chacune était faite d’un métal précieux et tout le village déposa ses offrandes de fruits et de runes enchantées pour bénéficier une année de plus de la défense magique générée par Orion.
Lucio, adossé contre un arbre, derrière une des huttes, à quelques mètres de cette ambiance festive, regardait la scène du haut de ses 17 ans. Le jeune homme n’était pas un modèle de société et se refusait au maximum le contact avec les gens, jusqu'à même faire abstraction des traditionnelles fêtes de village, fréquentes à Askaär depuis des siècles, et ce soir-là n’échappait pas à cette dure règle de privation que le garçon s’imposait. Encore que cette fois-ci, la raison était d'autant plus spéciale que le jeune homme venait de subir une violente rupture.

Lucio leva la tête quand il entendit une branche se casser sous le pied imprudent d’une personne qui essayait de s’approcher sans son autorisation. Il se leva d’un bond mais relâcha complètement sa garde quand, dans un frêle soupir à peine audible, il vit la chevelure blonde étincelante de son frère jumeau Shin.

Lucio, si tu ne veux pas danser avec les autres, viens au moins t’éclater avec moi, dit-il dans un grand sourire. Et puis il y a notre invité, aussi.
Non. Je n'ai pas envie de vous rejoindre. Ni toi, ni cet étranger. Ne peux-tu pas comprendre que je vais mal ?
… Mais. Lucio, je le sais parfaitement. Vas au moins la voir, une dernière fois.
Non !! Je ne bougerai pas d'ici. Laisse moi, à présent … s'il te plait.
Hm… très bien, mais n’oublie pas les offrandes dans ce cas, répondit Shin d’un air plus que désolé, avant de tourner les talons et de partir en direction de la place centrale.


Le garçon courut au centre du village pour retourner danser avec les autres jeunes. Si Lucio était considéré par tous comme une personne dépressive et arrogante, son frère Shin était en revanche considéré comme un véritable modèle de bonté, de sagesse et de compassion Sa réputation fut bâtie sur les nombreux travaux manuels qu’il fit pour les habitants depuis sa plus jeune enfance, et sur son goût ardu pour l’effort et la réussite. Malgré leurs statuts de jumeaux, tout entre les deux jeunes hommes était opposé : leur caractère, leur physique, leurs goûts et même leur réputation. Cependant toutes ces divergences ne les empêchaient en rien d’être soudés, bien au contraire. Les gens pensaient que le fait même qu’ils soient si différents les rendait extrêmement complices et complémentaires, par les atouts que possédaient chacun d’eux.


Le banquet venait de s’achever, dans la traditionnelle joie et la bonne humeur, et tous, en rang, commencèrent à préparer leurs offrandes pour les disposer en quatre parts égales. Un coq zébré fut même égorgé pour l’occasion, car Askaär fêtait un nouveau centenaire. Shin, dans le rang, commençait à s’inquiéter de l’absence prolongée de son frère, qui d’ordinaire faisait l’effort d’être présent dix minutes pour le partage des runes et des fruits. Généralement, Lucio commençait par Kaärma, la déesse du destin. Ce soir-là, le jeune homme ne s’y trouvait pas.

Il demanda à un jeune homme blond, dans le rang voisin, s'il n'avait pas aperçu Lucio. Ce dernier répondit que non.
Avec une moue renfrognée, Shin sortit de la file de villageois et se dirigea à l’endroit même où il avait quitté son frère, quelques heures plus tôt. Or arrivé sur les lieux, celui-ci ne s’y trouvait pas.

Il va me faire avoir des ennuis, cet idiot. pensa l’adolescent en se frottant le crâne.

Il se retourna, regarda à droite, à gauche, et partit dans la forêt.

La voix de Shin résonna dans l’étendue neigeuse, et les divers sons de la nature, amplifiés par un écho assommant, rendirent la forêt bien plus inquiétante qu’à l’ordinaire. Le jeune homme cria le nom de son frère à répétition, tout en s’enfonçant dans les profondeurs de la forêt enneigée. Il courut à l’aveuglette, en esquivant les branches et les buissons presque instinctivement : preuve de son habileté et de sa connaissance du territoire. Sa course s’acheva dans une plaine recouverte par un léger voile blanc. La lune, à moitié pleine, éclairait l’endroit de ses rayons blanc nacrés. Shin s’arrêta cinq minutes et s’assit dans le froid.

Tss…à ce rythme-là on y est pour toute la nuit, je n’avais pas besoin de ça. Pensait le garçon.


L’adolescent dressa l’oreille; un cri se fit entendre non loin de là, dans la forêt. Shin reprit sa course sur quelques mètres et tomba sur une image effrayante : Un énorme Bamb-Ours sombre se dressait, sur deux pattes, devant Lucio qui tenait pour seule arme un bâton en feu à la main. L’ours s’abattit sur Lucio toutes griffes devant. Shin sauta et jeta son frère à terre, se prenant une légère griffure à l’épaule ; un « aïe » se fit entendre.
Tu vas bien, petit frère ? demanda Shin.
Abruti, bien sûr que je vais bien, mais ce n’était pas une raison pour échanger nos places, j’aurais pu m’en sortir seul ! Répondit Lucio qui, même s’il ne le montrait nullement, s’inquiétait pour la blessure de son jumeau.


L’ours repassa à l’attaque et Lucio sauta en arrière, puis, d’un élan, enfonça le bâton encore enflammé dans la gueule du monstre qui lança un râle de souffrance avant de s’écrouler complètement sur le sol.
Lucio releva Shin et commença à le porter. Les jumeaux, fatigués, repartirent en direction du village.

Je peux marcher tu sais…
On n’est jamais trop prudent, si ça s’infectait en touchant une branche ou quelque chose d’autre, il faudrait te couper le bras … et je n’ai pas envie de m’y coller.
 Hé, tu exagères, idiot…comme toujours. Répondit Shin en souriant.

Un sifflement aigu se fit entendre. Tellement perçant que Lucio fut obligé de jeter Shin à terre pour se protéger les oreilles, et son jumeau fit de même. Le sifflement s’arrêta et laissa place à un ricanement étrange. Cela venait de derrière eux.

Ksh ksh ksh. Voilà donc les divinités de la lumière et des ténèbres. Les informations de mon chef étaient donc exactes !
Qui êtes-vous ? demanda Lucio en se retournant.

La voix semblait provenir du ciel, et ce ne n’était pas sans raison, car la personne qui venait de parler flottait dans les airs, ce qui ne manqua pas de surprendre les deux frères. L’homme portait une veste vert foncé dont le grand col s’arrêtait au niveau du nez. Cette veste s’étendait jusqu'à ses bottes noires et il possédait un appareil étrange sur le bras gauche.

Je suis satisfait. Ksh ksh… à votre stade de puissance quasiment nul, d’après les radars bien entendu, quand je vous aurai tués : mon patron n’aura plus aucun problème, cria l’homme à la veste, avant de tirer un laser jaune de son appareil métallique.


Le laser fut évité sans soucis par les deux frères, qui se mirent à courir sans poser de questions, effrayés par cet étranger qui les pourchassait du ciel, et qui utilisait une technologie inconnue.

Merde ! Quoi, encore ? Demanda Lucio à Shin, en courant le plus vite possible. Encore l’ex copain d’une de tes conquêtes ?
J’ai une tête à sortir avec des femmes de son âge ? Répliqua son frère sèchement.
Désolé, c'est l'habitude.
Ksh ksh ksh…vos disputes me donnent encore plus d’ardeur au combat, lança l’inconnu. Je vais vous faire une démonstration d'avant-garde, retenez bien la leçon ! « Adrom Laser ! » Cria l'ennemi des jumeaux.

L’onde qui sortit de la machine de l’étranger frappa de plein fouet le dos de Lucio, mais celui-ci continua de courir en titubant légèrement.

Ça va !? Demanda Shin, qui ralentit très légèrement sa course.
T’occupe. Continuons, nous sommes proches du village ! Le bouclier défensif d’Orion stoppera ce type ! Répondit Lucio entre deux souffles.
Mh ? Cet idiot est plus résistant que je ne le pensais. Si je ne les finis pas rapidement, la récolte des clés ne se passera pas comme il faut. Et c’est ma seule chance, pensa l’inconnu.

Les jumeaux continuèrent à courir à en perdre littéralement le souffle, tandis que leur ennemi tirait encore et toujours, à un rythme effréné. Ils arrivèrent enfin à la porte du village, qui était étrangement ouverte. Certes le bouclier d'Orion n'agissait plus pendant deux heures, cependant Shin s'était assuré de refermer la porte principale. Ils rentrèrent sans se poser de questions … Seulement, la mort était au rendez-vous ... Quand bien même ils survécurent face à l’homme à la veste, c’est le souffle coupé qu’ils assistèrent à un spectacle assez sombre. Le village était en feu. Les statues et les offrandes étaient détruites ou gravement endommagées, de même pour les bâtiments, les huttes, et l’odeur de la cendre se mélangeait avec l’odeur de cadavre brûlé des villageois, laissant une senteur tellement putride que Shin en eut des étourdissements. Lucio s’approcha lentement des morts, le cœur vide et rempli de haine. Tout le monde avait été exécuté. Leurs amis, leur famille…
Le chef du village et sa fille n’avaient pas non plus été épargnés. Le tableau dramatique qui se tenait là n’était pas soutenable. Shin se mit à pleurer, quant à Lucio : une larme de colère coula, qu’il essuya rapidement. Il se mit à crier d'un seul coup. Son frère tenta de le calmer mais rien n'y fit.

Il restait un autre survivant : L'étranger. Ce dernier était assis par terre, visiblement choqué, et en pleurs. Il regarda les jumeaux et dit d'une voix faible :

… A l'aide …

Une ombre sortit d’un amas de fumée, derrière l'étranger. Un bruit robotique résonna et une machine d’apparence humaine, très imposante, avec un œil bleu, tira sur les deux frères. Lucio attrapa son frère par la main, puis l'étranger, et la troupe se mit à courir. Pendant la course, l'étranger pointa du doigt l'entrée d'une caverne lumineuse. Les trois personnes y sont rentrées, sans se poser de question.
Le robot, ne pouvant passer, tira des missiles au hasard qui provoquèrent, dans un grand fracas, un éboulement qui boucha l’entrée de la grotte. Shin fit remarquer qu’ils ne pouvaient qu’être en sécurité désormais. L'étranger n'en était pas certain. Une forêt aux aspects tropicaux s’étendait devant eux. Ils y pénétrèrent, le cœur lourd. Il n’y avait ici aucune trace de neige et il semblait faire jour. Bien que les deux frères se concentrent, ils n’entendirent aucun bruit d’animaux ou d’eau qui coule et leurs voix semblaient se perdre dans l’immense forêt. Ils n’étaient jamais venus ici auparavant et se promirent de ne plus jamais remettre les pieds dans un endroit aussi glauque. L'étranger le savait … seulement, les jumeaux ne se doutaient pas, à ce moment là, que le prochain millénaire dépendrait de leurs futures actions dans ce lieu sacré.



























ARC NUMERO 1 : Bazzer.


Chapitre 1 : J'entre en scène !





La sonnerie annonçant la fin des cours retentissait une fois de plus dans le lycée Nondôm. Je suis sorti en dernier, comme à mon habitude. Je ne sais pas pour vous, mais, moi, j'avais toujours l'esprit embrumé … voire lent … après neuf heures de cours. L'arithmétique était aussi intéressante qu'à l'accoutumée : ma moyenne scientifique approchait dangereusement les 2 sur 20, et les enseignants ne me donnaient aucune chance ou presque de passer en terminale littéraire. Tout le paradoxe était ici : Une terminale « Littéraire » où l'avis d'un professeur de mathématiques compte. D'ailleurs, les mathématiques ne devraient même pas exister.

« Plus que X années à tirer. » est une phrase qui revenait sans cesse dans mon esprit, et dont le nombre diminuait à chaque rentrée pour mon plus grand plaisir; et quand bien même j'aurais fini mes études lycéennes, la prochaine étape serait la faculté, pour m'assurer un bon travail.

Faculté : définition : Cher, et je n’ai pas vraiment les moyens …

Dans la ville où je vivais et étudiais, Bazzer, tout n'était que science, robotique et ingénieries en tout genre; Mais ne vous méprenez pas ! Savoir compter et programmer est loin d'être une preuve d'intelligence … Bien qu'il en faille un minimum. Je me permets d'être un peu sec, car depuis l'autodafé de Lotoff d'il y a cent cinquante ans, les gens ont décidés de renier les fondements même de la culture littéraire. (Je précise : Lotoff est ma région natale, couvrant un tiers du continent de la pointe.)

Bref, depuis cet autodafé, les enseignements « L » sont rares, voire quasi inexistants, et ne débouchent sur rien à part les études de droit qui coûtent très cher et l'écriture qui ne rapporte rien. Mais quelques élus dans mon genre tentent de préserver le goût de la littérature et des arts. Peut-être que c'est pour cela que tout le monde me rackette, aussi. C'est le jour où une brute m'a dit « Lire c'est pour les chochottes. » que je me suis rendu compte à quel point j'étais heureux d'aimer les livres.

Quoi qu'il en soit, Bazzer était une ville froide, grise et dénuée de tous sentiments humains. Si les gens n’étaient pas comparables à des robots, alors au moins pouvions nous nous permettre de penser qu’ils en avaient vaguement le profil. Et la nuit c’était la décadence qui prenait le dessus, mais ça c’est une autre histoire. Avec tout ça, quel miracle que l’enseignement L ne soit pas encore supprimé du programme … ! Je me demande bien pourquoi d'ailleurs, mais je ne vais pas m'en plaindre.

Cette folie des machines n’avait pas toujours été présente dans nos contrées. Moi, j'avais toujours connu Bazzer comme ça, mais ma mère nous répétait sans cesse, à moi, mon frère et ma sœur, que les gens ont toujours été bêtes, mais pas forcément illettrés. Le peu d'espoir qui restait, quand les bibliothèques se reconstruisaient, s'est prit un grand coup dans la figure, pour tomber dans le néant intersidéral des manuels d'histoires, car un beau jour d'il y a maintenant vingt ans : Bazzer et d’autres villes de Lotoff se retrouvèrent d’un seul coup dans cette folie des grandeurs que la loi des machines nous imposait, créées puis commandée par la même société : « A.R.K».

La compagnie « A.R.K » était apparue il y a à peu près 20 ans de cela. Depuis cette période, leurs usines et leurs immeubles ont proliférés partout dans la région et leur logo bien connu, une arche avec une étoile orange à l’intérieur, apparaissait sur tous les produits : de la simple boîte de cassoulet aux fusées, en passant par les voitures, le liquide vaisselle, les jeux vidéo et même les colliers antipuces … quand je dis « tout » …

Cette multinationale avait su imposer son style novateur et moderne dans l’ancienne campagne qui m’était si chère, et les gens se bousculaient au portillon pour travailler dans leurs usines. Ces pensées m’occupaient à chaque fin des cours, mais jamais longtemps car le même élément perturbateur venait sans cesse me déranger dans mon esprit, à tel point que ça en est devenu récurant. Un leitmotiv fait de coups de poings.

Je me suis retourné lentement, sachant à l’avance ce qui allait se produire, du début à la fin.
Alors minus, tu l’as ? M’a demandé une voix grossière, sans doute en pleine mue.
 Tu me gonfles, Ralph, va racketter quelqu’un d’autre, ai-je répondu sans même avoir l’espoir que ma phrase puisse aboutir à quelconque conclusion positive.
Ho, ho ! C'est la première fois que tu exprimes ta "mécontantation."
C'est « mécontentement », Ralph.

Les complices de Ralph se sont mis à rire aux éclats. J'étais vraiment entouré de crétins.
Peut être que si tu étais plus grand, tu n’en serais pas là~, a chantonné Ralph.
Mais où est le rapport ? Ai-je crié. Apprends à compter et on viendra parler de chiffres. Ai-je répondu sur le tas, parce que je n'aimais pas que l'on me rappelle que j'étais petit.

Cette phrase a eu pour effet de permettre à Ralph d’avoir une bonne excuse pour m’en coller une. Un coup de poing bien placé et je suis tombé à terre comme une mouche qui serait passé deux centimètres trop près de la bouche de mon agresseur (et je dis ça par expérience, beurk.).
Après un rire gras qui ressemblait à « Ho ho ho ho ho ! », mon cher ami Ralph a prit mon argent sans le moindre scrupule quant au fait que je ne pourrai pas me nourrir le soir même. Il a caché son visage avec sa capuche, pour faire plus caïd où je ne sais quoi, et m'a envoyé valser avec un second coup bien placé. Sachant bien que j'étais déjà à terre … pour le plaisir de montrer qu’il était belliqueux aux badauds qui passaient par là. Je venais de remarquer à cet instant que sa capuche marron clair lui donnait l'apparence d'un caramel géant parfumé au roquefort. Mais bon, ceci étant fait, il est parti avec les deux autres personnes qui riaient de leur mesquinerie, même s'ils n'avaient rien fait. Les gens qui voyaient la scène se sont moqués de moi, m'ont pris en pitié, et, il me semble, m'ont pointés du doigt … cela m'a juste fait bailler sur le moment, parce que c'est fatiguant de se faire maltraiter... Tout de même, c'est tous les soirs pareils, ils devraient être habitués. Pensais-je sans cesse.

La routine.

N’osant pas bouger malgré tout, ressentant une légère douleur, je suis resté à terre une bonne trentaine de minutes, le temps que les gens se lassent. Cette fois ci la bataille fut quand même plus épique… je lui ai répondu ! C’est une première, j’en conçois. La nuit est tombée sans prévenir, assombrissant le paysage Bazzerien, et, les cailloux dans le dos devenant plutôt douloureux, je me suis décidé à me lever. Le réconfort m’attendait chez moi, après tout.

Je n’avais eu que très peu de temps pour repenser à cette histoire de racket. Sitôt rentré chez moi, je devais faire les tâches ménagères, car ça n’attend pas. Sur le chemin, j'ai remarqué une affiche où était écrit :

« LA TROUPE DE CIRQUE THEATRAL DISTORSION D. SERA EN VISITE DU 15 AU 20 JANVIER SUR LA PLACE PRINCIPALE DE BAZZER. ENTREE : 120 LASK PAR PERSONNE. »

L'image était belle. On y voyait Mister Distorsion, le monsieur loyal à la barbe en pointe, avec Sniper, son Hippocampe terrestre tireur d'encre, ainsi que tous les autres artistes de la troupe. J'étais très intrigué par le spectacle de Distorsion D. Ma mère m'avait une fois emmenée là bas, quand nous étions enfants, mon frère et moi. Ma sœur ayant peur des clowns, elle n'a jamais voulu venir. Une fois, je me souviens même d'être monté sur le dos de Sniper ! C'était un des rares moments de joie de ma vie. Ces moments où il manque un père …

Mes pensées m'avaient ramené bien loin en arrière, et j'essayais de me souvenir du visage de mon cher papa. Ma mère disait qu'il reviendrait un jour, et qu'il serait fier de voir comme nous avions grandi et comme nous étions devenus beaux. Mon grand frère se souvenait vaguement du visage de mon père : Il était brun, ou peut-être blond. Ses yeux étaient vairons comme les miens et il était grand, de plus il portait le même type de bouc que mon frère. Il était beau, massif et surtout très gentil. Moi, je ne me souvenais que de sa voix... claire comme le cristal, belle comme la note LA (selon mon frère) et surtout capable de rassurer les esprits et de réchauffer les cœurs.


J’ai ouvert la porte un peu plus brutalement qu’à mon habitude, ce qui a eu pour effet de réveiller Bel’, notre plante gardienne. Bel’, ou plutôt Belphégor était une plante verte gardienne à dents empoisonnées. Une espèce de la forêt de Lindsey, au nord de la ville. Elle n’a pas coûté bien cher…vu son caractère, ça se comprenait parfaitement, en fait. Il existe 5 types de plantes gardiennes : Belphégor est de rang D, c'est-à-dire quatrième dans un ordre croissant de puissance. Pas de quoi arrêter un bison brume ou un ours d’argent, mais assez utile pour nous débarrasser des voleurs du dimanche à la mode Bazzer à coup de morsures empoisonnées. Notre plante était verte à pois rouges, avec une tige dépassant les un mètre vingt, dans un pot en terre spécial lui apportant les nutriments nécessaires à sa survie, et avec des dents dont la longueur dépassait sans doute le plus long de mes doigts, mais je n'ai jamais fait le test, car je tiens à mes doigts pour tenir un stylo. Son « Nyaah » strident et répétitif donnerait à lui seul une bonne raison à un voleur de partir rapidement, mais qui s’en soucie, puisqu’un criminel moyen ne dépasserait même pas la porte d’entrée dans de telles conditions?
Bel’, dépourvu du sens de la vue, me reniflait un peu, comme d'habitude et commença à sortir la langue en esquissant un ronronnement significatif : « fais moi des grattouilles, ton frère ne me donne pas assez d’affection. » ou quelque chose dans le genre, car il est vrai qu'une plante n'a pas beaucoup d'endroits où l’on peut la gratter.
Mon frère, Vlad, devait sûrement faire un peu de musique dans la chambre. Je ne reconnaissais ni le groove de son saxophone, ni la teinte blues de sa basse … En fait, il devait sûrement pioncer. Je suis monté par curiosité, avant de me mettre à la cuisine. Seulement, arrivé devant la porte de sa chambre, j'ai surpris, bien malgré moi (Au début.) une conversation qui ne me ravissait pas plus que ça. Vlad était au téléphone avec une personne qui me manquait énormément.

… Alors comme ça tu ne rentreras pas avant une semaine…Mais je croyais que tu étais guérie ! … Dois-je le dire à Zenzen ? … Repose-toi.



Je n’entendais que des bribes. Je marmonnais « Arrête de m'appeler Zenzen, je déteste ce surnom. » quand le silence total se fit. Si Bel’ ne mangeait pas les mouches de la maison, peut-être qu’on les aurait entendues voler. Vlad est sorti précipitamment de son antre mais s'est arrêté net. Il m'a regardé, l’air désolé.
Ah, Zenzen. M'a t-il dit sur le ton de la désolation et de l'étonnement (curieux mélange.), comme si je l'avais surpris en train de se droguer où je ne sais quoi d'absurde.
Que se passe-t-il ? Et arrête de m'appeler comme ça! Ai-je répondu.
C’est maman. Elle n’est pas totalement guérie. M'a t-il avoué d'un ton grave et bien trop sérieux pour lui.

J'ai lourdement regardé le sol, les yeux embrumés. S’il fallait être sérieux, c’était le meilleur moment. Délia, notre mère, était atteinte d’une sorte de tumeur au niveau de l’estomac, et son état empirait sans cesse depuis maintenant deux longues années. Nos visites régulières à l’hôpital l’encourageaient, mais la tumeur grossissait chaque jour et cette maladie commençait à devenir très gênante. Les médecins préféraient ne pas se prononcer sur le dénouement de cette histoire, eux-mêmes très peu convaincus de l’efficacité de la chimiothérapie ici utilisée, bien qu’elle fût à l’origine de deux miracles, jusqu'à présent. Vlad et moi avons prié chaque jour pour que l'expression « Jamais deux sans trois. » marche. Encourager ma mère du mieux que je pouvais était une des raisons qui faisaient que je n’avais même plus le temps de me morfondre sur mes propres soucis, qu’ils soient scolaires ou personnels. Pourquoi les personnes exceptionnelles étaient malheureuses tout le temps? Je veux dire, mince quoi : Ralph était le genre de naze qui n'aurait jamais rien de ce genre, lui … Pas que je lui souhaite réellement d'aller à l'hôpital. C'est plutôt pour la forme que je dis ça.

Tomoe est au courant ? Ai-je demandé.
Pas encore, m'a répondu Vlad, pourtant sceptique. Il vaudrait peut-être mieux garder ça pour nous.
Elle a le droit de savoir ! Ai-je rétorqué en serrant les poings, mais mon frère n'a pas flanché une seule fois.

Tomoe était notre petite sœur, la plus jeune de la famille par conséquent. J’avais 17 ans, elle en avait 15, et Vlad en avait 19. Mon grand frère, bien qu’étant l’aîné, n’était pas le plus responsable de la famille, et pourtant nous devions tout de même lui obéir. Blond et d’environ un mètre quatre-vingt cinq, il était bien bâti et, paraît-il, assez beau garçon; cependant sa fainéantise légendaire lui a fait arrêter les études : Il s'est ainsi uniquement consacré à ses instruments de musique, dans l’espoir de percer dans ce domaine un jour.

« Rêveur », c’était ce à quoi l'on différenciait Vlad de Tomoe ou moi-même.

Ma petite sœur était sage.

Trop sage.

En vérité, nous pensions tous cela à cause de sa timidité grandissante…et qui s’accentuait encore plus vite depuis l’hospitalisation de notre mère. Tomoe était considérée par la majorité du genre masculin comme une magnifique jeune fille. Je savais qu’elle faisait chavirer un bon nombre de cœur, dans son collège, mais encore fallait-il qu’elle y prête attention. Ma sœur était une fille responsable et toujours à l’écoute. Elle n’était pas fermée d’esprit, bien au contraire ! Seulement elle avait cette incapacité chronique à parler aux autres, ainsi ne s’adressait-elle qu’aux animaux, qui la comprenaient sans doute mieux que Vlad et moi réunis. Les filles sont compliquées.

Écoute, Gozen. Elle ne le saura pas, un point c’est tout.


Vlad est descendu dans le salon sur ces mots.

Je m’en suis allé à mon tour, dépité.

Une heure est passée. La cuisine était enfin propre. Le dîner était en voie de préparation, mais cela s’annonçait rude. Je cherchais dans le frigidaire de quoi nourrir toute la troupe. Ralph ayant fauché l’argent que je réservais pour les courses, la préparation de mon fameux « Scio-menthe à la mode Neolia » s’avérait légèrement plus compliquée : surtout sans le Gelyscieur esseulé, l’animal (Et de ce fait l’ingrédient principal.) nécessaire à la réalisation de ce plat signé Roël Joe-bûchon, dont les gens prétendaient qu’il était et cuisinier et bûcheron. Allez savoir. Les Gelyscieurs esseulés étaient la variante bien connue d’une espèce toute autant connue : le Gelyscieur. Un Gelyscieur est un animal bipède de la famille des Reptiles hybrides Gelées (Ils étaient gélatineux et transparents.) originaire des plaines de Neolia, à l'ouest de Bazzer et donc à l'extrême gauche du continent de la pointe, juste à côté de l'océan d'étoiles. Les plus anciens Gelyscieurs atteignaient dans les deux mètres facilement et leur odeur était différente selon leur couleur, ce qui permettait de les classer en diverses espèces. Le Gelyscieur possède soixante douze dents disposées sur trois rangées, et qui tournent à la manière des tronçonneuses sur elles-mêmes, permettant de déchiqueter les matériaux les plus solides. Un Gelyscieur digne de ce nom peut avaler un humain en seulement cinq secondes, et lui réserves trois secondes d’intenses souffrances entre les soixante-douze mini tronçonneuses et l’acide gastrique nécessaire à la digestion. Seules cinq espèces sont connues actuellement : Le Gelyscieur rouge qui sent la fraise mais qui reste le plus agressif, le Gelyscieur vert qui sent la pomme mais qui est le plus rapide, le Gelyscieur bleu qui sent la myrtille mais qui possède un corps quasi indestructible, le Gelyscieur rose qui sent la pêche et qui permet à la reproduction des mâles de son espèce, et enfin le Gelyscieur esseulé.

L’esseulé est un individu albinos, rejeté par sa famille, sans défense particulière et qui sent étrangement la noix de coco. Celui-ci est rare, ce qui en fait un ingrédient de qualité et plutôt cher.
Je me suis résigné et j'ai fermé le frigidaire. Adieu le repas de fête. Une fois de plus, mon anniversaire allait se fêter comme tous les autres jours.
J'ai regardé le calendrier … Dix-sept ans aujourd'hui.
En fouillant dans les placards, j'ai trouvé trois conserves de soupe à la tomate. Cela nous fera bien tenir pour la nuit. Ai-je pensé.

La soupe chauffait dans un récipient prévu à cet effet. Une casserole auto chauffante conçue par la section électroménagère de « l'A.R.K ». Elle ressemblait en tout point à une banale casserole, sauf que le manche était couvert de boutons, ainsi l’on pouvait régler la température, la durée de cuisson et bien d’autres choses sans avoir à dépenser de gaz ou d’électricité (Sauf pour les piles bien entendu.). Je me lavais les mains en prenant bien soin de passer sous les ongles. Une pensée idiote m'a fait lever la tête et mon regard a nonchalamment croisé celui d’une statuette au regard impénétrable accrochée au mur par un clou et un fil. Kaärma, la déesse des récompenses et des punitions mais surtout du destin :

Membre compris dans les premiers êtres légendaires. Enfin c’est ce que disait l’Almanak.

L’Almanak est un livre énorme où sont relatés tous les faits depuis maintenant dix mille ans sur les relations entre les dieux et les espèces inférieures (c'est-à-dire moi), et qui a été publié dans le monde entier. J'ai froncé les sourcils, gêné par la présence de la statue. J'ai aussitôt détaché mon regard de l'objet en question … Kaärma…mais bien sur. Ces légendes stupides n’étaient que les affabulations de quelques moines en manque de vin. Du moins c’est ce que je pensais, car mes exploits contre Ralph où les problèmes de santé de ma mère prouvaient chaque jour que les récompenses, les punitions…étaient des choses surfaites, et que seul un imbécile pouvait encore croire aux miracles de la sorte. Seulement ma mère était une croyante de cette religion et disait depuis toujours à qui voulait l'entendre : « Un jour mes efforts paieront, Kaärma sait récompenser les plus forts. ». Vlad adoptait cette politique lui aussi, mais dans un angle différent encore. Moi, si je devais croire en quelqu'un ce serait Orion, car le temps est la seule chose de réelle à mon sens. Repenser à tout ça m'a fait souffler … Je me suis souvenu de ces interminables discussions théologiques avec ma mère, pendant qu'elle repassait. Elle m'expliquait que mon père était le plus fervent disciple d'Orion, et qu'il y avait énormément de raisons à cela. Je n'ai jamais su lesquelles. Quand avais-je perdu mon innocence et ma naïveté ? Moi-même je l’ignorais.

Un bruit sourd en provenance des escaliers m'a tiré brusquement de mes questions existentielles. Vlad a couru si vite qu'il en a raté une marche : Titubant légèrement a l’atterrissage, mais a priori rien de grave. Il s’est brutalement assis sur une chaise et a levé son assiette en m’ordonnant « Sers moi la bouffe, eh, toi, l'esclave ! ». L’exemple de la famille, tu parles.
J'ai pris un verre d'eau et l'ai soigneusement jeté sur la tête de mon frère en m'écriant « Oups, ma main a glissé. », avec toute la non sincérité du monde. Vlad, trempé, a enlevé son Tee shirt puis à marmonné un juron, et enfin il s'est tut. Il m'a souri cependant, et j'ai vu dans ses yeux pétillants toute la malice qui faisait son charme, à ce grand dadet, mais qui disait aussi « Je vais me venger, tu sais ? »
Tomoe descendait les escaliers beaucoup plus calmement. Elle s’est assise sur une chaise sans dire un mot et a prit sa cuillère en baissant le regard; sa frange blonde a alors couvert ses yeux. Je lui ai demandé si elle avait faim, et tout ce que j’ai obtenu comme réponse a été quelque chose d’imperceptible et qui a sonné comme un « ~~~un peu~~~ ».

Je lui ai servi de la soupe en souriant. Elle m'a regardé puis a vivement baissé la tête, tout en rougissant énormément. Je lui ai tapé dans le dos en riant et en disant « Tu vas exploser si tu continues à rougir, comme ça! » Mais elle n'a pas réagi et s'est contenté de manger. Mon sourire s’est effacé – Vlad l'a d'ailleurs remarqué – et je me mis a me demander quelle était la réelle situation de Tomoe, quels étaient ses sentiments, ses peines, ses joies, ses frayeurs … jamais je n'ai réussi en quinze ans à savoir ce qu’il passait par la tête de ma chère sœur. Vlad non plus. Peut être pensait-elle à maman, comme nous tous.












Chapitre 2: Je roue de coup une lampe de chevet.





La troupe et moi-même, une fois le dîner terminé, avons retroussés nos manches pour nettoyer la maison, juste avant de partir nous coucher. Cette dernière n’était pas bien grande, ainsi à trois cela mettait une demi-heure au pire. Je baillais en passant le balai, il était déjà vingt-trois heures.

Demain je me lève à cinq heures pour distribuer le courrier dans Bazzer. Ai-je pensé.

Pour subvenir aux besoins de la famille ainsi qu’aux études de Tomoe (Les miennes aussi, accessoirement, mais pour ce que j'en fais.), Vlad et moi nous levions vers cinq heures du matin pour distribuer le courrier, pour une petite compagnie anonyme qui travaillait pour le compte de « A.R.K Times », la partie « quotidien » de la société bien connue à présent.

Le soleil n’était pas tout à fait levé sur la cité. Vlad est parti cinq minutes avant moi. Son secteur était celui des ports boyaux : Une des parties glauques de la ville, bien que portuaire. Le maire a donné ce nom à ce port depuis l’assassinat des touristes et de l’équipage d’un paquebot entier, amarré juste pour une nuit. L’assassin, toujours inconnu, n’aurait soi disant plus jamais mis les pieds à Bazzer, mais comment en être sur si l’on ne le connaissait pas ?
Vlad n’était pas du genre a craindre ces racontars de vieux sur les bancs du parc des chanteurs quand le soleil de midi cogne dur. Mon secteur était celui de Bazzer Centre, à quelques minutes de la maison (Nous habitions en périphérie.).


Préparation rapide, histoire d'être propre. Je portais sur moi l'uniforme du lycée Nondöm : Un ensemble tee shirt blanc, Pantalon et veste bleu foncé, avec les armoiries de la famille Nondöm : Un renard des neiges zigzaguant entre deux flocons dorés. Les habits étaient particulièrement seyants et faisaient partie des seules choses que j'appréciais réellement dans ce lycée. Et puis je devais bien l'avouer, je n'avais pas vraiment assez d'argent pour m'habiller de diverses façons, alors porter l'uniforme du lycée constituait quatre vingt pour cent de ma garde robe actuelle. La ceinture qu'il nous forcaient à porter possédait comme boucle de ceinturon ladite armoirie de la famille créatrice du lycée.
Je me suis observé quelques instants dans le miroir. J'ai soupiré, en remettant mon col et ma cravate, libre de ses mouvements, en place : J'étais toujours le même blond … J'avais toujours les mêmes yeux vairons. A savoir un œil vert et marron … et ma taille n'avait pas bougé depuis presque trois ans. Ce petit mètre soixante treize qui faisait que je regardais la plupart des gens que je côtoyais en levant la tête.

J’ai enfourché mon scooter et je suis rapidement parti dans la direction souhaitée. La distribution du courrier a bien duré une heure. Depuis le temps que je faisais le même parcours, je commençais à jeter les lettres comme des projectiles, sans même prendre le temps de viser, et suivant la force du vent, cela marchait plus ou moins bien (j’avoue que cela marchait une fois sur cinq, mais je m'en fichais un peu.). J’ai stoppé mon scooter, pour contempler le même spectacle chaque jour avec le même malaise : L’usine A.R.K se trouvait devant moi. Derrière le grillage sur lesquels des barbelés étaient juchés stratégiquement, de manière à dire « On ne dirait pas comme ça, mais je peux donner le tétanos. » se trouvait un chemin a demi rocailleux. De l’extérieur nous pouvions apercevoir la façade blanche, immense, de l’usine, faite de métal et de plastique. Le sigle « A.R.K » était écrit en noir et juste en dessous se trouvait la fameuse arche avec l’étoile orange. De chaque coté de la structure se trouvait d’immenses turbines qui frappaient le sol avec un violent fracas, comme pour aspirer l’essence même de la nature, et la fumée jaunâtre qui s’en dégageait par un assourdissant « Pshhhh » remontait pour se mélanger à la fumée noire déjà bien toxique qui s’échappait à grande vitesse des cheminées extérieures, comme un train immense que l’on alimenterait en charbon, mais qui n’avancerait jamais. La porte était fermée. L’usine ouvrait à sept heures, et il n’était que six heures quarante-sept. J'ai redémarré mon scooter pour partir en direction de la maison, ayant terminé ma livraison matinale.

J'ai pris une pause de deux minutes, vers mon quartier, pour admirer la même vitrine tous les jours depuis maintenant huit mois.
La boutique d’antiquités « Naomé » était aussi fermée. Je me suis collé à la vitrine et je me suis senti rempli du même sentiment de désir qui m’envahissait chaque matin. Elle était encore là : Une clé en or, pas plus grande qu’un pouce, délicatement posée sur un fil noir à l'air usé et ancien. Cette clé possédait deux petites cornes en or et était ornée en plus d’une pierre précieuse qui semblait être un rubis. J'ai ravalé ma salive et je suis rapidement parti. Je ne comprenais pas pourquoi, mais cet objet, plus que n'importe quel autre objet jusqu'à présent, m’attirait … Je connaissais bien le gérant, à force de venir pendant les heures creuses, et celui-ci m’avait un jour expliqué qu’un homme lui avait donné le bijou, il y a de cela deux ans, en précisant que ce collier trouverais de lui-même son porteur, car telle était son utilité. Comment un collier pouvait avoir une quelconque utilité ? C'est aussi cette part de mystère qui me donnait envie d'être le porteur du collier … Cependant, depuis le temps que je le regardais, il aurait dû se rendre compte de ma présence. J'ai alors abandonné tout espoir de l'avoir autour du cou.

Je suis rentré en hâte à la maison. Bel’ dormait à point fermé, une bulle de sève pendait de son bulbe, je l'ai éclaté rapidement et il se réveilla en sursaut :

Pas le temps de buller, Bel', tu as une maison à garder, je te signale.

J'ai gravi les marches de mon escalier deux à deux. Mon sac devait probablement être jeté au pied de mon lit. J'ai tout de même pris la peine de m'accorder une minute de silence, constatant avec plaisir le calme apaisant qui régnait. La maison n’était pas aussi bruyante que d’habitude, et a priori Tomoe était déjà partie. Cette quiétude m'a fait légèrement sourire. Ces instants de plénitude étaient rares, par les temps qui courent. J'ai tranquillement ouvert la porte, apaisé par le calme ambiant, et … c’est à ce moment là que ma vie a pris un tournant assez inattendu.

J’ai étouffé un cri de stupeur, mais il était trop tard pour ce genre de choses. Deux personnes, que je n’avais jamais vues en dix-sept ans d’existence, se reposaient dans ma chambre. L’un somnolait sur mon lit, et l’autre lisait une bande dessinée de ma bibliothèque. J'ai reculé d’un pas, pour examiner les deux individus qui, à priori, se fichaient totalement de ma présence. Celui qui se relaxait sans ma permission sur mon lit portait un tee shirt noir pile a la bonne taille mais déchiré au niveau du ventre et des manches, avec un énorme signe « Anarchie » en jaune, un pantalon noir rougeâtre tout autant déchiré et orné de chaînes en métal couleur fer. Sur son crâne se trouvaient deux cornes aux reflets d’ivoire, en partie cachées par ses cheveux mi-longs et noirs, ainsi qu’une queue encore plus foncée qui finissait en pointe de flèche. Une canine dépassait de sa bouche, comme un vampire, et il portait d’énormes bottes faites de cuir et de fer, décorées avec les mêmes motifs que son pantalon, et il dégueulassait bien entendu mon drap blanc en mettant les pieds dessus. L’autre personne était habillée beaucoup plus simplement. Cheveux légèrement plus courts mais en bataille, avec d’immenses yeux bleus ainsi qu’une étrange auréole sur la tête, il était habillé d’une veste, d’un tee shirt et d’un pantalon d’un blanc aussi immaculé que ses baskets. Il était tellement lumineux que cela donnait l’impression qu’il lui était impossible de se salir. Sur son Tee shirt il y avait pourtant le motif d’une énorme tête jaune qui souriait. Il n y avait ni un pli de travers ni une marque de vêtement froissé. Le garçon en noir était propre, certes, mais son compagnon était impeccable de presque tous les côtés. Seuls ses cheveux, d’un blond presque doré, étaient parsemés d’épis, brisant l'harmonie qui émanait de lui. Enfin ça lui allait bien de toute façon, et niveau épi j'étais gâté aussi. Tellement gâté que j'avais décidé il y a très longtemps de faire de mes épis ma coupe de cheveux.

Je suis allé en fonçant dans la chambre de Vlad sans demander mon reste et j'ai pris sa batte de Base-Ball. Je suis rentré dans la chambre en furie et j'ai menacé les intrus en agitant la batte un peu partout, ce qui a juste eu pour effet de briser une de mes lampes de chevet et de me faire baisser la tête. J’avais été ridicule, j’en conviens. Je n'étais pas très menaçant, il faut dire. Les deux adolescents se sont regardés et ont éclatés de rire. Charmant.
Ces mêmes personnes, d'un bond, se sont levées pour se mettre à ma hauteur. Le garçon aux cheveux blonds, qui avait visiblement le même âge que moi, a tendu sa main et m'a souri d’un air amical. Je lui ai serré la main, perplexe. A ce moment là j'ai senti une vague d’énergie qui a violemment parcouru l'intérieur de mon corps, comme une décharge électrique. J'en ai eu des frissons.


 Qui êtes-vous ? Ai-je demandé.
Tu ne te souviens pas de nous ? A dit le blond.
Comment pourrait-il ? A rétorqué le brun. N'oublie pas que c'est la première fois qu'il nous rencontre.
Oh … C'est vrai. Seulement, ça fait mille ans. Il a aussi l'air plus jeune.
Tu sais comment est Orion … Enfin. Gozen, est-ce que tu as la clé ?

« Gozen ? » … Comment connaissait-il mon nom ? J'ai été frappé d'un étrange malaise, qui m'a donné la migraine. La sensation de connaître quelque chose, sans l'avoir vécu. Comment ces personnes pouvaient-elles me connaître, alors que je ne savais pas moi-même qui elles étaient … ? Surtout que … Leurs visages m'étaient familiers.

Non mais … Qui vous êtes, sincèrement ?
As-tu la clé ? Demanda le blond avec un grand sourire qui, étrangement, inspirait confiance.
… Quelle clé ?

Les deux entités se sont d'un coup regardées. « Il n’a pas la clé. » « J’ai entendu figure toi. » « Que fait-on ? » « On dégage, ça sert à rien de traîner là si il n’a aucun moyen de nous aider. »
Ils sont partis dans un léger halo lumineux. La chambre était de nouveau silencieuse. J'ai regardé dans le vide, complètement perplexe. Que s'était-il passé, à l'instant ? Je suis resté dans la même position une bonne minute puis j'ai finalement décidé de ranger le cadavre de lampe qui traînait à côté de mon lit. Le sac sur le dos, j'ai foncé en direction du lycée. Être en retard signifiait ma mort, dans certains cas.










Chapitre 3 : Je lance des éclairs grâce à des cornes invisibles





La porte du lycée n’était pas encore fermée. J’avais arrêté de courir depuis cinq bonnes minutes, trop fatigué des récents évènements qui, je dois l’avouer, m’avaient un peu vidés. J'ai soufflé. Derrière le grillage principal du lycée se trouvait Ralph. Je n’avais pas été plus rapide que lui aujourd’hui, je voyais sa capuche dépasser du muret intérieur.

Je me suis raclé la gorge et je suis parti lentement dans sa direction, en espérant qu’il ne me remarque pas dans la masse de lycéens. Je me suis toujours demandé ce qui faisait de moi plutôt qu’un autre une cible de choix pour Ralph. Je veux bien admettre que je ne suis ni le plus fort ni le plus courageux des adolescents, cependant il me semblait que d’autres types étaient plus qualifiés que moi pour se faire tabasser quotidiennement. Ralph m'a quand même vu. On ne peut pas gagner à tous les coups. Il m'a pris par le col et son sourire n’annonçait rien de bon, bien entendu. Il m'a jeté par terre et a ri de bon cœur … « Bon cœur » et Ralph ça sonne tellement faux dans la même phrase que je préfère encore que vous oubliez ma dernière pensée.

Je me suis essuyé la bouche à cause de la poussière qui s’était posée sur mes lèvres et j'ai reculé d’un pas. Je ne pouvais rien faire dans ces cas là. Un « tss » a fait écho dans la cour du lycée. J'ai instinctivement levé la tête (Ne me demandez pas pourquoi.) Et j'ai vu ces deux types … Eux !
Les deux personnes d’il y a une heure étaient assises sur le muret et regardaient le spectacle. Cependant personne ne semblait prêter attention à eux.

Vous ? Ici ?
 T’étais plus balèze avant … a dit le brun.
Combien de fois vais-je devoir t'expliquer qu'il n'a pas encore vécu ces évènements ? Comment peut-il être plus fort, sans même avoir la clé du temps ? A expliqué son compagnon, l'air désolé.

Je n'ai pas répondu. Il était évident que ces deux dingues s'amusaient à mes dépends.

… Mais bon. Ça serait bête que ce tas de muscles te mette en morceaux maintenant, a avoué le brun.
Dites, si c'est pour vous foutre de moi, vous pouvez aussi rejoindre la foule, par là.

J'ai constaté que Ralph se demandait ce que je faisais. Comme s'il ne voyait pas les deux jumeaux, sur le mur.

Bah. Nous ne sommes pas ici pour nous moquer, mais pour t'aider. A expliqué le brun.
Vous … Allez vous battre avec moi ?
Pas avec toi. A dit le blond. A l'intérieur de toi.
Que … ?
Tu as cinq minutes, profites en bien ! A crié le brun avant de se jeter sur moi.

J'ai senti une aura particulière m’envahir. Je me suis lentement redressé. Sensation étrange. Comme si on squattait mon esprit. Tellement de puissance. J'ai eu envie de rire un bon coup, sans même en comprendre la raison. Les bras ballants, car je ne les contrôlais plus, je me suis avancé vers Ralph. Qu'est ce que mon corps avait prévu, comme coup tordu ? Je n’étais plus maître de moi-même, en tout cas.
Ralph a reculé d'un pas à son tour. Les experts pourraient croire à un miracle, moi j'ai juste pensé qu'il avait perçu le changement. J'ai dégagé une mèche de cheveux qui me gênait, et l'ai regardé droit dans les yeux. En tout et pour tout il me semble avoir marmonné « Tu as cinq secondes. »

J'ai senti en moi une vague de chaleur qui s'est inexplicablement transformée en désir accumulé de vengeance. C’était une sensation bien trop étrange pour être décrite avec des mots.

Je me suis jeté d'un bond sur Ralph et lui ai asséné le coup de poing de sa vie … Et de la mienne aussi. Ma frappe l'a fait reculer d’un bon mètre, à peu près. Je ne sais pas s’il a eu mal, mais pour le coup, il a été plutôt vexé de s'être fait avoir comme une racaille des bacs à sable. Il s’est essuyé le nez et a crié un truc incompréhensible, tellement c'était fort et sauvage. Et par sauvage j'entends bien « primitif ».
Aveuglé par la colère, celui que j’avais frappé m'a sauté dessus comme un fauve, pour me mettre finalement à terre. Sa vraie force s'était enfin révélée, après tout ce temps. Mais pour dire vrai, la mienne aussi a décidé d'apparaître.
Il m'a frappé au visage à une telle vitesse que le sol s'est rétracté au fil de ses coups. Il avait des poings en acier ?

Je souffrais mais je m’en fichais. A ce niveau là, plus rien ne comptais.

Je l’ai éjecté d’un coup de pied dans le ventre. Ma vitesse et ma force s’étaient décuplées, c’est un fait, en dépit de ça, le brun contrôlait parfaitement bien mon corps, alors c'était dur de lutter. Le garçon blond regardait la scène attentivement. Les deux compagnons de Ralph m'ont tenu les bras, et je me suis retrouvé immobilisé en un instant. Ralph m'a foncé dessus avec une vitesse prodigieuse et m’a cogné avec un coup de pied dans le ventre d’une telle force que j'ai cru que sa jambe m’avait traversé. Les gens autour de nous criaient « COMBAT ! COMBAT ! » Mais d’autres, silencieux, se contentaient simplement d’observer nos mouvements. Une voix a résonnée dans ma tête. Tout d’un coup l’atmosphère était devenue beaucoup plus calme. J’étais comme transporté. Une lumière m’a aveuglé pendant une seconde et j’ai eu la vague impression de flotter dans les airs. Celui qui me contrôlait se tenait devant moi, les bras croisés. Il était imposant.

Où suis-je… ? Ai-je demandé.
Ici ? Eh bien … c'est ton esprit. Mais … il est tellement blanc que c'est à se demander si tu as déjà fait une mauvaise action dans ta vie.
 Euh … tabasser Ralph, ça ne compte pas comme une mauvaise action ?
Bof … Ouais, mais non. C'est de la légitime défense après tout.
Appelle ça comme tu veux. Pourquoi je suis ici ? … Je ne suis pas mort, hein ?
Tu veux rire ? Si tu meurs à cause de lui, tu ne vaux pas grand-chose.
Pas faux. Mais pourquoi mon esprit est-il si blanc, dans ce cas ?
Ne t'inquiète pas. Après la correction que tu vas mettre à ce crétin, il y aura des changements, ici. Mais tu le verras bien assez tôt.
Je ne suis pas pressé.
 Je vais t’avouer quelque chose. – Il s’est assis. – Je ne suis là que pour te booster un peu. Il faut que tu saches que mon seul rôle dans ce combat est de stimuler ton énergie mentale pour te faire comprendre la situation dans laquelle tu te trouves. En outre peut-être consentirai-je à t'expliquer notre présence ici si jamais tu voulais bien en finir avec lui … ?
 C’est qu’il est fort…
 Tss, tu parles. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais écoute moi bien : Dès que tu seras sorti d’ici, tu vas prononcer à voix haute les mots que je vais te citer, ils auront pour but d’activer un de mes pouvoirs à distance.

Mon interlocuteur m'a donné de simples instructions.

Non mais … y a aucun moyen que je crie ça en public, c'est vraiment …
T'as envie de mourir ?
Non, mais …
Alors on s'en fout. De toute façon les gens sont tellement fascinés par le spectacle qu'ils ne t'écouteront même pas.

Je suis sorti de mon esprit comme j’y étais rentré : Sans savoir comment.

L’ambiance brutale du combat, dont je m’étais éloigné quelques minutes, est retombée sur mon cœur comme un choc. Je me sentais toujours possédé. Cela serait sûrement ma dernière action. Il était temps d’en finir. J'ai crié à haute et intelligible voix les mots qu’il m’avait confiés :

« Thunder Spark ! »

Mon corps entier a tremblé. Une énergie considérable semblait s’être relâchée. Une queue similaire à celle du type brun était sortie de mon pantalon sans que je lui donne ma permission et s’était plantée d’elle-même dans le sol. Mes trois agresseurs ont été électrocutés avec une puissance capable d’alimenter le lycée entier. Lycée qui, au passage, a prit énormément de dégâts. Les éclairs ont valsé un peu partout, et l'un d'eux s'est dirigé sur la salle de sciences physiques, qui a explosé. L'explosion de la salle de chimie en a entrainé une autre, puis encore une …

J’ai offert un vrai feu d'artifice aux gens présents, et le proviseur allait sûrement me virer. Ralph et ses complices sont tombés et ne se sont plus relevés. La queue a disparue, et, fatigué, je me suis assis par terre. Il avait en tout cas quitté mon corps, le brun. J’étais blessé et mes habits étaient brûlés à certains endroits. Mes trois ennemis ne bougeaient plus. Ils étaient morts sur le coup. J'ai dégluti. Moi ? Un meurtrier ? Jamais ! … Et pourtant ...

J'ai regardé autour de moi, très peu confiant quant à la hausse de ma popularité. Personne n'est parti. Les lycéens me regardaient fixement, complètement choqués, voire apeurés. Personne n’osait faire un pas en avant ou en arrière. Il régnait un silence de mort … Bon, il faut dire qu'il y avait trois morts, aussi, mais ce n'était pas une raison. Je me suis levé d’un bond et, effrayé par mes propres actions, me suis enfui du lycée, qui n'était plus qu'un tas de … plastique fondu et de pierre ? Quelque chose comme ça.
Au bout de vingt minutes de courses je me suis retourné. Personne. J'étais complètement seul. Les deux entités n’avaient pas l’air d’être ici elles non plus. Je suis allé en direction de ma maison … Il me fallait du repos.

…Qu’en penses-tu, mon frère ? demanda le blond, assis sur un toit.
 J’ai vu la pureté de son esprit. Une aura rare. Bien plus rare que la nôtre … et plus puissante, répondit son frère, adossé contre un grillage, juste à côté.
Comment ça ? demanda le blond, curieux.
 Quand il a prononcé les mots. Il a réussi à m’extorquer de la puissance, à moi ! Ce que je veux dire, c’est que « Thunder Spark » n’était censé que paralyser ses adversaires. Il a réussi à tripler la puissance de mon attaque, juste par la seule puissance de sa colère. Ni toi ni moi n’aurions fait mieux à ce seuil d’entraînement quasiment nul, répondit le brun.
Lucio… Il lui faut la clé.
Je le sais ! Mais lui, il ne s'attend certainement pas à vivre autant d'aventures.
Tu sais ce qui me fait sourire ?
Quoi donc, Shin ?
Que son futur soit notre passé, et que notre futur sera son passé.
Orion est quelqu'un de mystérieux.
Oui, il faut croire. Mais le futur n'est pas forcément exact. Après tout nous ne savons pas ce qui l'attend. Nous savons juste que l'histoire ne sera pas établie tant qu'il ne sera pas allé là-bas …
Tu as raison Lucio, il pourrait bien…sauver le monde entier.
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
Quatuor Universel
Lun 12 Sep 2011 - 18:41
Quand la version 2.0 (soit l'originale) sera terminée ^o^
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
Quatuor Universel
Sam 15 Oct 2011 - 19:40
BONJOUR MES CHOUX !!

J'annonce avec une toute petite pointe de fierté que j'ai obtenu le copyright de ma fic ~ !


Les chroniques de l'A.R.K ©


Ehwi o_o


Donc je vais, a partir de maintenant, poster la suite !

Je tiens a faire une mention sur la fic de Mister, les damnés du couloir, qui est juste géniale ! Allez la lire, ca vaut le coup !
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Dim 16 Oct 2011 - 0:00
Je suis chanceux j'ai eu droit à des bonus en avant première mais je me ferai un plaisir de relire le reste ici ^^.

Vraiment c'est une excellente nouvelle pour le copyright, et j'espère que ton rêve se concrétisera bientôt !
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Mar 25 Oct 2011 - 22:44
Salut à tous ! Désolé pour cette longue attente ... Cela ne me ressemble pas, je dois avouer 8D ... M'enfin ! Voici la suite !


Je vous conseille de relire quelques chapitres antérieurs pour vous ré-impregner de la suite des aventures de ce cher Jonathan !

CHAPITRE 23 : Vlad n'aura clairement pas de scooter neuf.





Le travail à l'usine, cela ressemble a des gens, à la file, qui appuient toute la journée sur des boutons, au même rythme, du début à la fin, pour fabriquer des objets à la chaîne. C'est un procédé intéressant à voir. Maintenant, imaginez donc ce scénario, sauf que les employés seraient enchaînés, que la plupart pleureraient et que des automates armés les surveilleraient, tandis que des tuyaux sortiraient de la matière orange visqueuse de leur crâne par le biais d'un casque clignotant. C'est beau, n'est ce pas ? C'est exactement ce que j'étais en train de voir. Le patron d’A.R.K était vraiment fou. J'ai dégluti, ce spectacle était honteux. Vlad a serré les dents :

– Ce sont les gens qui sont condamnés au travail forcé. A-t-il dit. C'est une des punitions instaurés pour les crimes.
– Donc tous ces gens seraient des criminels ? A demandé Shin.
– Non. Regarde de plus près, a précisé Vlad.

Il y avait des enfants un peu plus jeunes que moi, des mères, des personnes âgées, et des infirmes. Ces gens ne pouvaient pas être des criminels. Si des types comme Ralph n'étaient jamais allés faire un tour ici, ce n’était pas normal.

– Mais que peuvent avoir fait ces pauvres gens ? Ai-je demandé, horrifié.
– Pfft. Ça dépend. Factures non payées, non-respect des lois pour des raisons bêtes, je n'en sais rien, moi ! Mais je comprends pourquoi cette salle est appelée « Réhabilitation. »
– Réhabilitation... a répété Lucio, en marmonnant.

Nous nous sommes accroupis, Vlad et moi, dans l'espoir de traverser la salle sans risquer de nous faire voir. J'ai réactivé mon bouclier et, par mesure de prudence, Shin en a fait un autre, plus fragile, sur Vlad, le temps d'une salle.

– Je n'étais jamais venu ici, a dit Vlad, et j'espère ne plus jamais y aller.
– Vous voyez tous ces innocents ? A demandé Shin.
– Bien sûr qu'on les voit, idiot, a rétorqué Lucio. Et techniquement, ils ne sont pas innocents.
– Oh, détrompe-toi, ai-je répondu. Pour vivre dans une misère perpétuelle, je peux t'assurer que c'est très difficile. Les taxes sont hautes, les salaires sont bas, les emplois sont peu nombreux, et comme tu peux le voir, ils ne sont pas de qualité … je n'aime pas me plaindre mais je rêve d'une autre vie.
– Mais que fait le chef de votre village ? A demandé Shin, curieux.
– Quel chef ? A répondu Vlad. Ce n'est pas un village, ici. C'est une ville en voie d'expansion. Et le chef, enfin le maire, plutôt, est en étroite relation avec le patron de l'usine.
– En voie d'expansion … en voie de destruction, ouais, ai-je murmuré.

Nous avons passé la salle sans soucis, et avons ouvert la porte qui était au bout. Nous nous enfoncions quelque peu dans les entrailles de la terre. Il faisait plus froid, d'ailleurs. La salle où nous étions à présent était remplie de tuyaux qui fumaient. Du liquide orange sortait par quelques boulons mal vissés. Si Sakuro était là, il aurait analysé le liquide. L'androïde en question était introuvable, car l'usine était grande, et les caméras continuaient de nous regarder, inlassablement, en clignotant rouge.


La salle où nous étions était un cul-de-sac. Dépités, nous avions entrepris de sortir de la chambre aux tuyaux quand d'un coup, une voix a résonné dans ma tête et a fait vibrer ma clé :

À l'aide ! Gozen !

J'ai vacillé un instant. Il était là, quelque part autour de moi, mais où ?

Inconsciemment, nous nous étions tous mis au milieu de la pièce. Il y avait une croix blanche et le sol était un peu plus enfoncé. J'aurais dû savoir que c'était un piège. En fait, je le savais ! Mais je n'ai pas eu le réflexe de bouger. Des barreaux se sont installés autour de nous. Ils étaient gris mais enveloppés d'une fine couche verte. Pas de doute : Tricite. Nous avons commencé à paniquer. Lucio a voulu traverser la barrière mais s'est pris une décharge électrique. Pris au piège, comme des rats. Les tuyaux autour de nous ont fait « Pschitt … » et un gaz rose a commencé à nous entourer. Je me suis senti mal. Pas malade, plutôt … fatigué. J'ai baillé, me suis étiré, et je suis tombé sur les genoux, puis par terre. Je crois que je me suis cogné la tête au passage. A mon avis, Vlad et les jumeaux en ont fait autant.

Au réveil, j'ai encore baillé. Ce gaz, quel qu'il fut, était en tout cas très efficace. Je me suis levé difficilement. Mes jambes tremblaient beaucoup. Je me suis accroché à une des barres de la cage et j'ai regardé entre ces dernières. Nous étions dans une salle immense, mais quand je dis immense c'est euh … Ouais, immense, quoi. C'était une pièce carrée, je crois. Entièrement bleue marine et noire, avec des néons bleus ciel qui parcouraient les murs pour rejoindre une pierre violette qui semblait gagner de l'énergie. De ces néons passaient aussi les liquides orange que nous avions vus plus tôt. Le mur d'en face ressemblait plus à un atelier de garagiste, ou un mini laboratoire, selon comment on prenait la chose. Il y avait des outils, des morceaux d'inventions ou je ne sais quoi, éclairés simplement par une petite lampe. En face de moi, il y avait un immense bureau qui donnait sur une fenêtre qui prenait tout le mur, mais dont les volets étaient fermés. Et derrière moi, c'était simplement une porte, et tous les néons semblaient sortir de celle-ci. Il n'y avait pas d'hortensias, par contre.

Derrière le bureau se trouvait une chaise. Sur cette chaise, il y avait un type. Et cet homme (Quoi que je n'en étais pas sûr à ce moment-là parce qu'il faisait tout de même noir.), me toisait avec un rictus qui ne présageait rien de bon. Il avait de grosses lunettes rondes qui lui donnaient une allure intello psychopathe, des cheveux noirs en pétard et un costume noir à cravate, typique d'un homme d'affaire. Pourtant il n'était pas si vieux. De loin, dans le noir, je lui donnais quoi … vingt-cinq ans ?

L'homme en question avait les mains nouées et jouait avec ses pouces, comme un tic nerveux, sauf qu'il était très calme, d'apparence. Il a enlevé d'un geste du cou une mèche qui s'était placée sur son œil droit et a prononcé d'une voix grave (Et quand je dis grave, c'est le genre voix de méchant qui fait vraiment peur.) :

– Alors c'est toi le vulgaire moustique qui parasite mes plans ?
– Euh … Excusez-moi mais … vous parlez à qui ? A demandé Shin.
– Ah, pas bête, ça, a avoué Lucio.
– C'est vrai que cela pourrait prêter à confusion et … a commencé Vlad
– Silence !! A crié le type, qui avait stoppé son jeu de pouces.
– Bon, ben … je crois qu'il s'adresse à moi, ai-je pris le risque de dire.

J'étais persuadé que ce kidnapping était intimement lié à la clé du temps. Faut dire que je commençais à y être habitué.

– Que tu détruises mes miliciens, que tu jettes en prison une de mes scientifiques ou même que tu tues des innocents, passe encore …
– Sympa, ai-je répondu.
– Mais que tu trouves comme si de rien n'était l'objet que je cherche depuis si longtemps ! … c'est inadmissible ! – Il a frappé la table du poing. –
– Vous savez, moi, je l'ai juste vue dans une boutique. Elle était très sympa d'ailleurs, peut-être que si vous y étiez allé …
– Tss. C'est facile, pour toi, pauvre enfant stupide, de voir les choses.
– Il suffit juste de sortir de chez soi, ai-je affirmé.
– Oui … il suffit juste de sortir … pour voir … mais mesures-tu la gravité de tes propos, quand tu discutes avec … un non voyant !?

L'homme, qui était assis, s'est levé et a atteint mon niveau en un bond. J'ai vu derrière ses lunettes la couleur de ses yeux … Violets comme la pierre qui gagnait en puissance, rouge comme le sang, avec une légère teinte blanche qui confirmait sa non voyance. Il était clairement en colère … Il s'est ravisé et a remis sa cravate en place.

– Désolé … ai-je commencé.
– Tu peux l'être, mais pas pour les raisons que tu crois. M'a-t-il répondu.
– Qu'est-ce que t'as encore fait, Zenzen ? M'a demandé Vlad, complètement à l'ouest.
– Je n'en sais rien moi-même, Vlad. Ai-je dit.
– Gozen … a commencé Shin. Je sens une onde maléfique sortir de ce type.
– Et tu l'as sentie grâce à ses yeux noirs de haine, où le fait qu'on était enfermé dans une cage ? Ai-je sèchement répondu à l'ange.
– Ne rigole pas avec ça. Moi aussi je la sens, elle est vraiment virulente, a renchéri Lucio. Cet homme est dangereux, et il veut ton pouvoir.
– Ces deux-là ont raison, a commencé la voix de l'homme. Sais-tu qui je suis ?
– Vous êtes le patron d'A.R.K. Ai-je répondu.
– Oh, puisque je vous tiens, « patron », a commencé Vlad, j'aimerais bien discuter de mon scooter qui est un peu défaillant et …
– La ferme ! A crié l'homme.

Une vague violette est sortie de son corps et a foudroyé Vlad, qui est tombé par terre en un instant. Il n'était pas mort, juste blessé. J'ai étouffé un cri d'horreur.

C'était tellement … Waw. Mais pas « Waw » dans le sens de l'admiration … « Waw » dans le sens « Ça y est, on est morts. ». Pris de colère, j'ai voulu sortir de la cage, sans trop savoir comment, alors je me suis agité. Le patron d'A.R.K m'a lancé la même attaque, mais la clé a vibré et a dévié le tir, qui est allé exploser une partie du mur de droite, près de l'atelier. De ce mur est sorti, inanimé, le corps robotique de Sakuro, qui semblait être prisonnier, les mains et les jambes accrochées à des chaînes.

L'homme a juré et m'a regardé.

– Je ne sais pas ce que je déteste le plus chez toi … le fait qu'il t'ait préféré, ou le fait que tu puisses utiliser ce qui me revenait de droit !
– Mais je ne vous connais même pas ! Ai-je répondu.
– … Nul besoin de me vouvoyer, petit frère. M'a-t-il dit d'une voix trop calme.
– Petit … ai-je commencé, sans pouvoir finir.
– Mon nom, jeune ignorant, est Harano Staÿlis, le premier enfant de la lignée de Jonathan Staÿlis, et le détenteur d'origine de la clé du temps !
– Que … quoi ? Ai-je balbutié.
– Je ne sais pas pourquoi tu as eu cette chance … même par rapport à Vlad. Tu n'aurais jamais dû être choisi … je te … je te déteste !

J'ai d'abord cru qu'il allait éclater en sanglots, mais il s'est contenté de mettre un coup de pied violent dans notre cage. Celle-ci s'est brisée sous l'impact. Harano était vraiment en colère. D'un bond j'ai agrippé Vlad et l'ai mis contre un mur, pour le protéger d'éventuelles attaques. Il était sonné. Shin et Lucio sont allés voir Sakuro. Il semblait inconscient, lui aussi. Harano était beau, je trouve. Il ressemblait légèrement a Tomoe, mais avec la taille de Vlad et ma corpulence, sauf qu'il semblait peut-être plus frêle que moi. Ce qui ne l'empêchait en rien de donner des coups de pieds fulgurants.

– Donne-moi la clé du temps ! Répétait-il.
– Tu veux t'en servir pour faire le mal, ai-je immédiatement répondu. Tu peux courir. Grand frère.
– Alors je la prendrai de force ! A-t-il répondu à son tour avec un rictus mauvais.

Harano a foncé vers moi et m'a assené un coup de poing. Je suis tombé à la renverse mais me suis immédiatement relevé. Min'Orion a vibré et s'est immédiatement rangé à mes côtés. La relique a pris la parole :

– La nature en a voulu autrement, jeune Staÿlis, j'ai choisi mon héros du temps, que tu le veuilles ou non.

L'épée s'est placée d'elle-même dans ma main et j'ai immédiatement senti une force nouvelle. Une voix raisonnait dans ma tête et me disait

Il est temps que nous fusionnons, nous aussi, je crois.
Oh ! C'est cool ! ai-je répondu par la pensée.

En un instant, ma clé s'est transformée en un bel arc doré. Des ailes en or sont sorties de mon dos et une auréole est apparue au dessus de ma tête. Une tête souriante s'est imprimée sur mon Tee-shirt. Sinon, j'étais moi. A la différence de Lucio, je me contrôlais parfaitement. J'étais plutôt reposé, en fait. J'ai fait un pas en arrière et une flèche enflammée s'est matérialisée entre mes doigts, sans que je ne sache trop comment. J'avais l'impression que mon âme et celle de Shin mettaient un plan de guerre en exécution.







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CHAPITRE 24 : Nous sommes une famille nombreuse.





J'ai décoché la flèche sans peine. Harano l'a esquivé sans souci, mais j'ai mentalement redirigé celle ci dans son dos. Elle s'est abattue sur mon adversaire avec une telle force qu'il est tombé en avant. Je ne savais pas comment j'avais fait ça, je précise. Vous savez, la possession et tout ça. Harano s'est relevé lentement, on aurait dit un zombie. Je vous assure que ce type était effrayant, mais je percevais cela différemment, sans trop pouvoir l'expliquer. Reste que ça ne l'a pas empêché de sortir deux fusils lasers de ses poches et de les pointer devant moi. Je me suis envolé vers le plafond (Haut, heureusement.) d'un coup d'aile.

J'ai regardé la pièce d’en haut. Lucio avait trouvé le cœur de Sakuro et essayait de le ranimer. Vlad se relevait doucement mais avait visiblement quelque chose de cassé, vu la difficulté qu'il éprouvait à se mouvoir. J'ai foncé en piqué sur Harano, qui m'a esquivé sans aucune difficulté. C'était sans doute le seul aveugle au monde à voir les choses aussi clairement. Le laser qu'il a tiré de ses pistolets a bloqué mes ailes et je suis tombé à genoux. J'ai entendu le bruit d'une décharge, au fond de la pièce. Quelques secondes plus tard, Sakuro avait assené un coup de pied ravageur dans la nuque de Harano, qui s'est cogné violemment contre le mur, juste en dessous de cette étrange pierre. Lucio avait réussi. Il levait le pouce en signe de victoire. J'ai souri, et Shin a semblé sourire aussi. Harano était sonné. Shin est sorti de mon corps en un instant et je me suis senti plus faible. La clé était revenue à son état d'origine et je l'ai remise autour de mon cou. Vlad s'est relevé doucement, épaulé par Sakuro. L’enfant robot est allé vers l'établi et a examiné les machines en détail. Il en a pris une qui semblait lui plaire et l'a fourrée dans son ventre (enfin un conteneur à la place de son ventre.)

– … Bien, ai-je dit. Que de révélations.
– Ce type est vraiment ton frère ? A demandé Shin.
– Je le crains … ai-je répondu, mais d'un côté j'en doute.
– De ton père ou de ta mère ? A demandé Lucio à son tour.
– De mon père, sans aucun doute. Il ne va pas tarder à se réveiller, il faut y aller. Je crois que je me suis fait un ennemi mortel, là.
– Et puis il veut la clé. A dit Shin.
– J'ai été conçu pour cela … a avoué Sakuro, la tête baissée. Je n'ai pas voulu m'enfuir. Une force m'a appelé, et je ne me suis pas contrôlé. Je ne comprends pas ce qu'il s'est passé.
– Allons, allons. Nous sommes aussi revenus pour toi, ai-je dit en souriant.
– Mes frères vous cherchent partout. Nous devons aller poser ta clé, a expliqué l'androïde
– … Zenzen …
– Vlad ! – J'ai couru vers lui. – Tu vas bien ?
– Tomoe est en danger ! A-t-il crié.
– Quoi !?
– Je l'ai vue ! Elle m'a appelé. Pendant que j'étais inconscient. Je l'ai vue piégée dans une salle sombre. Elle semblait différente, mais je l'ai vue !
– Mais elle est en colonie, tu me l'as dit …
– Le garçon qui est passé la chercher ressemblait trait pour trait à Harano. M'a-t-il avoué. Je n'ai pas fait le rapprochement tout de suite, il avait l'air tellement gentil, sur le pas de la porte … je me souviens de son sourire … il disait être organisateur … et Tomoe m'a dit qu'elle le connaissait …

J'ai blêmi. Ce type, qui semblait en vouloir à notre famille, se faisait passer pour notre frère – Bien qu'il nous ressemblait beaucoup – et était susceptible d'avoir kidnappé Tomoe. C'en était trop. J'ai commencé à m'avancer vers lui, inconscient, quand une horde de miliciens haut gradés (Ils étaient en armure rouge.) est venue et nous a encerclés. Sakuro nous a agrippés, moi et Vlad, et nous sommes partis d’A.R.K.

– Il se bat vachement bien pour un non voyant, tout de même, ai-je avoué.
– Je ne pense pas qu'il le soit réellement, a répondu Lucio, en regardant la structure.
– Il est non-voyant. C'est clair et net, a tranché Sakuro.
– Comment peux-tu le savoir ? A demandé Vlad.
– Plusieurs éléments et un calcul de probabilités mineur. Déjà, ses lunettes sont infrarouges, ce qui lui permet de vous voir sans réellement se servir de sa vue. Coupler ces lunettes à ses capacités multipliées par son handicap fait de lui un adversaire redoutable, et un véritable non-voyant. Il a des réflexes. Des réflexes qui dépassent l'entendement humain.
– Soit. Et pour l'histoire d'être notre frère ? Ai-je ensuite demandé.
– Nous verrons cela une fois chez toi, a répondu Sakuro. Vous êtes restés endormis une bonne partie de la journée, le crépuscule est pour bientôt. Nous discuterons de tout, une fois à l'abri.
– Très bien ! A dit Shin, on met les gaz alors !


Nous nous sommes posés devant chez moi et nous nous sommes de suite attablés. Nous n'avions presque rien à manger, mais honnêtement, personne n'en avait vraiment envie. Sakuro a ouvert son ventre (Heureusement que nous ne mangions pas, finalement.) et en a sorti deux machines : L'une ressemblait à un mini téléviseur, l'autre était sphérique, bleue et directement reliée à lui. Il a ensuite sorti de son compartiment un cheveu de couleur noir corbeau.

– Cet appareil … est un traceur génétique. Il permet de déterminer les liens de parenté entre deux personnes distinctes, si vous préférez. En outre, les deux Staÿlis, je vais avoir besoin de vos cheveux.
– On se doute que tu ne t'adresses pas à nous, a rétorqué le démon en croquant dans une poire.
– Tiens, ai-je dit en donnant un cheveu.

Vlad en a fait autant. Sakuro a placé les trois cheveux et a appuyé à plusieurs reprises sur l'écran. L'appareil est devenu vert et une voix de femme a tonné « Positif. Positif. Positif. » Sakuro nous a regardé et ses yeux se sont illuminés. Vlad et moi en sommes tombés à la renverse. Ce type était vraiment notre frère.

– Pourquoi papa ne nous en a jamais parlé !? Ai-je crié.
– Je ne sais pas. Au fond, aucun de nous ne le connaissait vraiment. Tu crois que maman le savait ?
– Je ne pense pas. Il est plus vieux que toi.
– Il n'est pas possible de retrouver sa mère, a dit Sakuro, qui semblait comprendre notre détresse. Mais je vais faire ce qu'il faut pour. Vous avez besoin d'informations sur l'ennemi, a priori.

Sakuro avait prononcé « Ennemi » comme si le mot ne passait pas dans sa gorge.


– Pour ce qui est de ça … – Sakuro a montré l'espèce de mini téléviseur – c'est un capteur krystoïdal. Un Plugin que j'ai trouvé dans l'usine qui nous permettra de trouver le point synergique des clés.
– C'est à dire ? Ai-je demandé.
– Nous saurons où se trouve l'endroit où tu dois la ramener, a répondu l'enfant robot
– Oh. Je vois. Mais pourquoi la ramener ? Ai-je dit.
– Les jumeaux seront bien plus aptes que moi pour répondre.
– Je vais t'expliquer. dit Lucio, qui s'est porté volontaire : Tu te souviens quand nous sommes partis de Bazzer, la semaine dernière ? Je t'ai dit que nous avions besoin des quatre reliques divines pour préserver le monde.
– Divines ? Carrément ? A demandé Vlad, interloqué.
– Euh, oui … Enfin. Bref : Les quatre clés originelles doivent être placées sur leur socle, dans leur salle. Et j'insiste bien sur le « leur ». Si Sakuro a raison, cette machine nous permettra de trouver la salle contenant les socles, pour replacer la clé du temps.
– Et cette salle, où se trouve-t-elle ? A demandé Vlad.
– Probablement à Askaär, je suppose, ai-je répondu.
– Tout juste ! A renchéri Shin. Il y a un temple caché dans le pic principal. Le rôle de mon village était de le garder, avant … avant que …
– Ne te force pas, dit Lucio d'une voix calme.
– Je vois … dit Vlad d'une voix nerveuse. Et si l'on échoue ? (J'ai été surpris par le « on ».)
– Ben … a commencé Lucio … il va y avoir un gros, gros problème.
– Fin du monde ? Ai-je demandé.
– Quelque chose comme ça, répondit l'ange en haussant les épaules.

La soirée s'est conclue sur ces mots. Chacun de nous – à l'exception de Sakuro – s'est couché. Moi avec une boule au ventre, personnellement. J'étais allongé sur mon lit, et je regardais le plafond en réfléchissant aux derniers évènements : En une semaine j'ai fait des choses plus qu'intéressantes, et je le devais à deux frères jumeaux, un androïde, une clé en or et d'autres petits trucs sympathiques comme ralentir le temps. Enfin … je me suis endormi avec l'idée que beaucoup de gens aimeraient avoir la possibilité de sauver le monde avec des pouvoirs et des amis super cool. Pour la première fois en une semaine, je me suis endormi avec le sourire.
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Invité a écrit :
Mer 26 Oct 2011 - 9:58
j'aime beaucoup ^^
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Mer 26 Oct 2011 - 10:17
Oh ! Merci *o*
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Roy a écrit :
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Mer 26 Oct 2011 - 11:32
Bon promis je m'y remets ce soir =o
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Mer 26 Oct 2011 - 12:45
Comme tu veux Rourouille ;D
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Invité a écrit :
Mer 26 Oct 2011 - 21:23
La suite !! La suite !!!

(on la revoit quand Tomoe au passage ? ^^)
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Mer 26 Oct 2011 - 21:47
On la revoit a la toute fin ^^ ... Chapitre 35 peut-être ? Y a de la marge, quoi ;D

Je posterai surement la suite demain !
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Dim 13 Nov 2011 - 18:32
Avec mes soucis de santé et mon emploi du temps chargé, il serait bon que j'arrête de dire que je vais poster demain, dans la mesure ou on est déjà le 13 novembre \o/



Désolé si la mise en forme fait bloc, le passage en .doc a été mal supporté par mes pauvres chroniques x)





CHAPITRE 25 : Je revois mon ancien bahut.





Dans la nuit, j'ai, en rêve, pensé que dans mon état comateux profond, absolument rien ne pouvait me réveiller.

Je me trompais.

Un bruit sourd et deux alarmes de voitures m'ont réveillé dans un tintamarre affreux.

J'ai littéralement sauté du lit. J'ai ouvert ma fenêtre pour insulter les fauteurs de trouble (Esprit Bazzerien.) mais le bruit venait de l'avenue principale de mon quartier. J'ai enfilé des vêtements vite fait et j'ai dévalé les escaliers quatre à quatre. Sakuro était déjà dehors. Il regardait la scène avec curiosité et je dois dire que même moi j'ai été surpris : Que penser d'un animal étrange détruisant tout sur son passage ?

Il était bleu ciel, avec des écailles couleur d'algues. Il avait des yeux de caméléon sur une tête de cheval avec une crête de punk bleu ciel. Sa bouche finissait comme le devant d'un fusil de précision, ça devait faire mal aux lèvres. Il avait de tout petits bras mais des pattes géantes et palmées. Couplé à sa selle marron et rouge, nous avions une espèce d'hippocampe géant avec une queue qui finissait en escargot, et de la taille de sa tête. Un homme courait derrière lui en titubant sur les gravats laissés par l'animal. Il avait une chemise à carreau, couleur blanche, mauve et noire, et un chapeau étrange. Je ne saurais pas le décrire. Son visage était maquillé de blanc, avec un croissant de lune mauve sur toute une partie du visage. Il avait un semblant de barbe noire et des chaussures grossières. Son pantalon, lui, était accroché à la selle de l'hippocampe, voletant au vent, comme un drapeau blanc et noir. Ils sont passés en trombe mais je les ai reconnus. C'était Mister D. Et Sniper, deux membres de la troupe de théâtre Distorsion D. Je les adorais ! Min'Orion a réagi plus rapidement que moi. Il a grossi et a craché un rayon rosé qui a frappé l'animal. Celui-ci s'est retrouvé figé dans le temps. Enfin … tellement ralenti qu'on l'aurait cru figé, plutôt.

Mister D. s’est lui aussi arrêté, interloqué par le rayon, sa source et son effet. Il s'est lentement approché de Sniper, a remis son pantalon sans peine malgré ses chaussures géantes et m'a regardé. Il a levé le pouce et m'a gratifié d'un sourire. J'ai souri aussi, ne sachant pas trop quoi faire d'autre. Shin, Lucio et Vlad, avec une mine fatiguée, sont sortis à leur tour et ont examiné la scène. Le rayon s'est arrêté et Sniper a repris sa vitesse normale, mais son propriétaire l'a très vite intercepté. Il s'est remis en selle et est parti. Dans l'avenue a résonné « Je t'en dois une, petit ! Viens me voir ce soir ! »

Un truc me grattait le creux du poing. Quand j'ai ouvert ce dernier, j'ai vu cinq morceaux de cartons mauve et blanc. Des tickets pour aller voir Distorsion D. ?
J'aurais pu crier, mais je me suis contenu.

-Je croyais qu'il ne t'en devait qu'une, a dit Shin.
-Il ne doit pas savoir compter, a rétorqué Lucio en ricanant.
-Dites. Il a même pensé à vous. On sait quoi faire ce soir, alors.
-Je trouve ça étrange que tout le monde puisse nous voir, a dit Lucio.
-Pas tout le monde. Seulement ceux qui maîtrisent un minimum la magie. Regarde, dans le trans-pod Pumpkilien, personne ne nous voyait !
-Oui, peut-être, a répondu Lucio, sans être trop enthousiaste.
-Nous avons toute la journée pour nous, a enchainé Vlad. Il y a un truc qui vous branche ?
-Je voudrais refaire un tour au lycée.
-Le lycée qui tu as failli détruire ? A demandé Sakuro.
-Il a été détruit, a répondu Vlad, mais il est presque reconstruit. Je ne sais pas si tu devrais te balader librement en ville.
-Je ne suis en sécurité nulle part, autant m'aérer un peu, ai-je rétorqué.

Il n'y avait rien d'intéressant à faire à Bazzer, et marcher n'était même pas agréable. Nous avions convenu de récupérer Maurice et de faire le tour de la ville pour la faire visiter a Sakuro, Shin et Lucio. Il me tardait de reprendre la route, car l'ambiance de la cité me déplaisait au plus haut point. Je me suis rendu compte que j'avais laissé les livres de la bibliothèque Pumpkilienne sur le lit du « Poti-Rond ». J'irai les récupérer. Cette fois, j'ai pris un sac à dos bien plus grand, et des affaires de rechange que j'ai soigneusement pliées. Nous avons marché vingt minutes avant d'atteindre Maurice, qui a joyeusement klaxonné. J'ai déposé mon sac à dos à l'arrière et nous avons démarré.

Vlad et moi avons guidés nos trois invités à travers la ville, mais personne n'appréciait cette ballade. Moi, je ne voulais voir que le lycée. Je supposais que j'allais partir pour quelques temps, alors j'ai voulu laisser une trace de mon passage.

Soyons clair : Je ne suis pas méchant ! Mais à l'époque de Ralph, les gens se moquaient assez souvent de moi. Pas que cela me faisait quelque chose, mais maintenant que j'avais pris de l’assurance niveau combat, il fallait que je me débarrasse de quelqu'un. Au point où j'en étais. Vlad a lu dans mes pensées. Plus ou moins. Mais il a en tout cas compris mon intention :

-Zenzen, je refuse que tu fasses ça.
-Fasse quoi ? Ai-je innocemment demandé.
-Tu as tué Ralph, te rends tu seulement compte ? Et maintenant tu voudrais démanteler toute la bande ?
-Beaucoup de personnes souffrent et sont rackettées. Avec l'aide de Sakuro, je pourrais faire en sorte que cela cesse !
-Tu rentres dans une spirale infernale, frérot …
-Contente-toi de conduire et de me déposer, s'il te plait.

Nous nous sommes arrêtés devant le lycée. Sakuro et moi sommes descendus. Shin et Lucio sont rentrés dans la clé, au cas où. Vlad est allé garer Maurice devant notre maison. Des gens nous ont regardés et nous ont reconnus. Ils ont reculé, cela m'a mis plutôt mal à l'aise.

-Peux-tu m'expliquer ce que tu comptes faire ? M'a demandé Sakuro.
-Il faut que tu saches quelque chose. J'avais un ennemi à l'époque où j'étais lycéen.
-C'est-à-dire la semaine dernière ?
-Ouais, voilà. Il se nommait Ralph. Il faisait partie d'un gang de brute qui s'étale sur les deux lycées de la ville. Leur patron, Wolfgang, se cacherait quelque part dans notre lycée mais il ne commet ses méfaits qu'à la sortie des classes. Il a dû bien être secoué quand j'ai détruit le bâtiment, mais qu'importe. Notre mission va être d'infiltrer le lycée, trouver un des membres, le filer, rencontrer Boss Wolfgang et lui faire passer l'envie de racketter des gens comme moi.
-Il doit être fort, a dit Sakuro.
-Personne ne connait sa tête. On ne sait même pas si Wolfgang est son vrai prénom.
-Pourquoi cette décision soudaine ? M'a demandé l'androïde.
-Ça fait longtemps que j'en rêve, mais je n'ai jamais pu le faire avant, ai-je répondu en souriant.
-Oh, d'accord. Sauf qu'on est le matin, m'a-t-il répondu.
-Je le sais, ça. Je ne voudrais pas rater Distorsion D. alors je préfère m'occuper de ça en journée.
-Je vois. Quel est le plan?
-Je n'aime vraiment pas dire ça, mais il va falloir aller au lycée.

Nous étions maintenant en plein milieu de la cour de récréation. Vide. Logique en même temps, vu que la plupart des cours avaient déjà commencé depuis longtemps.

-Nous allons prendre le prochain cours. C'est « mathématique ».
-Moi j'aime bien les maths ! A répondu Sakuro d'une voix enjouée.
-Ben, tu n’es vraiment pas normal. Laisse-moi t'expliquer les règles, ici : déjà, les androïdes ne sont pas censés prendre de cours … Tu ressembles à un humain, alors ça peut passer. Ensuite, les cours se font par ordinateur et l'accès aux salles est réglementé par une carte magnétique du lycée. J'ai la mienne, moi.
-Je peux régler tout ça, a commencé Sakuro. Voyons voir … Module d'Activation – NARURA S.A.K.U.R.O. Humanoïde mode, v.3.


Sakuro a été enveloppé d'un halo de lumière blanche et, instantanément, un surplus de peau s'est ajouté à son corps d'acier. Il ressemblait vraiment à un humain, là. Seuls ses yeux étaient restés dorés et brillants. Il a sorti de sa poche un bandeau noir que je n'avais pas vu depuis cherry Forest et l'a mis sur son front. Il était en tout point pareil à un adolescent normal, quoi que le port du bandeau doive être interdit ici. Il a ensuite appuyé sur un bouton caché quelque part sur son ventre et sur sa main droite est sortie un écran muni d'un clavier minuscule. Les doigts de sa main gauche se sont dépliés et des aiguillons en métal sont apparus. Il tapait sur le clavier avec une précision étonnante. Interloqué, je regardais son travail. Tout d'un coup, il a mis sa main à l'arrière de son pantalon et en a sorti d'un endroit que je ne peux pas citer une carte dorée et blanche, plastifiée et magnétique, avec sa photo et tout un tas de fausses informations. Outre le fait d'avoir une imprimante dans les fesses, je trouvais ses dernières actions impressionnantes et vraiment cool.

Nous avons attendu le cours de onze heures, donc, devant notre salle. Un bruit de pas m'a alerté. Des pas profonds, lourds et disgracieux. Stricts, aussi. Le Conseiller Principal d'Éducation, ou C.P.E, approchait dangereusement. Albert Painchoff était l'archétype du C.P.E mauvais, méchant et dangereux pour toi, ta scolarité et ton avenir. Comme il n’avait pas un poil sur la caillasse, je l'appelais « Albeurk Peigne-pour-chauve », et ce surnom résumait, à mon avis, assez bien les sentiments que j'éprouvais à son égard. Il était plutôt grand et fin, vieux, blanc comme un cachet d'aspirine. Il avait des rides et un crâne qui finissait légèrement en cône. En somme, c'était un vieux long champignon moche et en costard-cravate qui faisait le mal autour de lui comme une nuée d'insectes sur un pauvre champ de céréales. Les autres professeurs et quelques élèves le surnommaient aussi le « Fléau des Jyptes » (la Jypte étant un système de points conforme au lycée qui détermine ta punition après un acte jugé mauvais.).

Albeurk Peigne-pour-chauve est venu à mon niveau et m'a regardé de ses yeux bleus nuit avec un rictus qui semblait vouloir dire « Chouette, tu es réapparu, je peux enfin apaiser ma vengeance. », parce qu'il faut préciser qu'il ne m'aimait pas, et qu'en contrepartie il recyclait cette haine en son amour pour notre cher lycée. Il avait des habitudes de militaires et forçait les personnes qu’il n’appréciait pas à garder des poses de « Chef, oui chef ! » … c’est franchement embarrassant. Sakuro, innocent comme jamais s’est levé et à tendu sa main :

-Bien le bonjour employé du lycée probablement sous payé. Je me nomme Sakuro et je suis un nouvel élève.
-Toi, t’as envie de mourir, ai-je murmuré.

Effet prédit : Albeurk est passé du blanc cassé au rouge « je vais tout casser ». Généralement, un élève du lycée plus ou moins bien au courant se tait et se laisse faire lors de sa première rencontre avec Painchoff. Il fallait croire que j’ai dû omettre d’indiquer ce détail à mon cher Sakuro.

-Un nouvel élève ? Encore de la graine de voyou. Quant à toi ! (il m’a désigné du doigt). Staÿlis, la pire graine de voyou jamais vue dans cet établissement. Je pensais que tu suivrais les traces de ton frère, cette graine de délinquant feignante pour deux Lask mais non, tu as réussi à être pire !!
-Content de vous avoir manqué, monsieur. La famille ? Les amis ?
-Tais-toi jeune insolent ! Non content d’avoir détruit le lycée en y plaçant je ne sais quel artefact explosif, tu oses te remontrer ici !?
- En fait je ne supporte toujours pas vos modulations de voix hasardeuses monsieur … (Oui parce que ce cher Albert « gueule » un mot sur trois.)

La cloche a retenti et du bruit a commencé à s’installer dans le couloir. Un bourdonnement de pas et de voix.

-Oups, monsieur, il semblerait que je rentre en classe, ai-je commencé, eh bien je dois vous laisser ! Portez-vous bien !

Nous sommes rentrés en classe en nous fondant dans la masse. La voix de Peigne-pour-chauve a résonné dans le brouhaha et j’ai juste entendu « je garde un œil sur vous !! »















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CHAPITRE 26 : Sakuro n'est pas un bon espion. Du tout.




Les classes du lycée Nondöm étaient généralement grises, claires, remplies de livres et d’ordinateurs, avec un grand tableau blanc et tactile, Une estrade en fer blanc où le professeur faisait face à ses élèves. Les bureaux étaient deux par deux, en colonne, et nous étions entre vingt et quarante par classe. Nous, nous étions vingt et un (Je compte Sakuro.). Tout le monde s’est assis, sauf lui. Le professeur de mathématiques est arrivé, à pas pressés et s’est assise derrière son bureau, nous regardant tous tour à tour. Ses yeux se sont posés sur moi et elle a froncé les sourcils. Les élèves ont alors semblé me remarquer. Je m’attendais à des moqueries, au lieu de celà j’ai eu des applaudissements. Faut dire que notre classe n'était pas très bosseuse, alors avoir fait exploser le lycée, forcément … Une personne m’a tapé l’épaule. C’était Melvin Levin, un rasta super fun, assez « coool maaan » et accessoirement un de mes seuls vrais amis. Cela m’a fait plaisir de le revoir, dans la mesure où j’ai eu peur que l’explosion l’ait affecté. Il a tapé trois fois dans ma main et a remué ses doigts comme des vers de terre. Il a ri un coup et m’a demandé :

-Tu vas bien, frère ? Franchement, c’était trop déliiiire, la dernière fois !
- Y’a rien de cool à tuer quelqu’un, Melvin. Et puis tu n’es pas censé être un pacifiste ?
-Tuer ? Frère, tu surestimes tes capacités. Tu lattes comme un dingue, quand tu t’y mets, mais pas de quoi tuer quelqu’un de la trempe de ce molosse-là.
- Oh. Alors il va bien …
- On ne va pas aller jusque-là, hein … et puis …

Madame Flawter nous a réduits au silence d’un coup de règle en fer contre le bureau en fer, ce qui a donné lieu à un bruit vraiment, vraiment désagréable. Elle était grande, madame Flawter. Elle avait les cheveux rouge rosé mais d’un rose « fané », avec un chignon sur la tête, des lunettes triangulaires et un nez crochu à souhait. Ça fait rêver, hein ? Une telle beauté. Elle a émis un toussotement rauque, comme si elle tentait d’arracher ses cordes vocales et a pointé un doigt ridé (Oui, même ses doigts ont des rides.) vers Sakuro, qui était sur l’estrade.

-Chers élèves, je vous présente Sakuro. Il sera élève avec vous, ici-même, et partagera la section de première littéraire. En ce qui concerne votre place … Hm, mettez-vous à côté de Staÿlis.

Sakuro s’est penché et à rejoint son siège. Madame Flawter m'a regardé et a rajouté :

-Je vous trouve bien audacieux, Staÿlis, de revenir dans notre établissement après votre … coup monté.

Je n'ai rien dit.

-Allumez vos ordinateurs, nous allons entamer le chapitre sur les diagrammes en boîte et leur utilisation dans la vie courante, a dit notre professeur.

Je n'avais pas envie, personnellement, mais Sakuro a paru enchanté.

-Ce que vous faites est très facile !

Sans blague ?

Je ne relèverai pas le ton d'un androïde ultra perfectionné qui jongle avec les algorithmes.

Nos ordinateurs n'étaient pas des plus puissants, puisqu'ils étaient conçus pour le travail. Je ne m'en plaignais pas dans la mesure où je n'avais même pas d'ordinateur, chez moi. Ce dernier avait un clavier et une tablette graphique, pour tout ce qui est géométrie, diagrammes et autres logiciels de dessin.

Dans notre classe, nous n'étions pas spécialement proches, mais nous nous apprécions tous à peu près, de quoi faire des conversations à longueur variable mais juste le minimum pour que je puisse me permettre de dire que je me fiche totalement de leur vie. C'est plutôt étrange, mais ça a toujours fonctionné de la sorte. Je ne comptais tout de même pas m'attarder ici. Ce cours passé, Sakuro et moi devions trouver une personne de la bande à Wolfgang. Melvin m'a avoué que la plupart des gens avaient peur de moi, désormais. Je crois que j'étais devenu une sorte de brute, sans le vouloir. La roue tourne, comme on dit. Le cours avançait sans difficulté. La prof nous noyait de formules pour comprendre les « maths info de première Littéraire » tandis que la plupart des gens jouaient au Tic-tac toe en ligne entre deux exercices. Sakuro réussissait tous les exercices avec brio … tellement qu'il entamait le programme de première scientifique avancé pour ne pas s'ennuyer. J'étais assez admiratif, moi qui ne sais même pas poser une division correctement.

Soixante minutes de cours sans interruption, dans ma situation, ça paraissait inespéré. Tellement inespéré que ça ne pouvait pas être vrai. C'est autour de onze heures trente-cinq que la situation a commencé à dégénérer, quand Sakuro s'est écrié qu'il avait cassé sa mine. Rien de trop grave, sauf quand la classe surprend le nouveau en train de retailler son crayon graphique en le mettant dans son oreille droite. Je ne sais pas si je devais être étonné, mais je me suis senti pâlir. Comment pouvait-on calculer les probabilités de terminale scientifique mentalement et se faire découvrir aussi facilement ? La prof aussi l'a remarqué. Elle a d'abord crié « S-Sakuro ! Que faites-vous ? » … rire général (On s'y attendait.). Puis notre charmante vieille dame a failli s'évanouir quand le costume humain v3 du robot s'est mis à clignoter, montrant son apparence normale. « … oh. » a dit Sakuro, sans une once d'étonnement dans sa voix.

-Monsieur Narura !?
-Je suis le Narura S.A.-
-Madame, madame ! Venez voir à la fenêtre, il y a le recteur ! Ai-je crié.
-Quoi !? A tout de suite crié la prof avant d'aller à la fenêtre.
-Remet ton costume, imbécile, ai-je chuchoté à Sakuro.
-Désolé, voilà. Module d'activation …

J'ai fait signe à la classe de se taire, et tout le monde a acquiescé. J'allais être martelé de questions à la fin du cours, moi. Madame Flawter m'a mis une heure de colle pour avoir menti (pas grave) puis a de nouveau regardé Sakuro, mais ce dernier avait repris son apparence humaine. Il m'a regardé en souriant. J'ai eu envie de le démonter boulons par boulons, mais j'étais franchement soulagé. L'heure n'était pas finie. C'est fou ce qu'un androïde peut faire comme gaffe en vingt minutes.

« Mince, le feu ne marche plus. » a déclaré madame Flawter en voulant allumer la micro chaudière qui réchauffait notre classe. C'était de petites installations qui marchaient en y incorporant une petite source de chaleur. La machine convertissait les particules et les redistribuaient sous forme de douce vapeur. Sakuro s'est porté volontaire pour rallumer le feu. Il faisait des efforts pour s'investir dans la classe, c'était bien ! Mais allumer la chaudière avec un laser sorti de ses yeux, c'était déjà beaucoup moins bien.

Trop rapide pour être vu des autres, je n'ai rien dit. Mais quand la classe a commencé à prendre feu, là j'ai dit.

-Rappelle-moi de ne plus jamais faire de mission avec toi.
-Désolé, a répondu Sakuro.

L'alarme a retenti dans le bâtiment, et nous sommes tous sortis pour aller dans la cour. Je me suis excusé auprès de Sakuro, parce que son intervention était bonne. C'était l'occasion de chercher un des membres du « Wolf-Gang ». Nous nous sommes éloignés de la foule mais Melvin Levin et deux filles se nommant Sally Annah et Laura Naomy nous ont rattrapés. Je les connaissais bien, ces trois-là étaient de confiance, mais je n'appréciais pas cette intrusion.

-Tu vas où, frère ? M'a demandé Melvin.
-Euh, j'ai un truc à faire, avec Sakuro.
-Mais non ! Attends ! On a pas encore parlé au nouveau, nous, ne te l'accapare pas ! A commencé Laura
-Et puis il est mignon en plus, a terminé Sally.
-Écoutez, ai-je commencé, on a un truc à régler, seuls. Et en fait, seuls, ben ça veut dire sans vous, vous voyez ?
-Frère, je ne sais pas ce que vous complotez, mais je veux en être.
-Et puis nous aussi, d'abord, a rajouté Laura, en geignant.
-Ben, c'est que … ai-je dit, mais Sakuro m'a coupé :
-Très bien, alors nous irons chasser Wolfgang ensemble !

Tout le monde a reculé d'un pas.

-W... Wolfgang ? LE Wolfgang ? A demandé Sally, étonnée.
-T'en connaît d'autres, toi ? Ai-je rétorqué.
-Mon beau-frère s'appelle Wolfgang, a répondu Melvin, mais à part ça, t'es vraiment un ouf dans ta vie, toi.
-Je suis surtout bien accompagné, ai-je répondu en regardant le robot. Sakuro, je pense que tu peux leur montrer ta vraie apparence.
-Très bien, Gozen, a-t-il répondu avant de redevenir le robot que je connaissais.
-Whoa ! Trop cool ! A crié Melvin en l'examinant.
-Tu caches bien ton jeu, toi, a répondu Laura. C'est fort.
-Bon. Il faut trouver une brute, maintenant, ai-je précisé.
-Les sbires de Wolfgang ne viennent qu'à la fin des cours, a expliqué Sally.
-Mais ils sont aussi là à midi, donc on a une ouverture maintenant, a rajouté Laura.
-Il faut retourner dans la cour, les gens. La cloche sonne dans cinq minutes, a souligné Melvin.
-Je sais qui est la cible parfaite, a dit Sakuro, dont le bras était ouvert de façon à montrer un écran. Leonard Ladislas. Selon les statistiques, il semble le plus indiqué pour se faire racketter par des brutes, maintenant que tu es devenu populaire.
-Je ne suis pas populaire, ai-je précisé, le regard méfiant.
-Oh que si, vieux, a corrigé Melvin. Tout le monde ne parle que de toi. Beaucoup de brutes sont apeurées en entendant ton nom, il y en a même une ou deux qui doivent t'admirer pour avoir fait sauter le lycée.
-Ah … ouais, sans doute, ai-je répondu, sceptique. Enfin je m'en fiche.


La cloche a sonné. Si nous retrouvions Leonard Ladislas, nous retrouverions automatiquement une brute. Après il fallait juste la suivre, débusquer Wolfgang et l'arrêter. Bon … en théorie cela paraissait simple. En théorie, n'est ce pas ?
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Dim 13 Nov 2011 - 19:28
Sérieusement le passage dans le lycée est l'un dans de mes préférés XD.

Mais attention à la chute ;D .
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Invité a écrit :
Dim 13 Nov 2011 - 23:33
" Outre le fait d'avoir une imprimante dans les fesses, je trouvais ses dernières actions impressionnantes et vraiment cool."

Jerry golay a ce moment la et à toute les gaffes de Sakuro ^^

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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Lun 14 Nov 2011 - 8:18
Le pauvre il les enchaine x)
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Espérons que les maisons d'éditions voudront bien de ton roman mais si oui, ça sent le succès à plein nez *-*.
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Mar 15 Nov 2011 - 20:37
Nous verrons bien quand les réponses afflueront :hap:

Enfin rien n'est joué, je n'ai qu'à prier, rêver, et espérer très fort, et surement qu'un miracle arrivera ôo sait-on jamais...


So ... !



CHAPITRE 27 : Je manque de me faire lacérer le visage par un loup.





- N-Non, pitié ! Lâchez-moi !!

Leonard Ladislas était un lycéen comme vous et moi : Mal coiffé, plein de boutons, avec des dents de lapins, des cheveux roux, de grosses lunettes double foyer et un pantalon beige à carreaux jusqu'au ventre, avec une chemise blanche qui semblait être reliée avec son caleçon (c'est à dire dans le pantalon, pour ceux qui ne suivent pas). … Bon, il n'était peut-être pas comme moi, certes, mais il avait clairement le profil de la tête de turc. De lui je ne savais seulement qu'il était l'auteur du programme « Unlocker » : Un petit logiciel rempli de jeux pour ordinateur, quand les cours sont vraiment trop ennuyeux. Des gens comme ça devraient être riches, adulés et médaillés pour permettre aux gens limités comme moi de ne pas dormir en cours.

Mais bon, la vie est plus cruelle que ma vision des choses, malheureusement.

Leonard Ladislas s'est fait « remonter le slip », au sens propre (Ou moins propre.) du terme. Pour en avoir fait les frais, je peux vous dire que ça fait franchement mal. Ce qui me faisait plus mal encore était d'être obligé de regarder Leonard Ladislas se faire maltraiter sans pouvoir agir. Sally, Laura, Melvin et Sakuro se disputaient la place pour assister au spectacle. Comme si c'était intéressant, franchement. Le traitement fini, nous sommes allés sortir Leonard Ladislas des toilettes publiques où il était enfermé. Ce dernier a remonté son pantalon et nous a remerciés chaleureusement, puis m'a vu, a reculé d'un pas en gémissant de peur et s'est agenouillé en me priant de ne pas le frapper. Je l'ai relevé et lui ai promis que je ne ferais rien. Je ne comptais rien faire, de toute façon. La brute (que je ne connaissais même pas.) était loin, à présent, mais encore visible. Nous l'avons filé discrètement.

Il est rentré dans une porte, à l'arrière du bâtiment, que j'avais déjà remarqué mais que je n'avais jamais eu la curiosité d'ouvrir. Elle était en métal, avec une grande barre bleue qui servait de poignée. J’ai toujours pensé qu’elle était verrouillée mais visiblement, je me trompais. Nous l’avons ouverte à notre tour. La porte donnait sur un escalier qui partait vers le bas. On ne pouvait même pas voir ce qu’il y avait au bout. Sakuro est passé devant, pour illuminer la pièce avec ses facultés d’androïde :

- Module d’activation : Système B5-dièse : Les yeux du Narura.

La pièce s’est tout d’un coup illuminée : La lumière, dorée, sortait des yeux de Sakuro. Nous sommes descendus profondément, pendant quelques minutes, en nous tenant aux barres qui étaient sur le mur pour ne pas tomber. La pierre était fraîche et mal entretenue. J’ai supposé que nous étions toujours dans le lycée mais au sous-sol. Je ne pouvais cependant pas le garantir, j’avais l’impression d’être au centre de la terre.

Nous nous sommes retrouvés dans une immense pièce sombre remplies de tuyaux qui dégageait une forte vapeur blanche. Devant nous se trouvait une chaudière géante portant l’inscription « A.R.K. »

C’était la « chaudière mère », le point synergique de tous les appareils chauffants du bâtiment. Enfin je supposais. Melvin était super enthousiaste à l’idée même d’être ici. Laura et Sally se tenaient pour se réconforter, parce que l’endroit n’était pas accueillant. J’ai vu Sakuro regarder un plan du lycée sur le mini écran qu’il avait au bras. Il nous a regardé et s’est exclamé :

- Nous sommes proches. Wolfgang doit avoir une cachette dans les sous-sols du lycée. Ce qui nous emmène à la déduction qu’il fait soit partie du personnel, soit qu’il est une personne influente dans ce bâtiment, soit qu’il a participé d’une quelconque façon à la construction de Nondöm.
- Possible, ai-je répondu. Je compte sur toi pour nous guider.
- Aucun souci.

Nous avons erré quelques temps dans les sous-sols du lycée avant d’atterrir devant une autre porte en métal. Celle-ci était en revanche verrouillée. Sakuro l'a examinée et a mis un grand coup de pied dedans. La porte a volé en éclat, comme si elle était faite en biscuit. Un cri nous a interpellés. Nous nous sommes tous retournés avant même de savoir ce qu'il y avait derrière la porte. Albeurk Peigne-pour-chauve tenait Melvin, Sally et Laura par les épaules et les regardait avec son habituel sourire mauvais. Ses yeux se sont ensuite posés sur moi. Il a semblé se concentrer à fond pour ne pas faire trop varier sa voix (problème de cordes vocales, on y repassera.) :

- Monsieur Staÿlis … non content de commettre vos méfaits habituels, vous partez en plus en Expl- Hum … exploration !?
- Ne vous emmêlez pas, monsieur. Nous résolvons une énigme de la plus haute importance, là, a répondu Sakuro, qui regardait le proviseur bizarrement.
- L'accès au bâtiment inférieur de Nondöm est interdit ! Totalement interdit !
- Et pourquoi donc ? Ai-je demandé, sceptique. Le regard de Sakuro ne me disait rien qui vaille.
- Cela ne vous regarde en rien, Monsieur … Monsieur Staÿ … Monsieur Staaaÿlis !
- Holà, vous buggez, monsieur, ai-je dit en souriant.
- Gozen, attention !! A crié Sakuro avant de me pousser à terre.

Une explosion s’est produite. Nos trois compagnons ont profité de l'explosion pour s'échapper des griffes d'Albeurk et nous ont rejoints. La fumée s'est lentement dissipée. Sakuro a dégluti à mesure que la fumée se dissipait. Pour que l'androïde éprouve un sentiment de peur, si minime soit-il, c'est qu'il y avait un problème, selon moi.

La fumée s'est complètement dissipée. Ce que j'ai vu me dépassait complètement. Albeurk Peigne-pour-chauve avait maintenant une crinière argentée qui descendait jusqu'aux fesses, il avait pris au moins un mètre vingt, était en métal avec des yeux gris blancs scintillants, et était orné de griffes en bronze gigantesques. Des canons sortaient de ses coudes. Il avait une queue de loup de la même couleur que sa crinière et son torse, ses jambes et ses bras avaient accumulés cinq ans de stéroïdes en quelques secondes. Sinon … tout allait bien ! Je veux dire, ce n'est pas comme si mon C.P.E s'était transformé en machine à tuer !

Albeurk n'avait plus rien d'humain. Je n'aimais pas cette pensée mais je crois que je le préférais encore comme ça.

- Je suis le robot d'assistance d'élite Wolfgang A.L.B.E.R.T. N'opposez aucune résistance !
- Merde, il fait partie de ta famille, ai-je dit à l'androïde.
- Non, On n'a visiblement pas été construit dans le même hangar, m'a-t-il répondu, soucieux.
- C'est un robot de l'A.R.K ? Ai-je demandé.
- Oui, il me semble. Ces unités sont puissantes, et sont généralement placées stratégiquement pour garder des endroits dont personne ne devrait connaître l'existence … comme la porte que nous venons d'ouvrir.

L'ennemi s'est jeté sur nous. Je ne l'avais pas compris tout de suite, mais Wolfgang était le prénom du type que nous recherchions. Mon cerveau a carburé puissance mille. Suivez le raisonnement que j'ai eu lors de cet affrontement : Nous cherchons dans mon lycée un homme nommé Wolfgang, dont personne ne connaît la tête. Parallèlement à ça, ce Wolfgang dirigeraient une armée de brutes pour récolter des fonds pour je ne sais quel projet. Il s’avère maintenant que Wolfgang n'est autre que mon conseiller principal d'éducation, transformé en robot hybride d'élite, occupé à me lacérer le visage, ce qui explique pourquoi les brutes n'avaient jamais d'ennuis. Le principal lui-même le sait-il seulement ? Donc est ce que les brutes sont elles aussi des robots ? Théorie qui démontrerait la survie de Ralph. J'ai commencé à avoir la migraine. Peut-être parce que je décrivais des arcs de cercles de plus en plus grands pour éviter les griffes.

Melvin, Laura et Sally étaient plus figurants qu'autre chose. Ils ne pouvaient rien faire. Sakuro s'est jeté sur le robot et a crié « Module d'activation : Rafale -no- Gatling gun ! »

Les balles se sont enfoncées dans le corps métallique de Wolfgang mais sans plus de résultat. Ce dernier a répliqué avec un missile que Sakuro a évité de justesse. J'ai remarqué qu'il ne tirait que de son coude gauche, d'ailleurs. Ce qui émettait la probabilité d'un missile d'un autre type. J'ai pris ma clé et l'ai transformé en épée. Je commençais à gérer ce changement d'apparence d'ailleurs. Melvin a poussé un cri d'étonnement. Qui ne le serait pas dans pareille situation ? J'ai frappé de toutes mes forces mais sans résultat apparent. Alors j'ai crié pour que Min'Orion daigne m'entendre :

- Min'Orion ! Il n y a pas un moyen de tuer ce truc ? Ai-je demandé.
- Essaie toujours d'évoquer la présence de Shin et Lucio. Si le réseau passe bien, ils te rejoindront, a répondu Min'Orion, en faisant clignoter le rubis.
- Parce que la clé est en Wifi ?
- Ne joue pas avec les mots, petit. Bref : Crie « Évocation Yin Yang. »
- Euh, d'accord, je te fais confiance. Évocation Yin Yang !

Il ne s'est absolument rien passé. J'ai commencé à paniquer. Rien de ce que l'on faisait ne marchait. A côté, j'avais l'impression que Miliana était sans défense. En même temps je m'améliorais à l'épée. Wolfgang a levé les coudes dans ma direction et s'est figé. Il chargeait son tir avec ses deux canons et la puissance allait être dévastatrice. Seulement il ne bougeait pas, alors je me suis élancé vers la gauche le plus vite possible. Je ne m'attendais pas à ce qu'il ait un torse rotatif. Impossible de lui
échapper. Je ne voulais pas que cela se termine comme ça … personne ne le voulait.

Des flèches dorées ont filé à côté de moi, en me frôlant. D’elles émanait une douce chaleur. Tels des bolides, les flèches ont produit un impact violent avec les deux missiles chargés à bloc de Wolfgang. Une personne m'a tiré juste avant l'explosion. Dans la poussière et la fumée, j'ai vu une autre ombre familière sauter en l'air, ailes déployées et cornes devant. Lucio a fendu l'air comme un aigle et a encastré ses cornes dans le torse de Wolfgang. Il a prononcé quelque chose que je n'ai presque pas entendu. Je n'ai vu que son sourire dans la poussière. Une rafale électrique aussi puissante qu'un éclair est sortie de ses cornes et a littéralement grillé Wolfgang de but en blanc. La poussière s'est dissipée, et j'avais à côté de moi les jumeaux, triomphants et étonnamment « classe ». Wolfgang a explosé. C'en était fini.

Melvin a accouru vers nous en criant d'excitation comme un enfant de huit ans devant un film d'action.

- Whoaaaa ! Wouhouhouuu !! Trop délire mes frères !! Mais vous êtes trop des fous !! Genre toi avec ton épée, et toi avec tes cornes !
- Euh oui, je sais, Melvin, ai-je répondu.
- Et avec vos ailes, vous êtes genre spectaculaire !! Trop cool mais en encore mieux !!
- Merci ! A répondu Shin, enthousiaste. Lucio a grogné, mais en souriant, preuve qu'il était fier.
- Comment cela se fait que Melvin puisse vous voir ? A demandé Sakuro à l'adresse des jumeaux.
- Nous avons compris une chose très importante, répondit Shin. A défaut d'être invisibles aux yeux des humains normaux, nous pouvons en revanche parfaitement projeter nos esprits et donc nos images dans le cerveau des gens. C'est une forme comme une autre de visibilité, je pense.
- Ah ! Pas bête ! Ai-je répondu. Où est Vlad, sinon ?
- Il dort dans le camion, a rétorqué Lucio. Il a vraiment l'air feignant.
- Tous les génies sont feignants, Lucio, ai-je précisé en riant.

Sakuro fixait toujours le trou qu'il y avait à la place de la porte en fer. Nous nous sommes regardés un instant et sommes entrés.





--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------







CHAPITRE 28 : J'assiste au spectacle de Distorsion D.





Qui aurait pu croire que les sous-sols renfermaient un laboratoire secret de l'A.R.K ?
Il y avait beaucoup de paperasses, de machines et surtout de pagaille. Nous l'avons exploré. Il n'était pas en bon état, mais ne semblait pas pour autant avoir été touché par l'explosion du lycée. Il semblait juste abandonné. Je ne comprenais pas grand-chose à tous ces plans, tous ces appareils, mais Sakuro, lui, était aux anges. Il ramassait le maximum de plans, « pour les refaire chez nous » disait-il.

Mes yeux se sont arrêtés sur un dossier plus grand que la moyenne. Ce n'est pas la taille qui m'a interpellé, c'était l'inscription « Narura secret » faite avec un tampon rouge.
Narura … Ce n'était pas le modèle de Sakuro, ça ? J'ai regardé l'androïde un instant. Il était au bout de la salle et tentait de connecter deux fils en riant avec Melvin. J'ai immédiatement pris le dossier et l'ai mis dans mon sac. Je ne savais pas quoi en faire mais craignais la réaction de mon compagnon.

Nous sommes sortis des tunnels du lycée au bout d'une heure. Le soleil a littéralement brûlé mes yeux, tellement j'étais habitué à l'obscurité des caves de Nondöm. Il était aux alentours de seize heures. Le spectacle de Distorsion D. commençait à dix-neuf heures. Les jumeaux se sont portés volontaires pour nous ramener chez nous d'un coup d'aile. Nous épargner un chemin long de trente minutes était toujours favorable, alors nous avons tous acceptés. Vlad devait toujours dormir à l'intérieur de Maurice, mais il nous rejoindrait bientôt, je pense.

Mon lit ne m'avait jamais paru aussi accueillant que depuis que je suis allé au lycée. Forcément, quand on désosse son conseiller principal d'éducation. Je me suis allongé jusqu'à l'heure du départ. Maurice a klaxonné devant l'entrée. Vlad nous appelait de la fenêtre du camion. Nous l'avons tous rejoint au pas de course. Distorsion D. nous tendait les bras, j'allais enfin avoir un minimum de détente.


Tu parles.

Le cirque Distorsion D. s'était étendu sur le champ de la torpeur. Le champ de la torpeur, au nom vraiment évocateur, était, avant, la place où l'on faisait les humiliations et, accessoirement, les exécutions publiques, quand c'était autorisé.

Sinon, beaucoup de commerces s'installaient de temps en temps, lors de marchés ambulant. Et quelques rares fois nous avions la visite de cirques et autres spectacles plus ou moins célèbres, tels que Distorsion D. par exemple. La queue était immense, mais nous avions des places réservées. Cependant, personne ne nous a laissé passer en priorité. Pas fous, les Bazzeriens. A la place, nous nous sommes tous rendus invisibles (Merci Shin.) et sommes passés devant tout le monde. Vlad, d'humeur farceuse, baissait le pantalon de tous les gens en jogging ou sans ceinture. Nos places étaient idéales : Ni trop près, ni trop loin. Le centre du cirque, c'était nous.

Les lumières se sont éteintes et des projecteurs se sont allumés, puis ont éclairé la scène de long en large. Le rideau s'est ouvert et une musique de cirque est venue à nos oreilles. La tente, rouge vif, paraissait presque sombre, malgré la lumière. Au centre de la scène (Faite en bois et recouverte de sable.) se trouvait Monsieur Loyal. Mister Distorsion, pour être précis. Mis à part le costume noir seyant, rien n'avait changé chez lui. Même maquillage blanc et mauve, même croissant de lune peint sur le visage, et mêmes chaussures disgracieuses. Derrière lui se trouvait l'hippocampe terrestre, Sniper, qui essayait de saluer la scène avec ses bras minuscule, avant de détourner son regard pour essayer d'enflammer un moustique qui passait par là. Derrière Sniper sont apparus les autres membres de la troupe :

Mya, la ninja trapéziste, élégamment habillée, bien qu'en tenue de gymnaste. Elle mesurait au bas mot un mètre soixante-quinze (Ma taille, en somme.) et était blonde aux yeux bleus. Gyorg, le cracheur de feu, était un colosse torse-nu, avec un pantalon de motard et un casque rouge à pointe où était écrit «Aime le feu, sinon rien. ». Il avait sur les yeux des lunettes d'aviateurs et portait tout de même une veste de rockeur, remplie de pointes aussi grandes que mes doigts. East et West, les jumeaux comédiens et tragédiens, étaient petits et trapus. Le premier mort de rire, et le deuxième en train de pleurer à chaudes larmes. Ils avaient des habits rayés genre mime, avec un béret noir et un pantalon noir à bretelle. East avait un pin's en forme de trèfle à quatre feuilles, West avait un Pin's en forme de carreau. Enfin, Trash, le dompteur, portait un chapeau feutre noir avec une plume blanche, des habits noirs, plutôt unis, et un pantalon et des bottes ressemblant trait pour trait a celles de Lucio. En comptant Sniper et Mister Distorsion, ils formaient à eux sept la troupe Distorsion D. Mister Distorsion a pris la parole en premier, tenant à deux mains un micro géant, relié au plafond et envoyé par la régie :

- Mesdames et messieurs ! Fidèles membres de publics et fans de tous âges ! -il m'a fait un clin d'œil.- Bienvenue au cirque Distorsion D. pour un spectacle inoubliable ! Ce soir au programme : épreuves de précision, de force, trapèze, frisson, comédie, tragédie et effets spéciaux ! Animaux en tout genre et du rêve, du rêve, du rêve !! Mes compagnons et moi-même vous promettons un spectacle inoubliable !
- Parfaitement ! A répondu Gyorg de sa voix puissante. Mais quels sont donc ces effets spéciaux dont tu parles tant, cher ami ?
- Du feu, de l'eau, de la glace, de la foudre, mais surtout un changement d'univers … que dis-je … de dimension ! A tonné monsieur loyal, enthousiaste.

Le public a lancé une ovation de joie. Quoi de plus logique, vu le charisme naturel que dégageait la troupe. Le spectacle allait bon train, je dois dire. Trash et Sniper ont commencé à faire un tour de piste en tirant sur des cibles disséminées un peu partout dans le chapiteau. Tantôt en feu, tantôt normaux, les projectiles que crachait Sniper faisaient obligatoirement mouche. C'était assez fort, car les projectiles en feu allumaient en même temps les bougies se trouvant à proximité des cibles, créant une réaction en chaîne. En quelques minutes, le chapiteau était recouvert de candélabres allumés et brillant de mille feux. Trash, le dompteur, a fait venir son animal : Un Bamb'Ours brun d'au moins trois mètres, sur ses deux pattes. Il n'avait pas l'air méchant mais restait costaud. Mister Distorsion est monté sur le dos de Sniper. Trash est monté sur son Bamb'Ours et s'est accroché à son coup avec les jambes. Le Bamb'Ours tenait un panier en osier rempli de bambou géant, comme moi je porte mon sac à dos : C'est à dire facilement. Les deux dompteurs et leurs animaux se sont battus (ou on fait semblant, je ne peux pas dire.) tout autour de la piste tandis que Gyorg crachait du feu en faisant des saltos arrières : un vrai Saltimbanque, malgré sa carrure de colosse ! Les animaux se battaient à coup de bambous et de rapides projectiles enflammés, c'était puissant, animal et beau à la fois. Quand le combat s'est achevé, sur une musique rock entraînante, la scène s'est tout d'un coup éteinte. Il n’y avait désormais plus qu'un rideau de lumière, grand, concentré au milieu de la piste. Puis deux. Puis aucun. Et les deux se sont allumés en même temps : Il y avait à l'intérieur des faisceaux les frères jumeaux East et West. East était le comédien de la troupe. Il n'était franchement pas drôle mais était atteint d'une maladie rare qui le faisait rire tout le temps, ce qui nous donnait aussi envie de rire. A la fin, peu importe le degré de la blague, nous étions obligés de rire. West, au contraire, avait lui aussi une maladie rare, mais qui le faisait pleurer tout le temps. Ce qui donnait à ses tragédies un côté vraiment, vraiment tragique. Même si elles ne l'étaient pas. Cela devait être dur à vivre. Leur spectacle a duré environ trente minutes. Ils savaient ce qu'ils faisaient, car mes émotions penchaient dangereusement de chaque côté, chaque minutes. Sakuro observait le spectacle en souriant, comme un enfant, mais sans être excité comme un enfant. Robot avant tout. Shin et Lucio s'amusaient bien, juste assez pour voir le démon rire sans que quelqu'un ne se soit blessé : c'était miraculeux, à ce stade. Vlad regardait tranquillement, penchant entre la fatigue et l'amusement spontané. Moi, je le dis en toute franchise, je m'éclatais. Mya avait entamé son numéro de trapèze, tout en jonglant avec des armes que je ne connaissais pas. « Ce sont des Nunchakus et des Kunai. Des armes venant d'une civilisation lointaine » m'a dit Sakuro, qui avait vu mon désarroi. Les armes avaient l'air rapide et extrêmement tranchant, malgré leur taille, et l'on voyait en Mya une combattante chevronnée et une artiste passionnée, par la grâce de ses mouvements. Le public a commencé à taper des pieds et des mains en rythme, pour la motiver. Elle n'en avait pas besoin, c'est clair, mais cela devait l'encourager à aller plus loin, alors nous avons fait de même. Je n'avais jamais vue Bazzer aussi … heureuse. J'ai levé la tête pour observer le chapiteau sur toute sa portée. Je pensais à l'usine, et à ce qu'il y avait à l'intérieur …

Deux heures ont passées à la vitesse de l'éclair. Le spectacle touchait à sa fin, car le rythme ralentissait, selon moi. Les lumières se sont rallumés sur une ovation du public et une dernière révérence de Distorsion D. qui a disparu derrière les rideaux.

Nous nous sommes levés, engourdis par notre position assise qui a duré plus de deux heures. Nous étions les derniers dans la salle, parce que Vlad avait fait tomber vingt Lask entre deux sièges, qu'il n'arrivait pas à récupérer. Mister Distorsion est revenu sur la scène, nonchalant, avant de se rendre compte de notre présence. Il nous a regardés, nous dévisageant tous tour à tour. Je pensais qu'il allait nous faire sortir, au lieu de quoi il nous a proposé de faire le tour de leur installation. Nous avons tous accepté avec une grande joie. Lucio a hésité, puis est venu avec nous aussi.


- Le cirque Distorsion D. existe depuis des temps infinis, les jeunes, vous savez ? A commencé à raconter le monsieur loyal.
- Ah bon ? Je n'étais pas au courant de ça … a répondu Vlad.
- C'est parce que dans ma famille, nous avons des traditions. De lourdes traditions … enfin, qu'importe ! Venez plutôt voir la cage aux lions !

Mister Distorsion nous a entraînés derrière la tente, pour rejoindre une installation plus petite. Cette dernière était remplie de cages avec des animaux à l'intérieur. Les cages n'étaient comme vous le pensez : elles étaient spacieuses, belles avec un intérieur somptueux. Les animaux étaient visiblement heureux. J'ai cru entendre Sakuro soupirer, à moins que ce ne fût qu'un rouage qui a eu du mal à tourner.

Nous avons vu Sniper et le Bamb'Ours, ainsi que d'autres animaux : Lions argenté, Hypomantes, Perroquets cracheurs, Lamas de fond … des créatures charmantes, et affectueuses. Distorsion D. n'avait pas à se plaindre, je pense.

Sakuro a eu une soudaine remontée d'énergie. Il n'a plus tenu en place. Ses sens d'androïde prenaient le dessus et il n'arrivait plus à se contrôler. Vlad et moi l'avons intercepté avant qu'il ne se mette à effrayer les animaux. Il est tombé et a fermé les yeux. Puis les a violemment rouverts. Ils étaient rouges :

- Ondes krystoïdales détectées ! Ondes Krystoïdales détectées ! Code rouge … Rouge !
- Q-quoi !? Ai-je crié, où ça?
- Deux cent mètres ! Deux cents … mètres … Ooooh.
- il est tombé dans les vapes, a commenté Vlad, soucieux. Que lui est-il arrivé ?
- Je-je ne sais pas … Sakuro, réponds !
- … Ça va, je … je vais bien. Mon programme d'origine a pris le dessus. Excusez-moi.
- Ce n'est rien. Les ondes krystoïdales, ce sont bien …
- Les ondes qui émanent des reliques sacrées ? Oui, c'est exactement ça. A répondu Mister Distorsion, le visage assombri.
- Je vois, a tranché Vlad. Donc le collier de Gozen n'est pas le seul ?
- C'est impossible ! Radicalement impossible ! A rétorqué Shin. Les clés sacrées sont au temple d'Orion. Elles ne peuvent pas …
- Petit frère … Gozen possède la clé du temps, donc ne rejette aucune hypothèse en partant de ce fait, a déclaré Lucio en regardant Shin d'un air sombre.
- Suivez-moi, s'il vous plaît, a demandé Mister Distorsion, d’un ton plus sérieux.
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Ashura a écrit :
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Arrogance Incarnée
Mar 20 Déc 2011 - 14:12
Chapitre 16.

Tu m'as convaincu de reprendre les Chroniques de l'ARK. Ok. On va dire que je vais reprendre, et te dire les qualités et les défauts de chaque chapitres, un par un.

On va commencer par les qualités, hein.

Comme toujours, l'univers est absolument sublime: La Donut Mountain est un lieu sublime, truffés des pièges de Milena; sans compter le lac géant et son Cobraligator. sans compter les petits détails, nombreux, sur ton univers, notamment ici tout ce qui concerne la technologie d'ARK. (Le supermarché au livre numérique).

Mais ce n'est pas la seule qualité de ce chapitre, qui met en avant un personnage que je n'aimais pas: Sakuro. Cet androïde est d'ailleurs le seul a véritablement se distinguer: ne ressentant pas la fatigue ou la faim, mais ayant un gros problème social, vu qu'il n'a pas véritablement d'émotions. Assez sympa, aussi, ce coté altruiste, a toujours vouloir bien faire, sans jamais y arriver véritablement. J’espère que tu va travailler ça, dans la suite.

Les défaut maintenant... Et ce chapitre en est truffé.

De un, la structure: linéaire. Bon, ça, ok, je veux bien. Mais suivre 5 protagonistes qui avancent sur une montagne, a force, c'est peut être un peu chiant. Jamais on ne décrit les souvenirs ou les pensées (exceptions faite du passage avec L'Artbook; ce qui n'est qu'un prétexte a développer l'univers, encore) et on a que très peu de détail sur le ressentit: que ressent Jonathan? A t'il peur? A t'il froid? On sais un moment que la montagne est raide, qu'ils fatiguent, mais on a pas vraiment d'autres indications, et ce n'est que prétexte a développer Sakuro.

Ensuite: toujours lié a la structure. Tout le passage avec les rochers est long, barbant, inutile: t'as un rocher qui tombe, deux, trois boules... On comprend pas grand chose (l'écriture est assez brouillonne sans raisons: pas assez de construction de phrase, de ponctuation. C'est un moment censé être rapide, et les tournures de phrases font comme traîner ce passage en longueur. Ce qui m’étonne de toi. ) et, surtout, ce passage est complètement inutile (mis a part pour un comique; inexistant). Voilà. Ensuite, on a un passage avec le Cobraligator... Je m'attendais vraiment a quelques chose de véritablement épique mais, au final, Sakuro le dézingue en deux temps trois mouvements. Ça aurait put être sympa si le passage avec les rochers avant ne m'avais pas fait attendre quelques chose de ce combat face a un alligator géant.

Quand au dialogues... Ils ne construisent qu'un seul personnages: Sakuro. Mis a part ça, ils ne sont pas vraiment super intéressants et pire, plombent le rythme avec leurs constructions manichéenne (dit il, réclama t'il ou autre après chaque réplique: c'est ultra statique, et ce" qui est dit est profondément inutile ce qui n’arrange rien). Bref, c'est vraiment le point noir (inexistant?) du bouquin pour le moment: a rectifier d'urgence.

Chapitre décevant. Le début du livre est mieux: je te conseille carrément de réécrire ce passage là.

Chapitre 17:

"Le château de Miliana était vraiment massif … Un peu comme ma grand mère maternelle, en y réfléchissant bien. Paix à son âme, qu'Orion la protège, où qu'elle soit."

Rien que ce passage là m'intrigue, fuck. Et tu développes PAS. Tu développes PAAAAAS! Tu restes sur UNE foutue phrase (enfin trois, si on veux pinailler...) et tu dis rien de plus! Bordel!

Bref.

Encore une fois, on retrouve une tare du chapitre précédent: une construction de dialogue complètement naze et un comique hors contexte inutile dans un récit de fantasy comme celui ci. Dommage, vraiment. Surtout que là, tu va carrément briser le quatrième mur avec un "c'est les méchant, on y peux rien" complètement hors contexte, et en désaccord total avec le début du livre.

Ton humour, en général, est comme ça. C'est complètement naze, surtout compte tenu du début du récit qui avait un humour particulier au niveau de l'univers, que je ne qualifierai pas d'absurde, mais de "spécial", "original" et donc inattendu, provoquant l'émerveillement et, plusieurs fois, le rire.

Je continue...

Et BIM in your face. Là, sur ce simple article, on vois que tu as un talent de ouf non seulement sur le fond mais aussi sur la forme. L'écriture est bien menée, la structure au poil, toute la puissance d'un article scientifique clair et précis, comme des notes prises sur le vif.

Mais c'est surtout au niveau du Background que le travail est sublime; chaque pierre, chaque roches, a une signification précise. Je me demande si tu as recherché quoi que ce soit; qu'importe. On a ici le centre, le pilier central des chroniques de l'ARK. C'est proprement sublime.

Le court passage venant après est parfait. J'ai rien a redire.

Et Sakuro me plait vraiment de plus en plus, aussi bien que Mileena qui commence a avoir un background construit, elle aussi.

J'ai tout dit. Ce chapitre viens de raviver mon intérêt.
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Je ne pense pas être assez faible pour que tu te permettes de te foutre de moi. (Ashura's quote)

Lisez Warp et la Fic Collective, peoples!

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Ashura a écrit :
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Arrogance Incarnée
Mar 20 Déc 2011 - 14:59
Chapitre 18:

La, ya pas grand chose a dire: ce n'est que de l'exploration de château. On a encore des description, détaillées et bien faites, encore des univers absolument niquels. Rien a redire. Tu n's de toute façon plus rien a prouver a ce niveau là.

Je ne ferais, dans le même registre, plus aucune remarque quand a la structure des dialogues, parce que je pense que je n'aurai aucune amélioration avant la version livre et/ou la suite.

M'enfin...

La fin du chapitre est proprement énigmatique, avec la clé et le countenair. Impossible de savoir s'il s'agit d'un moment clé, volontairement étrange, ou bien si c'est juste mal écris. Ce flou me gène; m'enfin, on verra bien...

A oui, aussi, une petite déception, mais pas temps que ça vu que ça ramène quelques chose de positif: le dialogue entre machines. Pourquoi n'as tu pas rédigé un vrai dialogue, ou mieux, écrit la traduction par Sakuro? Là, on a l'impression que tu as quelques peu bâclé ce passage. Ce qui est dommage, parce que c'est vraiment une superbe trouvaille, renouant avec l'univers étrange et cohérent du début du bouquin.

Chapitre 19:

Chapitre de battle.

Donc, chapitre gênant.

Je ne sais pas pourquoi, tu ne rend pas assez bien l’esthétique "manga" dans le roman: les personnages qui crient leurs attaques, les battles de masse contre des statuts... C'est pas mal rendus, le rythme est rapide, mais le fond rend la chose quelques peut comique. Pas pour les bonnes raisons, malheureusement.

L'ensemble est aussi vachement brouillon. C'est voulu, je pense, mais la description de l'environnement est pas toujours bien placée. Pas toujours.

Enfin, coté positif: on a quand même le héros qui reprend un petit peu de poil de la bête, dans le sens ou il redeviens enfin comme au début: cynique, pessimiste, fun. Le comique n'est plus le même, et c'est vraiment pas plus mal (sauf sur un passage ou tout le monde s'excuse du désordre, TRÈS mal rendu.)

Ah oui: j'ai pas suivi, ou Hamed a disparut? Si oui, a quel moment exactement? Parce que j'ai pas compris...
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Ashura a écrit :
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Arrogance Incarnée
Jeu 22 Déc 2011 - 21:15
Chapitre 19:


La bataille fait rage, Hamed renvois toutes nos attaque et là...

Pause!

Discussion.

Mais enfin merde... Bref, je pinaille. Mais tout le chapitre est truffé d'incohérences comme ça. C'est des détails, pour le coup, c'est pas vraiment gênant, mais bon, par exemple, tu expédies certaines choses, comme le fait qu'on puisse capturer une âme dans un bracelet... Ou qu'on puisse domestiquer les condors. Ou qu'on érige une statue en une semaine.

Mais dans l'ensemble, le chapitre est vraiment pas mal. On apprend pas mal de choses sur l'univers et l'écriture est bien... Quoique là, c'est encore discutable.

En fait, dans un soucis de finir cette partie le plus vite possible, tu "expédies" un peu cette partie du récit: le passage avec la deuxième formation pôle est censé être plus ou moins épique, et pas rapide; les une semaine passés dans une ville rongé par la haine de l'autre partie auraient pus quand même être plus explicite... C'est presque bâclé, en fait. Et ça, ça craint.

J'ai pas grand chose a dire de plus, mais dans l'ensemble, on a la clôture d'un moment assez moyen par rapport au tout début, ce qui est vraiment pas plus mal. La question est: que va faire Hamed?

Chapitre 20:

Et ce qui devait arriver arriva.

Je ne spoile pas pour tes futurs lecteurs.

Malgré ces évènements, je suis content. Trés content.

On a un développement de personnage.

On a une séquence émotion très bien écrite.

On a des moments d'humour qui sont réussis.

On a des dialogues qui s'améliorent.

On a un héros qui reprend du poil de la bète.

La seule chose que je pourrait vraiment reprocher a ce chapitre, c'est peut être que la transition se fait rapidement, et le rythme s'en ressent. En un paragraphe, il se passe beaucoup trop de trucs. Le rythmes est parfois trop rapide, dans des moments qui ne le devraient pas.

Enfin, c'est assez peu de chose comparé au contentement que je ressent pour toi quand je lis ce chapitre, qui est vachement bien.

Chapitre 21:

Et bien! Bazzer te réussis et ça se voit!

Un chapitre super bon: déjà, on va se balader directement dans les locaux d'ARK, chose a laquelle personne ne s'attendait, je crois (ce qui nous fait, pour la première fois, une surprise belle et bien réelle).

Ensuite, bah Vlad, je ne sais pas pourquoi, je l'adore. C'est bien simple, quand il est là, tu fais de bon chapitres, au rythme sympa, avec des bons dialogues, des tournures de phrases excellentes...

Je veux voir tout le temps des chapitres comme ça, mon gaillards èwé

PS: et tu te permet même un Cliffanger! Wouhaou...


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Je ne pense pas être assez faible pour que tu te permettes de te foutre de moi. (Ashura's quote)

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Ashura a écrit :
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Arrogance Incarnée
Jeu 22 Déc 2011 - 21:44
Chapitre 22:

Fuuuuu...SION!!!

OHYEAH PEOPLES!

Je suis désolé pour le nombre de post que je fait, mais là, je fait ma critique en même temps que je lis. Et les réponses rapides sont plus pratiques, a ce titre, que les réponses normales.

Enfin bref... Eux...

Petit frère?

Cousin, plutot, non?

Ah moins que le père de Gozen ai un lien avec tout ça... Enfin. Le boss de ARK est quand même un personnage vraiment pas dégueu: aveugle, jaloux, et un petit poil mégalo, il doit être un des personnages les plus recherchés de toute le roman.

Et c'est vraiment, vraiment bien.

Par contre, autant le personnage mis en scène ici est superbe, autant la réaction de Gozen et Vlad est complètement bizarre... Oh, les mecs! Vous vous êtes fait capturer par la plus grosse entreprise du monde! Elle met en esclavage des enfants! Youhou, c'est pas le moment de faire des blagues carambars, ayez au moins l'air apeuré, ou étonnés, surtout quand le mec en face a cette puissance, MERDE A LA FIN!

RAAAAH, CA ME GAVE CE GENRE DE CHOSE, MEEEEERDE!!!

* Plusieurs Hectolitre d'Ice Tea plus tard*

....

Bon.

Je tiens quand même a faire une remarque... Sakuro a une gueule d'enfant... Le mec l’enchaîne dans un mur... C'est pas un peu malsain?

Bref, chapitre suivant.

Chapitre 24:

Oui, je me suis trompé dans la numérotation, hein, ça arrive a tout le monde... M'enfin bref.

Chapitre qui m'énerve légèrement.

POURQUOI TOMOE EST UNE GOURDASSE NORMALE, BORDEL?

J'en ai MARRE, non mais vraiment MARRE, que ce genre de personnages se retrouvent casées au rang de BOULET de service. Merde a la fin.

Bon, par contre, le reste, c'est les mêmes qualités que le précédent... Ah oui. Les robots ont des coeurs? WTF?
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Shimizu Nobunaga a écrit :
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Néant
Jeu 22 Déc 2011 - 23:05
Kokiri, chuis assez d'accord avec toi, dans l'ensemble, sauf pour tes critiques sur l'humour des personnages et le coté brouillon que tu évoques parfois...

La nonchalance des personnages c'est ce qui rend le livre drôle, même dans les pires moments. Le livre a beau être carrément malsain, y'aura toujours Gozen ou n'importe qui pour balancer une vanne, qui aura beau être inutile, fait rire ou sourire. Quand à ton "petit frère?", non, je t'assure que tout est parfaitement logique et sera expliqué...

Et c'est pareil pour les descriptions, qui succombent souvent à cet humour, au risque de paraitre alambiquées parfois... 'fin j'me comprends, mais chuis pas du tout sur d'être clair =D
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Je te maudis pour les 0 idioties que tu as dit... èwé

[/epicness]
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Ven 23 Déc 2011 - 21:55
Tu m'as donné envie de reprendre l'Arc Miliana pour l'étoffer un peu ... 8D ... Enfin un peu plus encore parce que, comme je te l'ai dit IRL, Nintendo World n'est plus vraiment une référence au jour d'aujourd'hui. D'ailleurs en y repensant, je précise que je continuerai a poster la V.1 ici pour recevoir ce genre de critiques et donc améliorer la V.2, si je juge cela nécessaire.

Je suis assez content que Sumaru ait relevé le point sur la nonchalance des personnages, qui est carrément majeure ici ... Et ... Bon, pour l'humour, on est réceptifs, ou non, c'est une pure question de gout et ca ne se discute pas.

Pour Tomoe : Patience patience ... Si elle ressemble a une gourdasse actuellement, ce n'est que pour mieux vous surprendre par la suite \o/ Je ne fais absolument rien a la va vite ... Sauf peut etre la fin de l'Arc Miliana, j'avoue.


Tes compliments quant à mon univers me flattent énormément, tiens. Je suis content que tu apprécies sa richesse, et il n'a pas fini de t'étonner \o/


Je ne crois pas avoir oublié quoi que ce soit ... Hm ... Si ce n'est qu'effectivement, Bazzer me réussit fortement.
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Link a écrit :
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Ven 23 Déc 2011 - 21:57
Oh oui, attendez de voir pour Tomoe comment ça va avancer, ce personnage va avoir un sacré potentiel.

La course des mechadragons qui arrivera au tome 4, je l'attends vraiment, aussi ^^.
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Gozen Arkaÿlis a écrit :
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Quatuor Universel
Ven 23 Déc 2011 - 21:58
Tu cites exactement le genre de trucs que je vais mettre des mois ... DES MOIS a concrétiser. Et faut que je termine ma carte du monde, aussi.
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Invité a écrit :
Ven 23 Déc 2011 - 23:31
Mechadragon ???? O_O
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Invité a écrit :
Ven 23 Déc 2011 - 23:43
Oui Oui c'est un projet ... Pour plus tard, bien plus tard 8D je t'en parlerai par MP si ça t'intrigue =3

Je posterai un chapitre ou deux tout a l'heure.
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Invité a écrit :
Sam 24 Déc 2011 - 0:22
OWI ça m’intéresse, autant les deux chapitres que les mechadragons ^^
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